Harry Potter RPG
 

Partagez
 

 [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs

Aller en bas 
AuteurMessage
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeMar 19 Fév - 19:59

On ne nait pas loup... Lara & Orcus
Orcus Wilkes, directeur du département de contrôle et de régulation des créatures magiques depuis un peu moins d'un an, n'était pas toujours d'accord avec le traitement que réservait les autorités aux êtres non-humains. Il avait d'ailleurs vivement protesté quand il avait été décidé de fermer le bureau d'assistance sociale aux loups-garous. Certes, aucun lycan n'avait jamais poussé la porte de ce service, mais Dolorès Ombrage ayant multiplié au cours des 4 dernières années les lois racistes à l'encontre de cette espèce, il restait persuadé que ce bureau était l'ultime rempart contre l'éradication pure et simple de ces hybrides. Le registre des loups-garous était lacunaire, mais ceux ayant accepté de se déclarer étaient plutôt de chics types de l'avis général des employés du ministère, la preuve qu'il ne fallait pas s'arrêter aux stéréotypes.

Il y avait donc d'un côté l'idéalisme du botaniste et de l'autre la réalité. Or, la réalité, c'était que lorsque Orcus réclamait les pleins pouvoirs concernant le traitement des créatures magiques, le ministre et en particulier son sous-secrétaire ne cessaient de lui rappeler la présence douloureuse de quelques cailloux dans sa chaussure. Parmi ces épines aussi pénibles pour l'homme que la baguette de Vous-savez-qui enfoncé dans son fondement, il y avait le dossier Greyback (évidemment), le vampire du yorkshire, l'insoumission des centaures de Poudlard, la suspicion d'un géant entré sur le territoire et, tout en haut de la pile, le cas Bianca / Adriana / Mariana ou, plus récemment, Lara McBeth. D'elle, on ne savait que peu de choses : entre 30 et 40 ans, arnaqueuse professionnelle, voleuse mettant à mal les relations déjà tendues avec le ministère moldu, croqueuse d'hommes autant que de diamants et, accessoirement, castratrice émérite de la gent masculine.

Parce qu'il avait les pieds et poings liés dans les autres dossiers, il avait tout entier concentré ses efforts sur le cas McBeth. Insaisissable, il avait passé des heures à éplucher ses méfaits, ceux connus en tout cas. Il en était ressortit que la dame s'attaquait avant tout à des banques de tailles moyennes de la capitale, ce n'était pas grand chose mais toujours mieux que rien. Il avait alors réquisitionné la totalité de l’effectif de l'unité de capture des loups-garous pour les placer au hasard dans des établissements financiers, espérant que la chance lui permettrait de saisir cette personnalité aussi filante qu'un vif d'or. 6 mois plus tard, cette chance tant attendue était enfin au rendez-vous.

[…]

Ce matin de début février, Orcus et la totalité des chasseurs de loups-garous employés par le ministère transplanèrent à l'arrière d'une banque située dans le quartier de Notting Hill, appelé par l'un des leurs qui avait formellement identifié la cambrioleuse du jour comme étant dotée de pouvoirs dépassant ceux des moldus. Une tape dans le dos pour le féliciter et toute la troupe était prête à passer à l'action. Il fallait faire vite, les cambriolages de Mrs McBeth ne lui prenaient jamais plus de 10 minutes, or ça en faisait déjà 7 qu'elle était là-dedans. Le botaniste n'était certainement pas un combattant, alors après avoir acquiescé au plan établit, il laissa ceux dont c'était le métier se faufiler par l'arrière du bâtiment pour prendre par surprise la louve. Nerveux, il ne lui restait plus qu'à patienter en priant Morgane que ce problème n'en soit bientôt plus un et ainsi gagner assez de renommée pour pouvoir grappiller un peu plus de ce pouvoir qu'il convoitait tant.

