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 [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière.

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Sephira Rockwood
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MessageSujet: [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière.   [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière. Icon_minitimeMer 22 Mai - 23:19

 
"Ne touchez pas à ma famille."

Augustus me répétait sans arrêt la même chose et jamais il ne semblait se lasser. Comment ne pas m'inquiéter alors même que la bataille du Département des mystères avait fait parler d'elle tout l'été ? Il ne me l'avait encore jamais véritablement avoué, mais j'étais persuadée qu'il avait sa part de responsabilités dans tout ça. Après tout, il avait pendant un temps travaillé dans ce même département. Ça faisait de lui un pion idéal à placer dans toute cette histoire et il avait beau prétendre l'inverse, je n'en démordais pas. En tout cas, je ne le faisais jamais ouvertement devant lui. Il s'imaginait ainsi me protéger moi et notre fille de toute cette histoire, mais je doutais qu'il ait conscience de mes impressions face à tout ça. Voulait-il me protéger des autres, ou bien de lui-même ? Cette question revenait sans cesse à mon esprit, assez pour me hanter et ébranler une bonne partie de mes croyances. Avais-je raison de le croire et de l'aimer aussi aveuglément ou bien finirait-il par me donner de véritables raisons de regretter notre union ? Je ne voulais pas avoir à expliquer à notre fille qui était véritablement son père. Elle le regardait avec tant d'admiration, tant d'amour aussi... rien que pour elle, notre mariage, notre vie, méritait mille fois d'être sauvée. Par conséquent, douter de mon époux était bien la dernière chose que je voulais. Je continuais à espérer qu'il finirait par céder à mes demandes de quitter le pays. Il m'avait promis l'éternité, maintenant, j'escomptais bien veiller à ce qu'il maintienne cette même promesse auprès de notre fille. S'il voulait croire que le Lord Noir assurerait notre prospérité, libre à lui. Moi, je gardais bien à l'esprit que nous étions les seuls maîtres de notre destin. Un destin auquel je veillais seule, pour trois.

J'avais longuement hésité avant de prendre ma décision, assez pour être sûre de moi le jour où mes pas me menèrent devant le bureau d'Alastor Maugrey. Je suis parfaitement consciente qu'il ne travaille plus pour le Ministère, mais je sais aussi que cet homme a suffisamment le bras long pour être tenté d'accepter ma proposition. Je suis donc pleine de détermination et d'espoirs bien enfouis lorsque mon poing se lève pour frapper trois coups secs à sa porte.

- Entrez, fait une voix ferme derrière cette dernière.

Il ne m'y priera pas deux fois. Une fois mon tailleur réajusté, je pénètre dans la pièce et veille à refermer soigneusement la porte derrière moi avant de me tourner tout à fait face à son bureau, derrière lequel il était installé.

- Bonjour, Alastor. J'espère ne pas vous interrompre dans la correction de vos copies que je devine très... laborieuses.

Un simple coup d’œil rapide sur son bureau m'a aidée à reconnaître les parchemins devant lesquels il se trouve. Un fin sourire naît à la commissure de mes lèvres, suffisamment discret pour être à peine perceptible.

- Puis-je ? j'accompagne ma demande en désignant la chaise face à lui.
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And she never wanted to leave...clickSephira & Alastor
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La bataille du Département des mystères… Ils l’avaient tous échappé belle, et pas grâce à Potter ! Quand Potter apprendrait-il à obéir ?! Quand Potter resterait-il à sa place ?! Jamais de toute évidence. Sirius n’avait rien fait pour donner le bon exemple non plus. Sirius, cette tête brûlée, incapable de tenir en place et voilà qu’il était désormais mort, lui aussi. Une perte conséquente, Maugrey le savait et il le regrettait, à sa façon. Cependant, il blâmait Black tout autant. En s’étant fait davantage discret et moins prêt à sauter dans la gueule du loup à chaque pleine lune, la bataille aurait eu une tournure toute autre. Une fois de plus, ils n’avaient pas eu l’avantage du nombre, celui de la surprise peut-être, mais il n’avait pas duré bien longtemps. On ne pouvait sous-estimer les capacités magiques des mangemorts. Si certains étaient de réels canards boiteux, d’autres sortaient aisément leur épine du jeu. Seule l’arrivée d’Albus et des aurors les avait sauvés, et il le digérait mal. Comment aurait fait Potter sans l’intervention de Rogue ?!

Agacé à force de ressasser les événements de l’été passé, Maugrey était d’une humeur de chien depuis la rentrée. Certes, ils avaient remporté une victoire : le monde magique tout entier était désormais conscient du retour de Voldemort. Etait-il pourtant prêt à se mobiliser de leur côté ? Bien sûr que non. Est-ce qu’il pouvait leur en vouloir de fuir pour protéger leur famille ? Pas franchement, pas depuis le nombre considérable de pertes essuyées lors de la Première Guerre. Ils attendaient des réponses de l’Europe entière pour faire face aux ténèbres, mais elles se faisaient rares. Leurs alliés étaient rares. Désespérant …

Et puis quelle idée avait-il eu d’écouter le Professeur McGonagall sur les devoirs à donner aux gamins ? Celui-ci sur les Pitiponks étaient ennuyeux à mourir. Il préférait de loin les préparer à ce qui les attendait dehors, malheureusement ce n’était guère au programme des troisièmes années. Sottise !
Son œil magique remarqua soudainement du mouvement derrière sa porte. « Tiens donc », pensa-t-il sur ses gardes. Qu’est-ce que l’épouse de Rockwood lui voulait ? Il hésita un très bref instant et l’invita à entrer fermement. Un grognement pour répondre à sa remarque sur les copies entassées sur son bureau et il répliqua de sa voix bourrue :

- C’est pour ça que vous êtes venue non ? A moins que votre mari vous envoie pour m’empoisonner et dans ce cas, il faudra repasser. Je n’ai pas le temps pour ces foutaises.