Patientant seul dans la cour, il entreprit de canaliser son énergie en faisant les 100 pas. Une clope de filet du diable, l'un de ses péchés pas franchement mignon, vint très vite lui tenir compagnie. Il était d'ailleurs en train d'allumer la seconde d'un claquement des doigts quand il sentit la naissance d'un frisson le long de sa nuque, comme une alerte au danger à venir, une réaction qu'il connaissait bien depuis qu'il l'avait éprouvé pour la toute première fois dans son enfance en la présence du Seigneur des Ténèbres. Quant à la banque, le calme qui s'en dégageait n'avait rien de rassurant.
© Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lara Macbeth
Psycopathe
Lara Macbeth

Localisation : Ici ou ailleurs.
Emploi/loisirs : Voleuse de banque à mi-temps.

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeJeu 21 Fév - 19:18

On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs



Ce matin de début de février, Lara s’était tranquillement réveillée et de bonne humeur. Une nuit formidable s’était passée aux côtés d’un bel homme et c’est tout sourire qu’elle avait quitté la maison de celui-ci. Il fallait savoir que jamais personne n’avait su quelle était la véritable adresse de la louve. Le plus souvent, elle se rendait chez ses victimes ou alors, dans des hôtels. Il était hors de question que qui que ce soit sache qui elle était réellement. Elle était une braqueuse de banque et elle se protégeait coûte que coûte, tout en n’oubliant pas de profiter de la vie et de l’instant présent.  C’est pourquoi jamais personne ne connaissait son véritable nom, jamais personne ne voyait toutes ses facettes. Elle était une femme secrète, un mystère pour les hommes et surtout, pour Orcus Wilkes et le ministère. Elle se savait pistée et qu’elle était considérée comme une femme dangereuse à leurs yeux. Ils avaient raison. Et plus le temps passait, plus ils accentuaient les pièges pour l’attraper. Mais Lara adorait frustrer les hommes dans leurs egos et leur prouver qu’ils n’étaient pas plus puissants qu’elle. C’est pourquoi jamais elle ne faisait arrêter. Ils avaient fini par comprendre qu’elle aurait toujours un coup d’avance et qu’elle parviendrait à chaque fois à leur filer entre les doigts. Elle n’était pas louve pour rien.

Elle avait décidé de braquer une banque dans la matinée. Elle avait échafaudé son plan, l’avait réfléchi et travaillé à merveille. Il était parfait. Habituée, elle prenait de moins en moins de temps à penser ce qu’elle devait faire ou non. C’était toujours la même chose après tout. Et jamais personne ne parvenait à voir son véritable visage. C’est alors qu’ils se rendaient compte qu’ils venaient d’être cambriolés par Adriana, Bianca ou autres prénoms qu’elle choisissait en fonction des périodes. Aujourd’hui, c’était avec le prénom de Hamlet qu’elle irait. Les noms tirés des pièces de Shakespeare étaient sa signature. Son éternel sourire en coin jubilait sur son visage et elle finit par sortir du lieu où elle était, avant de se diriger tranquillement près de la banque. Parfaitement habillée avec talons, lunettes, chapeau, gants en cuirs, combinaison noire et son fameux trench. Il était sa marque en plus des noms Shakespeariens. Le ministère reconnaissait ses braquages grâce à ces deux choses-là. Mais jamais ils ne parvenaient à savoir plus sur sa personne si elle ne souhaitait pas leur montrer. Elle était beaucoup trop maligne pour cela. Ses yeux fixaient les portes de cette petite banque qui lui rapporterait un pactole assez mignon. Déterminée, elle finit par avancer, pénétrer dans ce lieu et elle commença ce qu’elle savait parfaitement faire. Baguette en main, elle parvint à avoir ce qu’elle voulait. Elle prit l’agent sur les comptoirs. Vida les poches des clients. Deux minutes étaient passées. Elle n’avait plus que huit minutes pour terminer. Elle en menaça quelques-uns afin qu’ils n’osent pas se rebeller. Elle finit par réclamer les clés du plus gros coffre-fort au directeur. Tout se passait si vite. Une fois de plus, c’était un jeu d’enfant. Son préféré. Elle vit les portes du coffre s’ouvrir et satisfaite, elle rangea tous les billets dans quelques sacs qu’elle envoya ailleurs, grâce à des portoloins. Ni vu ni connu, personne ne pourrait savoir où était passé l’argent. Au bout de sept minutes de braquage, elle revint dans la pièce centrale et à ce moment-là, elle remarqua derrière elle quelques agents du ministère.