Si à l’avenir, elle bénéficierait d’un peu plus de respect (ou tout du moins de considération) de la part de l’ex-auror, il ne comptait absolument pas lui faciliter la tâche pour le moment, encore moins la mettre à l’aise. Il la testait, qui lui en voudrait ?
Fol Œil laissa planer le silence une demi-seconde, le temps de l’étudier, avant de reprendre en croisant les bras contre son torse.

- Quel bon vent vous amène dans mon bureau, Professeur Rockwood ? Les étoiles annoncent-elles ma mort prochaine ? Ou venez-vous m’assurer que, vous aussi, n’en voulez pas aux fesses de Potter ?


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MessageSujet: Re: [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière.   [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière. Icon_minitimeDim 16 Juin - 6:24

 
"Ne touchez pas à ma famille."

La réputation d'Alastor Maugrey n'était plus à refaire. Si je m'étais tenue éloignée de Poudlard et de tout ce qui se rapportait de près ou de loin à l'univers de mon mari pendant plusieurs années, ça ne m'avait jamais empêchée de veiller à être toujours au courant. Du moindre nouvel événement, nouveau fait, ou même des nouvelles rumeurs, tant que je jugeais ces sujets dignes d'intérêts. Un homme comme Alastor Maugrey ne s'ignorait pas et méritait même un certain respect selon moi, quand bien-même ça rendait ma façon de penser assez contradictoire. J'étais parfaitement consciente qu'il n'hésiterait pas un instant à remettre à Azkaban un homme comme mon mari, si dévoué à sa cause. Pourtant, aujourd'hui, c'était bien pour Augustus que j'avais franchi le seuil de ce bureau. J'étais intimement convaincue qu'il était un homme bon en dépit de ses sombres aspirations. Il me le prouvait (pratiquement) tous les jours, alors je m'étais octroyée la responsabilité de donner le meilleur de moi-même à Poudlard, en espérant que cet aura ferait oublier un peu la rancœur qui pesait sur ce qui était également mon nom de famille depuis plusieurs années maintenant.

Ainsi donc, la fermeté de mon interlocuteur ne me surprenait guère. Je connaissais les grandes lignes de son passé, principalement grâce aux journaux et aux quelques discussions entretenues avec mes élèves ou bien-même parfois nos collègues. Je savais être assez fourbe au besoin dans la peau d'une oratrice pour obtenir les informations que je désirais. Aujourd'hui, je m'attendais à avoir bien du mal à tirer mon épingle du jeu. Il allait me falloir être subtile et convaincante, et encore... l'homme en face de moi n'était pas du genre à se laisser troubler par ce genre de jeux-là, alors il le serait encore moins par mes charmes.

- Comme vous le voyez, je n'ai pas eue la décence de venir avec une bouteille à la main. Mais au besoin, je peux toujours faire apparaître quelque chose de ma réserve personnelle. Assuré sans poison, bien évidemment. Bien que je doute que cela vous intéresse, mon mari n'a absolument pas la main verte de toute façon.

Il devait savoir que je ne me laisserais pas intimider. Après tout, je n'avais personnellement rien à me reprocher. Mes yeux qui étaient retombés sur son visage se perdirent rapidement sur les murs de la pièce tandis que je m'installais face à lui, l'air assurée, seulement extérieurement.

- Rien d'aussi sinistre et d'aussi inintéressant, à vrai dire. Monsieur Potter est l'un de mes élèves, je me soucis de sa protection autant que vous.


Encore quelque chose de contradictoire, mais de néanmoins vrai. Cette guerre à laquelle mon mari prenait part, je la trouvais totalement absurde. Harry et ses amis n'étaient que des enfants et pourtant, ils portaient sur leurs épaules le poids de lourdes responsabilités. L'un des sorciers le plus puissant de notre ère en avait après leur vie. Et je n'étais personnellement toujours pas certaine d'avoir comprit pourquoi. Quoi qu'il en soit, je ne souhaitais ce genre de vie à aucun adolescent. Et j'espérais bien que mon mari finirait par penser comme moi, lorsqu'il devrait davantage se soucier de la sécurité de notre fille qui dans quelques années ne serait plus en âge d'être perpétuellement surveillée par sa nounou ou bien ses parents.

- Pourriez-vous vous assurer que nous ne soyons pas entendus ? Je ne voudrais pas vous paraître abrupte mais je crois qu'il est préférable d'en venir au vif du sujet avec vous, n'est-ce pas ?

Mon regard laissait largement comprendre que j'avais quelque chose à proposer. Mais avant toute chose il devait accepter d'insonoriser la pièce, ou bien alors me jeter à la porte. Je n'exposerais les faits qu'une fois certaine que cette discussion resterait entre nous. J'espérais parvenir à convaincre un homme tel que Maugrey et si j'y parvenais, j'avais bon espoir que ça nous rende véritablement service à tous les deux.
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MessageSujet: Re: [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière.   [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière. Icon_minitimeMar 18 Juin - 20:39

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Une bouteille. Etait-elle sérieusement en train de lui parler d’une bouteille ? A quoi jouait-elle ? Car ce n’était plus un secret pour personne : il ne buvait ni ne mangeait rien comme tout le monde. Aussi se moquait-il bien de sa réserve personnelle, tout comme des prouesses maritales.

- C’est ainsi que vous souhaitez m’acheter ? Je dois reconnaître que vous différez de votre époux. Ses méthodes sont bien plus directes. Et quand je vous regarde, je dirais presque moins douteuses. Presque. Allons, Professeur, ne jouez pas les idiotes avec moi. Je suis certain que vous pouvez faire beaucoup mieux pour me graisser la patte.

Il ne cessait de la fixer. Si sa vigilance n’était pas constante, peut-être éprouverait-il quelques curiosités. Cette visite était douteuse. Il jurerait reconnaître l’odeur du malaise. Pourtant, Madame conservait les apparences, du moins s’y essayait-elle. Malheureusement, il n’était en effet pas dupe. Il n’en était pas à son premier interrogatoire, encore moins à sa première forte tête. Force était de reconnaître cependant que le procédé employé différait de ce qu’il connaissait.

- Vous me voyez ravi de l’apprendre. Et pourrais-je en connaître la raison ? Non pas que les fesses de Potter ne soient pas à protéger, mais venant de l’épouse Rockwood, permettez que je trouve la réponse douteuse. Il va falloir que vous me donniez plus que ça pour me convaincre.

C’était dans ces moments précis qu’il maudissait la loi. Un bon coup de veritaserum et tous leurs problèmes s’envoleraient, au moins pour la moitié d’entre eux ! Mais non, il fallait employer la méthode douce, croire au bon petit cœur de chacun et se laisser appâter comme le premier blaireau du coin. Lui, refusait de se montrer aussi naïf, aussi sujet à manipulation. Ce qui avait, bien entendu, déteint sur sa sociabilité.
La demande de la Rockwood lui arracha un très léger grognement. De plus en plus suspect, en outre cette requête était peu commune. Son œil magique fit le tour de la pièce pour s’arrêter finalement sur la porte. Aucun danger apparent. Il le reporta ensuite sur elle dans le cas où un mouvement brusque se ferait pressentir. Parallèlement, l’ex-auror tirait sa baguette pour lancer un « assurdiato » sur l’épaisse porte de son bureau.

- Vous avez toute mon attention, Professeur, railla-t-il le regard pourtant bel et bien sérieux et concentré. Je gage que personne n’est derrière cette porte et que ces murs-là n’ont absolument aucune oreille. J’y veille, acheva-t-il en montrant son œil magique de son index. Alors ?

C’est qu’il avait de foutus parchemins à corriger ! Il valait mieux pour l’épouse Rockwood que ce qu’elle avait à dire en vaille la peine. Dans le cas contraire, Fol Œil n’hésiterait aucunement à la remettre à sa place d’une façon que toute femme qualifierait de brutale. Un malheureux prix à payer quand on venait le déranger ou plutôt le menacer. Car c’était bien à des avertissements qu’il s’attendait, à l’image de Molly qui ne cessait de lui casser les oreilles dès qu’il était question des Weasley ou de Potter.

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"Ne touchez pas à ma famille."

- Oh, je ne cherche absolument pas à vous graisser la patte.

S'il aurait été préférable que je reste stoïque pour que mes paroles aient une chance de paraître sincères, l'un de mes sourcils s'était haussé bien malgré moi. Vraiment, est-ce que je ne comptais pas lui graisser la patte ? J'ignorais comment qualifier ce que j'avais derrière la tête, pour moi ça ressemblait d'avantage à un arrangement ou bien un accord. Quoi qu'il en soit, les yeux qui n'avaient de cesse de me fixer me laissaient peu l'occasion d'être déconcentrée. J'imaginais qu'il devait m'analyser, actuellement. Nous n'avions jamais prit le temps d'échanger tous les deux, je savais que mon nom de famille était un problème pour lui et je réalisais à peine à quel point il m'intimidait en réalité. Il avait eu à faire à bien trop des mauvais côtés de mon mari, je commençais à douter que mon marché tiendrait la route à ses yeux. Pourtant, il était trop tard pour revenir en arrière, alors je ne comptais absolument pas défaillir. Je soutenais du regard le siens, toujours dans l'optique de lui prouver que j'étais une femme en qui on pouvait avoir confiance, une femme qui savait ce qu'elle voulait.

Lorsqu'il osa me demander pourquoi la protection de Potter m'importait, ma réaction fut naturelle et spontanée. Ma bouche s'entre-ouvrit et un petit rire jaune s'échappa finalement d'elle.

- Dois-je vous rappeler que j'ai une fille de cinq ans, Professeur ? J'aimerais qu'elle n'ait pas à grandir dans la peur et j'aimerais aussi la paix pour nos élèves. Ils ne devraient pas avoir à participer à cette guerre, pas plus que Potter et ses amis. Les menaces qui planent sur eux sont injustes, aucun adolescent ne devrait avoir à vivre ça.

Ma voix n'avait pas tremblée. S'était même voulue légèrement offensée. Mon regard n'avait toujours pas quitté le siens. Je m'attendais à ce qu'il y ait d'un coup beaucoup trop de bons sentiments dans la pièce à son goût, malheureusement je ne pouvais pas être plus sincère que je ne venais de l'être. J'avais grandis dans la peur de mon propre géniteur, si l'expérience n'était pas comparable, elle justifiait que mon avis à ce propos ne pourrait jamais changer. En tant que mère, je ne pouvais pas ignorer la détresse de mes élèves. Même si je le voulais, mon instinct maternel resterait toujours plus fort.