Pourtant, elle ne s’affola pas. Son calme déconcertant restait présent car elle avait évidemment un plan. Au centre, elle observa un peu les personnes autour d’elle. Une lueur d’amusement traversa ses prunelles et sans attendre une seconde de plus, elle balança au sol deux minuscules fioles qui dégagea une fumée dense. C’est ainsi qu’en très peu de temps, la banque devint absolument silencieuse puisque tous venaient de rejoindre les bras de Morphée. Les victimes ainsi que les agents du ministère ayant laissé entrer cette fumée dans leurs narines subiraient également un sort d’amnésie. Ils n’oublieraient pas toute leur vie mais seulement les dernières heures. Ainsi, personne ne pourrait laisser même un petit indice qui pourrait la compromettre. Et pour cela, elle devait remercier la boutique de Barjow et Burk. Sans regarder derrière elle, elle sortit finalement par les grandes portes de la banque, descendit les escaliers avec une classe sans fin et se dirigea près du seul homme qu’il restait. Son odeur de louve flaira le parfum du fameux Orcus qu’elle avait déjà croisé sans qu’il ne l’ait remarqué. Mais aujourd’hui, elle décida de le rejoindre. Surexcitée intérieurement, elle en mordit sa lèvre inférieure et une fois derrière lui, elle glissa le bout de son ongle dans sa nuque. Elle inspira légèrement la fumée qui s’échappait de sa cigarette puis, elle alla se placer face à lui tout en laissant son ongle suivre son mouvement. Elle retira ensuite son doigt de sa peau. Imprimant son visage, lui ne pouvait voir que son sourire et elle n’hésita pas à lui en adresser un plus que charmeur.

- Enchantée monsieur Wilkes. Vous dégagez une forte odeur d’homme apeuré de perdre une nouvelle bataille.

Un nouveau sourire en coin, elle s’approcha un peu plus de son visage et à quelques centimètres de celui-ci, elle susurra.

- Pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présentée. Mon nom est Hamlet. Être ou ne pas être, telle est la question.

Elle se recula ensuite et sans lui demander la permission, elle lui piqua un instant sa clope de filet du diable, en tira une ou deux bouffées et lui rendit, gardant son éternel air amusé qui en insupportait plus d’uns.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


I can resist everything except temptation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeVen 22 Fév - 19:35

On ne nait pas loup... Lara & Orcus
Trop de silence, beaucoup trop. La cigarette rougeoya à son extrémité, il allait la retirer d'entre ses lèvres pour passer sa main sur sa nuque et calmer la chair de poule qui était apparue à la naissance de ses cheveux, quand la sensation glacée sur son épiderme s'accentua au frôlement d'un doigt féminin bien trop aiguisé pour lui être agréable. Pas en de pareils circonstances en tout cas. La petite cour intérieure à l'arrière de la banque était encore vide quelques minutes auparavant, à présent il devait partager l'espace confiné avec sa plus grande adversaire. La signification de l'expression "à pas de loup" prit tout son sens.