Je l'entendis grogner après la demande que je lui avais faite. Pendant un instant, je ne pus m'empêcher de penser que ma démarche allait être un échec monumental mais Alastor me prouva bien assez vite le contraire. Il venait de m'accorder le bénéfice du doute et c'était déjà un grand effort de sa part compte tenue des circonstances, j'en avais bien conscience.

- Je ne remets pas en doute votre parole, assurais-je en inclinant légèrement la tête. Merci.

Il était temps de me lancer. Mes mains se joignirent à leur tour sur mes jambes encore croisées et c'est après un rapide raclement de gorge que je repris, la voix encore assurée je l'espérais.

- Comme je vous le disais, je me soucie de la protection de Potter et de ses amis et de celle de la globalité de nos élèves. Mon époux et moi n'avons pas toujours vu la justice et nos devoirs de la même façon mais je suis convaincue d'avoir laissé un homme foncièrement bon me passer la bague au doigt. Augustus, comme bien d'autres avant lui, à seulement fait de mauvais choix.

Mes yeux se détournèrent un instant. C'était difficile de m'attendre à obtenir le moindre respect de la part d'Alastor en plaidant la cause de mon mari ainsi.

- Ma fille et moi sommes là pour lui prouver qu'il y a une autre voie. Nous sommes catholiques, professeur.  Mais rassurez-vous, finis-je par reprendre, je ne suis pas venue vous ennuyer plus longtemps avec ce discours qui n'a certainement peu de valeur à vos yeux, ce que je peux aisément comprendre. A vrai dire, j'espérais pouvoir passer un accord avec vous. Je pourrais profiter de la condition de mari pour vous faire parvenir des informations, au besoin. En échange, je vous assurerais de veiller à ce qu'Augustus ne soit pas mêlé à quelque chose susceptible de détruire notre famille. Je ne prétends pas pouvoir tout savoir, mais je ferais de mon mieux. J'ai confiance en notre mariage et je ne vous demanderais qu'une seule chose en retour. Je voudrais que vous nous laissiez le bénéfice du doute. Que vous le laissiez surtout à mon mari. Ma fille a besoin de son père et lui a besoin d'elle, professeur. Je veux avoir le temps de faire en sorte qu'il puisse s'en rendre définitivement compte.

Je n'étais pas convaincue par la méthode que j'avais employée mais maintenant, c'était encore une fois quitte ou double. Je ne cherchais pas sa pitié, seulement sa confiance et je me doutais qu'aussi vite, ce serait beaucoup demandé.

- Je commencerais par vous prouver ma bonne foi avant toute chose, parce que je comprends vos ressentiments à mon égard.

Mon regard se voulait toujours prêt à affronter le siens au besoin, mais mes appréhensions n'avaient de cesse de vouloir commander mon esprit elles aussi.
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S’attendait-elle à une médaille après avoir étalé tous ces bons sentiments ? Si ce n’était pas mignon ! Qu’importait à Alastor si les Rockwood avaient une gamine ou deux ou cinq. Après tout l’argument de Sephira Rockwood ne tenait pas la route. Elle était mère, son mari père, et pourtant de ce qu’elle prétendait il y avait un fossé entre leurs convictions respectives.

- Injustes et pourtant existantes grâce à votre mari et sa bande.


Si Fol Œil doutait de tout et de quiconque, que sa voix autant que ses pensées était acerbe, son instinct – pour peu qu’il l’écoutait – donnait du crédit au propos de la jeune femme. Il n’avait jamais eu un problème d’écoute après tout. Rien qu’un souci de croyance. Cela étant, la détermination dont elle faisait preuve ne semblait pas surfaite. Bien au contraire. La tension régnant dans les membres de Mrs Rockwood était palpable et Maugrey savait ne pas en être entièrement l’instigateur. Allait-il cependant la croire ? Bien sûr que non. Les babillages n’étaient et ne restaient toujours que babillages. Et il détestait cela.

- De mauvais choix hein ? railla-t-il avec dédain.

Il s’impatientait. La nouvelle professeure d’Astronomie tournait autour du pot, empruntant mille introductions avant de se jeter à l’eau. Comme s’ils avaient le temps pour ça … L’ex-auror se força à ne plus l’interrompre mais la tentation était forte, car clairement, ils n’avaient pas la même vision de la vermine qu’elle avait épousée.
Parler de religion à Maugrey, c’était comme conter une histoire à un enfant endormi, ou un sourd tout simplement. Il s’en foutait comme d’une guigne ! L’épouse avait raison, elle tendait à l’ennuyer. La question restait à savoir : pourquoi se donner tant de peine quand elle connaissait déjà son avis sur la question ? En revanche, lorsque le mot « accord » apparut enfin dans son discours, l’attention de Fol Œil fut happée. Un mot inattendu et terriblement hilarant, à ses yeux bien sûr. Un rictus moqueur naquit sur sa gueule cabossée tandis que son œil magique soudainement affolé, vérifié que nul danger ne les guettait.
Les termes de l’accord évoqués, Maugrey abandonna très vite sa sainte écoute. Trop de simagrées à son goût. De son siège il finit par se lever. Il pesait le pour et le contre tout en faisant les cents pas dans un rythme lent. Naturellement, il savait déjà quelle réponse il s’apprêtait à donner. Mais sa jambe lui était douloureuse alors …

- Seriez-vous en train de me demander l’immunité pour votre époux, Professeure Rockwood ? Dois-je vous rappeler qu’il y a bénéfice du doute que si un crime ne peut être prouvé. Je vous le concède, nous n’avons pu déterminer la culpabilité de votre époux, mais nous savons tous qu’il ne vaut pas mieux que ces camarades. Que leurs crimes sont aussi les siens. En d’autres termes, il devra payer comme eux. Vous réclamez une certaine justice en échange de vos services, mais quelle justice allait vous offrir à ceux qui ont perdu la vie dans cette bataille, hum ?

Qu’on ne s’y trompe pas, Maugrey n’était pas en train de faire état de bons sentiments. Il ne cherchait même pas à attaquer la sensibilité ni encore la culpabilité de la pauvre épouse désespérée. Car oui, il fallait être désespérée, quoi que maligne, pour venir lui réclamer son aide en échange de bons procédés. Nonobstant, Fol Œil était un partisan de la justice et c’était là la seule motivation de son petit discours moralisateur.
Par ailleurs, lui-même ne pouvait aller contre le fait qu’ils étaient cruellement en manque d’effectifs, et surtout en manque d’informations. Mais comment faire confiance aux bons sentiments de la femme en face de lui ? A quoi allai(en)t-il(s) se risquer ?

- En admettant qu’une négociation soit possible selon mes termes,
grogna-t-il en venant à quelques pas d’elle, vous avez conscience des risques que votre famille et vous encourrez n’est-ce pas ?

Pour ce qu’il s’en préoccupait … mais ce n’était pas là où il voulait en venir. Aussi poursuivit-il :

- Si votre mari venait à apprendre notre petit arrangement, quel camp défendrez-vous Mrs Rockwood ? Voyez-vous, j’ai un problème vous concernant. Vous seriez apte à trahir la cause que défend votre époux et à aider à la victoire des alliés de Potter en nous offrant des informations. Mais qui nous dit que vous ne nous trahirez pas quand votre mari vous suppliera de le faire, que vous ne lui apporterez pas Potter ou l’un d’entre nous sur un plateau d’argent ? Saurez-vous être juste si un tel dilemme devait arriver ?


Bon d’accord … il était légèrement obligé de se mettre à la place de l’épouse pour la comprendre, l’évaluer et anticiper toute mauvaise action de sa part. Et cela lui coûtait, grandement. Seulement il ne faisait nul doute que derrière toutes ces belles paroles il y avait une seule et unique faiblesse chez Mrs Rockwood : ses sentiments. Par conséquent, il n’avait d’autres choix que de mettre les pieds en plein dedans.

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MessageSujet: Re: [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière.   [Alastor & Sephira] "Ne touchez pas à ma famille", Poudlard, bureau d'Alastor, environ cinq mois en arrière. Icon_minitimeVen 5 Juil - 2:33

 
"Ne touchez pas à ma famille."

Tel que je m'y étais attendue, le professeur Maugrey ne comptait absolument pas me faciliter la tâche. A mesure que j'essayais d'exposer mes premiers arguments, je sentais une certaine impatience naître chez lui. Il allait avoir besoin de bien plus pour être tenté de me faire confiance, c'était une évidence et ça n'avait rien de surprenant. Depuis que j'avais été embauchée dans ce château, tout le monde s'évertuait à me faire ressentir que je n'étais rien de plus que "Mrs Rockwood", la femme d'un homme craint qu'on craignait par conséquent elle aussi. On jugeait et salissait notre nom de famille à tords, par des ragots et accusations douteuses. Si ça avait été une habitude à prendre, ça ne m'avait jamais effrayée. Je n'avais pas honte d'avoir épousé un homme comme Augustus, bien au contraire. Je n'étais pas non plus du genre à oublier d'où je venais et qui j'étais. Mon époux était un être à part entière, mais j'en étais un également. Il était temps qu'on me laisse l'occasion de le prouver, même si ma motivation première était la sécurité de ma famille.

- Je ne saurais quoi vous dire. Cette bataille, comme vous dîtes, ne dépends pas de ma volonté, ni de la vôtre.


Mes yeux n'avaient de cesse de suivre les mouvements de l'ancien Auror tandis qu'il faisait les cents pas. Je me tenais prête à affronter son regard à tout instant, quand bien-même mon esprit avait tendance à vouloir divaguer un peu trop souvent à mon goût. Maintes jointes sur mes jambes toujours croisées, je m'éclaircis discrètement la gorge avant de reprendre.

- Je souhaiterais une justice équitable pour tout le monde. Mais puisque j'ai le sentiment que ça ne servirait à rien de vous mentir, autant que je vous prévienne tout de suite, cette proposition cache en effet des intentions égoïstes. J'ai grandis avec l'idée que le bien triomphait toujours. Et même si je partage certaines des idées de mon mari, je ne crois pas que notre fille grandira dans un environnement paisible si les partisans de l'Ombre venaient à gagner cette guerre. Ce n'est pas ce que je veux. [...] Mon mari sait quel genre de femme il a épousée. J'ai toujours dis que je n'accepterais jamais de prendre part à cette bataille, je le pense toujours. C'est là qu'intervient mon égoïsme, puisque la seule chose que je désire véritablement est la sécurité de ma famille, dans son intégrité si possible. Vous dîtes qu'Augustus ne vaut pas mieux que ses camarades, cependant vous vous trompez. Vous ne pouvez pas me croire bien-sûr, pourtant je vous l'affirme.