Elle lui tourna autour de ce pas calfeutré qu'il savait à présent être le sien, comme un prédateur tournant autour de sa proie. Orcus émit pour seul mouvement celui de sa tête s'inclinant légèrement pour suivre l'apparition de la silhouette entrant dans son champ de vision. D'elle il ne percevait qu'une ombre frêle qu'il dépassait d'une bonne tête et demi et une bouche aux lèvres fines qui lui donnait l'impression d'un manque d'empathie et de générosité. Un sourire charmeur, peut-être carnassier engagea une communication muette entre eux. Orcus y répondit d'un air nonchalant. D'autres informations avaient filtrées de l'étude minutieuse qu'il avait faite des activités de la louve : elle n'était pas violente sans raison et elle aimait trop jouer pour le dévorer. Ils étaient tous les deux autant gibiers que chasseurs, il était aussi frustré qu'excité par le défi. Sa main tenant sa cigarette était restée suspendue dans l'air pendant ses quelques secondes interminables, ce n'est que quand elle se posta bien en face de lui et rompit le contact avec sa peau qu'il recoinça le mégot entre ses lèvres. Il en tira une bouffée qui vint contrecarrer son sourire s’élargissant.

- Et vous dégagez une forte odeur de femme trop certaine de gagner la guerre. Je me languissais de vous rencontrer, mais je suppose que vous connaissez par cœur le désir que j'éprouve pour vous.

Il la laissa lui voler sa cigarette après ces quelques mots susurrés, profitant de cette liberté de mouvement retrouvée pour lui saisir sa main gantée et y apposer un baisemain. Il récupéra ensuite son bien et afin de ne pas trop s'embrouiller l'esprit, laissa sa main retomber le long de son corps sans plus y toucher pour le moment. Il était joueur, au moins autant qu'elle. Si elle avait sous-estimé ce point, elle allait vite se rendre compte de son erreur. Amusement contre flegme, deux formes de désinvoltures engageaient le combat.

- Hamlet... C'est votre nom du jour ? Vous me voyez fâché, avec tous les noms que vous vous donnez, j'aurais espéré que vous vous en donniez un rien que pour moi. Peut-être y verrez-vous un simple excès d'égo.


Il jeta un petit coup d'oeil bien malgré lui vers la porte de la banque. Personne n'en sortait encore, une légère inquiétude se trahit sur ses traits concernant ses ouailles. Le sorcier était un ambitieux près à se compromettre de bien des façons pour arriver à ses fins, mais jouer avec la vie d'autrui n'en faisaient pas parti, il avait reçu déjà trop de sang sur les mains en guise d'héritage pour ne pas en rajouter.
© Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lara Macbeth
Psycopathe
Lara Macbeth

Localisation : Ici ou ailleurs.
Emploi/loisirs : Voleuse de banque à mi-temps.

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeJeu 28 Fév - 18:40

On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs



Sa première phrase la fit sourire. Elle était trop certaine d’après lui or, il avait tort. Lara ou Hamlet, peu importe, était certaine qu’elle allait encore gagner cette bataille. Car si vraiment ils avaient été assez malins alors que peut-être, ils auraient réussi à la coincer avant. Mais ce n’était pas le cas. Jamais ils n’y étaient parvenus. Ses capacités de louve lui permettaient de s’infiltrer, se cacher, se faire discrète ou même être rapide lorsqu’il le fallait. Son intelligence faisait d’elle une braqueuse de banque hors pair. Et en ce moment même, elle savait qu’elle échapperait au Ministère ou à ce monsieur Wilkes. Pourquoi ? Parce-qu’elle parvenait à ressentir qu’il adorait autant qu’elle les défis. Elle restait persuadée que sans elle, d’une manière ou d’une autre, tout serait trop simple et ainsi, l’amusement ne serait plus présent s’il l’enfermait. Peut-être qu’elle se trompait mais, elle était sûre que malgré tout, il adorait jouer au jeu du chat et de la souris.

- Oh bien sur que je connais votre désir pour moi. Vous rêvez de me menotter, avoua-t-elle un sourire en coin. Le souci est que voyez, je préfère quand c’est moi qui menotte.