Ce discours honnête n'exprimait pas encore ce que je désirais réellement, la faute à plusieurs des propos tenus par Alastor, lesquels m'avaient amenés à réfléchir. Je croyais sincèrement agir au mieux pour notre famille en proposant cet accord, tout comme mi amor devait penser le faire en se vouant à une cause qu'il croyait juste. Je pensais aussi que la pureté du sang était à défendre, mais pas de cette façon là. Pas en formatant un nouveau monde régit par un homme à la puissance supérieure, littéralement dénué d'empathie. Je ne voulais pas que Maria ait ce genre de modèle. Je souhaitais qu'elle devienne une jeune-femme tolérante, bien que consciente de son importance dans le monde. Nous autres sangs-purs, nous avions un héritage à perpétuer. Ce n'était pas plus notre faute que celle des sangs impurs, qui n'en demeuraient pas moins des êtres vivants à mes yeux.

Je réalisais soudainement que mon regard était tombé au sol depuis plusieurs instants, malgré moi. Alastor s'était arrêté, il était temps pour moi de prouver que même mes appréhensions ne pourraient me faire reculer. Certes, cet accord allait être un lourd secret à préserver, dangereux s'il venait à être découvert. Mais j'estimais qu'il en valait la peine s'il me permettait de sauvegarder l'avenir de notre famille.

- Je ne viens pas vous demander l'immunité pour mon époux, finis-je par reprendre, le regard à nouveau posé dans le siens. Mes deux pieds étaient dorénavant à plat au sol, même s'ils demeuraient élégamment soulevés par mes talons. Si vous vous trompez au jour d'aujourd'hui sur le compte de mon mari, j'ai bien conscience de finir par pouvoir me tromper, moi aussi. En attendant ce jour, je désire simplement qu'il ne soit pas considéré comme les autres si la guerre venait à se terminer en faveur de la justice. Si aucun crime ne lui est reconnu, j'aimerai qu'il obtienne le droit d'être libre de rester aux côtés de sa famille.

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And she never wanted to leave...clickSephira & Alastor
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De la lâcheté. Ce fut la première pensée qui lui vint lorsque Sephira Rockwood déclara que cette bataille ne dépendait ni d’elle ni de lui. A ses yeux, c’était un discours pour se dédouaner, pour ne pas faire face aux responsabilités qui étaient les leurs. Or il fallait être peu sain d’esprit pour oser exprimer une telle pensée face au retraité qui avait dédié sa vie à la lutte contre les forces du mal. Cette bataille demandait de la volonté, du courage et de la détermination. Croire que notre volonté n’était qu’une illusion n’était que foutaise.

- Si elle ne dépend pas de notre volonté, Professeure Rockwood, de qui ou de quoi dépend-elle ? Du mauvais temps ?
railla-t-il avec un regard qui en disait long sur sa pensée. Du hasard ? De si Potter décide de se curer le nez ou non ? Ou de vos étoiles peut-être ? Laissez-moi vous dire que ceux qui se sont crus assez malins pour se soumettre à la volonté d’autrui en sont morts. Un sort que connaîtra votre époux entre les mains du Seigneur des Ténèbres.

Brusque, certes. Mais Alastor se devait de l’être pour tester l’épouse qui lui faisait face. C’était ainsi que s’installaient la confiance, la considération, le respect. Une mauvaise demi-heure à passer, rien de plus. Du moins pour commencer. En outre, Fol Œil n’avait pas l’habitude qu’on vienne le chercher pour réclamer un pacte de non-agression, aussi cette situation était nouvelle pour lui, et par conséquent le rendait d’autant plus méfiant. Qui ne chercherait pas l’anguille sous la roche ?

- Je me moque bien de vos croyances,
finit-il par lui répondre en tapant de la paume de sa main contre le bois de son bureau. Je veux du concret Professeure, des réponses directes. Vous souhaitez que je vous écoute ? Bien. Mais cessez de tergiverser comme si j’avais besoin d’un mode d’emploi pour vous comprendre. Qu’est-ce que vous voulez ? La question est simple. Oubliez vos désirs pour ce que vous avez là !

Une personne normale pointerait le cœur de Sephira. En l’occurrence, ce que Maugrey pointait du doigt en cet instant n’était autre que la cervelle de la douce épouse. Il eut alors un petit ricanement, au point qu’il vint poser une fesse sur son bureau pour en finir avec ses allers-retours. Ce qu’il s’apprêtait à dire l’amusait beaucoup.

- A vous entendre, Professeure, j’ai la curieuse impression que vous désirez la défaite du Seigneur des Ténèbres et que vous seriez même prête à y participer, si tenté que cela épargne votre petite famille. Pourquoi ne pas exposer clairement votre ambition ? Vous voyez, je me fous de vos motivations personnelles et égoïstes comme vous le dites si bien. Pour l’étalage des sentiments et l’envie de susciter une quelconque pitié, vous vous êtes trompée de bureau. En revanche,
nuança-t-il en levant un doigt comme pour ponctuer ce qui arrivait, faites le choix de défendre la justice et nul doute que le Magenmagot saura se montrer un peu plus clément pour le sort réservé à votre époux.