A son baisemain, elle pencha légèrement son visage en avant, comme une petite révérence dans le but de le saluer et de le remercier à la fois. Un signe de politesse comme il venait de le faire. Elle constatait qu’il était un personnage intriguant et charismatique à la fois. De quoi éveiller la curiosité de la louve.

- Un nom juste pour vous ? Tiens donc. Et dites-moi monsieur Wilkes, pour quelle raison gonflerais-je votre ego et non celui des autres ?

Elle remarqua son petit coup d’œil sur les portes de la banque et remarquait son inquiétude pour ses collègues. Un énième sourire s’afficha sur ses lèvres cependant, elle savait qu’elle ne devait pas rester sur les lieux du crime trop longtemps. Alors, une lueur espiègle traversant ses prunelles, elle reprit.

- Ne vous en faites pas pour vos amis, ils reviendront en bonne santé. J’ai quelque chose à vous proposer. Que diriez-vous de passer quelques heures en ma compagnie ? Et si je vous trouve digne de moi alors peut-être, trouverais-je un nom juste pour vous, susurra-t-elle, un air amusé.


Elle l’observa, impatiente de voir quelle serait sa réponse. C’était là comme un test finalement. Serait-il prêt à mettre son ego de côté pour sa mission et ses amis ou, était-il prêt à jouer ? Evidemment, elle préférait la seconde option. Rien ne valait les jeux. Et celui-ci en particulier éveillait les sens de Lara.

- Si vous acceptez, vous n’aurez qu’à dire à vos collègues que vous avez tenté de me rattraper, en vain. Même si je doute qu’ils comprendront ce que vous leur raconterez.

Tout le monde à l’intérieur de cette banque ne se souviendrait aucunement de ce qu’il s’était passé. C’était l’une des raisons qui expliquait pourquoi elle était si difficile à attraper. Etrangement, elle laissait toujours ce monsieur Wilkes en dehors des autres, comme si elle avait jeté son dévolu sur cette proie fascinante. A chaque fin de braquage, elle l’avait observé et analysé sans jamais se montrer. Aujourd’hui, c’était différent. Elle voulait voir ce qu’il était capable de faire pour l’attraper. Elle souhaitait également apprendre à connaître son ennemi, à le cerner. Quels secrets cachait-il ? Quels mystères étaient enfouis en lui ? Elle n’avait qu’une hâte, de découvrir tout cela.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


I can resist everything except temptation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeVen 1 Mar - 17:55

On ne nait pas loup... Lara & Orcus

Personne ne ressortirait de la banque avant un bon moment, Orcus le comprit et même si les mots de Lara étaient fait pour le rassurer, il conservait un sérieux doute quant à la sureté de ses ouailles. Cependant, il ne lui était pas permis de laisser son inquiétude prendre d'avantage de place en cet instant, pis, il devait le balayer pour s'en soucier plus tard s'il voulait avoir une chance de marquer quelques points. Cette bataille était une nouvelle fois perdue, c'était une évidence, il espérait pourtant pouvoir se rapprocher de la louve d'une manière ou d'une autre et il savait depuis longtemps que ce ne serait pas dans un bureau en relisant encore et encore son dossier qu'il y parviendrait. Lara et lui c'était une danse, personne ne pourrait savoir lequel des deux terminerait prisonnier des bras de l'autre avant la dernière note, et malgré ses déjà 6 longs mois de traque, il savait que cette danse-là débutait seulement maintenant. Elle était peut-être certaine de l'issue, lui conservait le doute et la méfiance ce qui était sans doute un atout.

- Nous sommes tous les deux de ceux qui aiment détenir les clés, j'imagine que le compromis sera difficile.


Impossible, sans doute. Il ne lui semblait pas y avoir d'autre possibilité qu'une victoire pure et parfaite qui se terminerait soit par une femme sous les barreaux, soit par un homme à la carrière détruite. Carrière qui était toute sa vie actuellement. La tension était palpable malgré ses airs détendus, de fait il céda finalement à l'appel d'une nouvelle bouffée tirée de sa cigarette.