L’immunité pour Rockwood, et puis quoi encore ? Maugrey était bien décidé à le coincer, et ce depuis longtemps. Il restait l’un des rares qu’il n’avait pu démasquer et il attendait son faux pas avec grande impatience. Malefoy avait fini par céder à l’appel des ténèbres, Rockwood ferait de même. Il n’échapperait plus longtemps à Azkaban.
Si marché il devait y avoir, Fol Œil allait devoir en négocier fortement les termes. Ce qui, de son avis, n’allait pas être très compliqué.

- Communiquez-moi tout ce que vous savez et apprendrez, Professeur, et je ferai en sorte d’épargner à votre mari le baiser du détraqueur. Plus les informations seront concrètes, plus votre famille suscitera les débats sur son sort. Et si …


Il se mit soudainement à grogner de mauvaise grâce.

- … si cela devait mal tourner, je veillerai personnellement à la protection de votre fille et à la vôtre. Nous voulons la justice, Professeure, mais pour cela, il faut se battre pour elle, non espérer qu’elle vous tombe toute crue dans le bec. C’est fadaise de croire que vous pourrez vous en sortir sans choisir un camp, surtout quand vous l’avez déjà fait depuis longtemps. Ma protection et mon témoignage, contre votre souci de la justice, laquelle se veut objective évidemment,
termina-t-il d’un air entendu.

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"Ne touchez pas à ma famille."

Je l'avais écouté, silencieuse. Toujours attentive au moindre de ses mouvements, mais surtout à ses réactions. Son regard et même ses paroles en disaient long sur sa façon de pensée, en effet. Seulement, je n'en n'avais que faire d'être considérée comme lâche par qui que ce soit. Si le fait de vouloir préserver ma famille avant tout autre chose devait faire de moi une lâche, si c'était le prix à payer, je l'acceptais bien volontiers. Malheureusement, il me fut difficile de mettre des mots réels sur ma façon de penser après le discours tenu par Alastor. Je venais de prétendre que je n'avais pas mon rôle à jouer, alors que nous savions lui et moi que c'était entièrement faux. Par le biais de mon mari, j'étais forcément mêlée à cette guerre. Alors même que ma volonté première avait toujours été de la fuir. Seulement, c'était quelque chose qu'Augustus refusait toujours autant de me céder, incapable de se résoudre à "la lâcheté" de son côté. Mierda, depuis quand vouloir vivre dans un environnement prospère pour le bien d'un enfant était synonyme de lâcheté ? Si je n'avais pas daigné soulever ce détail, c'était parce que les refus d'Augustus me frustraient et me blessaient bien plus que je ne voulais l'admettre. Je n'étais pas certaine d'avoir autant d'influence sur mon mari que je l'espérais, je n'étais parfois pas certaine de compter autant que la cause qu'il défendait et même si je refusais encore de l'admettre, c'était sans doute aussi pour ça, que j'avais franchis le seuil de ce bureau.

J'étais prête à préserver mon mariage à n'importe quel prix. Même s'il m'arrivait d'être effrayée par ce dernier, même s'il m'arrivait de douter de la promesse que j'avais faites...la culpabilité reprenait toujours le pas sur moi. Pour Augustus, pour Maria, pour moi, je désirais le meilleur. Si Augustus ne se réveillait pas, s'il ne nous le donnait pas, alors j'y veillerais par mes propres moyens. Au nom de notre famille, la seule chose au monde que j'avais. Au fil des années j'avais appris à me construire la carapace d'une femme forte, mais je n'en restais pas moins dénuée de sensibilité.

Mon regard s'était perdu pendant de brefs instants dans le vague, mais je compris que je m'étais trahie en reposant mon regard sur Alastor. Je n'avais fais que sourire très légèrement lorsqu'il avait parlé du sort qui attendait mon époux. Un sourire amer, mais qui avait donné l'air de ne rien apprendre. Après quelques instants de silence, j'avais finis par reprendre.

- C'est justement pour éviter ce genre de finalité que j'ai pris la décision de venir vous voir. Je continuerais à faire mon possible pour que mon mari ne fasse pas davantage les mauvais choix et que je le veuille ou non, vous avez raison, cette guerre dépendra aussi de moi. Après tout, je viens de faire un premier pas en votre direction aujourd'hui.


L'impatience d'Alastor s'extériorisa. Un petit sursaut m'avait été arraché face à son mouvement brusque, mais j'interdisais toujours autant à mon regard de défaillir face au siens.

- Si mon mari me supplie de défendre une cause en laquelle je ne crois pas, alors je refuserais de le faire. Comme j'ai toujours refusé de le faire. Je ne participerais jamais à des crimes. Je veux un avenir heureux pour Maria, à n'importe quel prix. Alors si je dois trahir mon époux pour ça, je le ferais. D'ailleurs, ne suis-je pas déjà entrain de le faire d'une certaine manière ? Vous allez devoir me laisser du temps, professeur. Ainsi que le bénéfice du doute. Car malheureusement, mise à part vous répéter encore une fois que la sécurité de ma famille et surtout celle de ma fille sont les seules choses qui m'importent, les seules choses qui me motivent, je ne saurais quoi vous dire davantage pour le moment.

Mon timbre de voix était lent, comme si je mesurais moi-même l'impact de mes mots.

- J'aurais honnêtement préféré ne pas avoir prendre part à tout ça, mais vous comme moi, nous savons que l'inévitable va bientôt arriver. Si je peux aider à faire en sorte que le sort tourne en votre faveur en échange de quoi, dans le pire des cas, mon mari ne connaîtra pas un sort définitif, alors en effet, j'aurais gagné presque tout ce que je désirais pour ma fille.  

Presque, parce que dans le pire des scénarios, il faudrait lui expliquer pourquoi papa n'était plus à la maison. Je devais bien l'avouer, j'osais à peine imaginer ce genre de finalité. Même si Augustus m'avait de nombreuses fois refusée mon envie de nous emmener loin de Londres, je gardais espoir. Je gardais espoir qu'un jour il réalise qu'il menaçait davantage notre famille qu'il ne la protégeait à mon sens. Tout ce que j'espérais, c'était qu'il ne le ferait pas trop tard.

J'hochai de la tête d'un air entendu à ses premières paroles. Je ne pouvais pas en demander davantage pour le moment, pas sans avoir fait mes preuves et encore moins alors que la sécurité de Maria m'était déjà plus ou moins offerte sur un plateau d'argent. Mentir à mon mari sur ce genre de chose allait être tout nouveau, pour moi. J'espérais bien exceller dans mon rôle, parce que je n'avais pas le choix. Je le faisais pour nous deux, j'espérais qu'il le comprendrait un jour.

- Je crois ne plus pouvoir vous contre-dire,
commençais-je en choisissant de d'ores et déjà me lever de ma chaise. Je vous enverrai un premier courrier au plus tôt, contenant les premières informations que j'aurais récoltées. Ce sera toujours plus discret que mes allers-venus dans votre bureau. Nos divergences d'opinions font que mon mari est un homme assez secret, mais je veillerais à ce que ça ne soit plus un problème afin de vous être utile au plus vite. J'ai conscience que rien n'est encore promis, nonobstant je vous suis grée de m'avoir écoutée et de m'accorder une chance. Maintenant, si vous n'avez rien à ajouter, je ne désire pas vous retenir plus longtemps.
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type='text/css'>And she never wanted to leave...clickSephira & Alastor
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Une affaire entendue, voilà ce que c’était devenu. Maintenant que les choses avaient clairement été énoncées, que les termes de l’accord avaient été négociés, Maugrey - bien qu’éternellement soupçonneux – était plutôt satisfait. Finalement quelque chose d’important venait peut-être d’avoir lieu ici-même dans son bureau. Une trahison qui, si celle-ci se voyait maintenue jusqu’au bout, pourrait leur faire gagner la guerre, ou au moins, la tourner en leur faveur. Peu capable de respect, sauf pour des amitiés de dix à quinze ans, Alastor considérait tout de même l’épouse Rockwood. Il l’avait poussée dans ses retranchements, provoquée de bien des manières, et elle avait tenu jusqu’à émettre une vérité douloureuse pour elle. Sa maïeutique avait fonctionné, ainsi qu’il l’escomptait. Les hommes et la faiblesse de leurs sentiments … Une fois de plus, Maugrey était fort content de ne pas y être confronté. Il savait, suite à de nombreux débats avec Albus, que la force des sentiments jouerait un rôle considérable dans cette guerre à son plus grand damne. Il détestait entendre Albus répéter que l’amour leur ferait remporter la guerre. Alastor n’y croyait absolument pas, même venant de la bouche du plus grand sorcier de tous les temps. Albus avait raison sur bien des sujets, mais se fourvoyait sur l’humain, Fol Œil en était convaincu. Toujours à voir le meilleur chez les uns et les autres, et à ne jamais s’attendre au pire alors que la vigilance se devait être constante !

Durant de longues secondes silencieuses, l’ex auror et professeur contre les forces du mal observa l’épouse. Il y avait assurément du Molly dans cette femme. Cette détermination-là lui parlait, et il ne pouvait que l’apprécier. Cependant, il craignait encore et toujours la mauvaise influence de Rockwood dans cette affaire. D’autres diraient en cet instant qu’il n’y avait plus qu’à espérer que … sauf qu’Alastor n’était pas de ceux-là. Il ne pouvait miser sur un quelconque espoir, il lui fallait du concret, des preuves tangibles et matérielles. Certes, elle avait fait un pas vers lui, mais qui lui disait qu’elle ne le testait pas non plus ? Rien, bien évidemment.

- Faites comme bon vous semble, Professeure Rockwood, mais je veux du concret. Dénicher les informations et vous obtiendrez ce que vous souhaitez. Trahissez nous et je veillerai personnellement à ce que vous subissiez le même sort que votre époux. Maintenant, en effet, il est temps pour vous de quitter mon bureau, sauf si vous comptez corriger ces parchemins à ma place.


A son tour il se leva pour contourner son bureau. Maugrey tira sa baguette et retira les sorts contre sa porte.

- Et rappelez-vous Professeure, votre vigilance doit être constante. L’amour est un sentiment que trop dangereux et qui a causé la mort de millier d’hommes. Ce sont ceux que nous aimons le plus qui ont l’affreuse tendance de vouloir nous détruire, et ils y parviennent bien sûr.


Qu’en savait-il me direz-vous ? Secret parental.

- Bonne soirée, Professeure, la congédia-t-il en lui ouvrant magiquement la porte.

Une fois seul, Maugrey corrigea cinq parchemins supplémentaires tout en maugréant ici et là, bien peu concentré en réalité. Quinze minutes plus tard, certain que la voie était désormais libre, il sortit de son bureau pour en gagner un autre, celui du grand manitou de l’Ecole. Albus devait être mis au courant.

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