- Parce que je suis différent des autres. Osez me dire qu'un autre que moi a le courage de vous tenir tête et vous ferez de moi le plus jaloux des hommes, ironisa-t-il. C'est déjà singulier entre nous, alors pourquoi ne pas faire passer notre relation au stade d'unique ?

Il n'avait que des soupçons, aucune preuve encore (hello William !), mais le département avait relevé plusieurs transformations suspectes d'hommes en loups-garous ces dernières années. Tous Londoniens, tous jeunes, forts et séduisants, tous récemment séparés d'une femme qui n'avait pas même laissé une photo derrière elle. Ces cas étaient trop espacés dans le temps pour en tirer des conclusions et la plupart d'entre-eux avaient fini par disparaitre sans laisser plus d'informations, nonobstant il était au moins certain que ce n'était pas l'œuvre d'un Fenrir Greyback, mais d'un esprit beaucoup plus retors et passionné à la fois... ou d'un simple hasard.

Peu importe son inquiétude, sa curiosité et son désir de l'emporter prenaient le pas sur la sécurité des autres autant que sur la sienne, peut-être que ce dernier point l'aiderait à ne pas trop se culpabiliser. Il songea à envoyer un patronus, mais en s'octroyant cette liberté, n'effaroucherait-il pas prématurément la maitresse du jeu ? Il réfléchit rapidement au temps que mettraient ceux restés au ministère pour s'inquiéter de leur absence et dépêcher de l'aide, jugea que ce temps était acceptable et hocha enfin la tête. Pourtant, peu importe ces quelques secondes de réflexion, la vérité était que la décision avait été prise bien avant qu'elle pose la question.

Son organisme était beaucoup trop habitué aux drogues pour s'affaiblir pour une seule bouffée de plus, n'est-ce pas ? Alors il inspira une dernière fois dans la cigarette puis la jeta dans la cour, un déchet de plus parmi ceux innombrables laissés par les moldus. Il souffla la fumée entre ses lèvres à peine entre-ouvertes sur un demi sourire et tendit sa main à la louve, mue par les mêmes questions et les mêmes envies qu'elle éprouvait à son égard. Cependant, le botaniste avait toujours privilégié le contrôle, pouvait-elle seulement deviner qu'en s'abandonnant à elle il se mettait plus en danger qu'il ne se l'était permis pour quiconque ?

- Emmenez-moi, je brûle d'apercevoir un peu de votre monde.
© Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lara Macbeth
Psycopathe
Lara Macbeth

Localisation : Ici ou ailleurs.
Emploi/loisirs : Voleuse de banque à mi-temps.

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeJeu 2 Mai - 19:36

Lara Macbeth a écrit:
On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs



Leur relation était évidemment une danse mais contrairement à celle des autres, celle-ci n’avait pas de réel meneur. Ils la menaient à deux et se complétaient. Mais une chose était certaine, elle finirait mal pour l’un d’entre eux et Lara ne comptait pas à ce que ce soit elle. A ses mots, un énième sourire espiègle s’afficha sur ses lèvres.

- Effectivement. Nous verrons bien lequel de nous deux finira par être le meilleur. J’ai hâte de voir cela monsieur Wilkes.

L’odeur de la cigarette parvint jusqu’à ses narines et elle inspira légèrement l’air pour s’en abreuver également. Ce vice avait le don de détendre tout le monde. Elle aimait parfois s’allumer une cigarette après l’un de ses braquages rien pour savourer sa nouvelle victoire, tranquillement assise non loin de la scène de crime.

- Vous me parlez de jalousie et de relation au stade d’unique. J’en viendrais presque à croire que vous vous attachez déjà à moi monsieur Wilkes. Attention à ne pas vous brûler les ailes.

Dit-elle accompagnée de son éternel sourire en coin. Elle analysa sa réaction avant de finalement reprendre.

- Ne trouvez-vous pas que notre relation a déjà son statut d’unique ? Je trouverai un nom juste pour vous après que vous ayez passé quelques temps avec moi en cette fin d’après-midi. J’ose espérer qu’il vous plaira. Je ne voudrais pas vous rendre jaloux.

Il aurait l’occasion de la connaître sous un nom différent de tous les autres. Un nom juste pour lui, rien que pour leur jeu. Elle attendit quelques secondes avant que finalement, il ne se décide à lui tendre la main. Parfait. La louve passa le bout de ses doigts sur sa paume qu’elle effleura légèrement avant de finalement l’attraper. Elle plongea son regard dans le sien et d’une seconde à l’autre, voilà qu’ils se retrouvaient dans un autre lieu. La banque avait disparu pour laisser place à une pièce noyée par le vice et la luxure. Elle lâcha la main d’Orcus et tendit son bras afin qu’il observe autour de lui. Il y avait des femmes nues et seules, d’autres accompagnées d’hommes plus ou moins riches. Oui, elle l’avait réellement mené dans une maison close moldue. Au moins ici, elle était certaine qu’il ne pourrait pas user de la magie contre elle. Lara analysa les lieux dans un sourire en coin puis se tourna afin de faire face à Orcus.

- Voici l’un des lieux de mon enfance monsieur Wilkes. Surprenant n’est-ce pas ? J’ai grandi parmi ces femmes. Oh évidemment, ce n’était pas cette maison close en particulier mais l’ambiance reste la même.


Finalement, elle s’approcha doucement de lui et elle glissa le bout de index dans sa gorge avant de susurrer à quelques centimètres de ses lèvres.

- Cela vous aide-t-il à mieux me connaître ?


Elle fit ensuite le tour de lui afin de se placer derrière l’une de ses épaules. Elle posa son regard sur les filles qui se voyaient déjà prendre possession de ce très cher monsieur Wilkes. Après tout, il était jeune, séduisant et charismatique. Cela les changerait des hommes âgés.

- Je pense bien que vous devez déjà connaître ce genre d’endroit. J’ai même entendu dire que vous en dirigiez un ? Est-ce vrai ? Alors dites-moi, laquelle choisiriez-vous pour vous perdre durant une nuit entière ? Je suis curieuse concernant vos goûts en matière de femmes.


Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


I can resist everything except temptation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeVen 3 Mai - 23:22

On ne nait pas loup... Lara & Orcus
- Seul les anges possèdent des ailes, Mrs, si j'en ai été pourvu un jour il y a bien longtemps qu'elles ne sont plus, ainsi l'incendie ne me fait pas peur, répliqua-t-il.

Comme elle l'avait fait avec sa nuque, la louve passa un doigt aiguisé contre sa paume avant de se saisir de sa main tel un prédateur ayant épuisé sa patience. Le regard du botaniste fut happé par celui de Lara comme son corps était happé par le vide et les distorsions de l'univers. Tandis que leurs chairs étaient malmenées et que les sirènes annonçant la cavalerie moldue avaient retenti aussi vite qu'elles avaient disparues, ne restait que les prunelles claires de la cambrioleuse qu'il devinait à peine à travers les verres fumés de ses lunettes. Ils atterrirent moins de 3 secondes plus tard dans un lieu à l'ambiance plus calfeutrée et à l'abri des caprices du vent. Son regard se détourna à peine pour prendre connaissance des alentours tandis que Lara lui rendait le plein usage de ses mains pour se tenir à ses côtés. Il n'avait pas besoin d'observer avec minutie l'endroit pour en comprendre toute la teneur, il était en effet un habitué des lieux de perditions, terre d'asile de tous ceux en mal d'un refuge où mettre un voile sur leur détresse.

- Peu importe le décor, le climat, le pays et même le standing, tous les bordels se ressemblent,
avoua-t-il convaincu du fait.

Une souris. Il était à nouveau une souris aux mains de la féline shakespearienne. L'aveu ne l'aidait guère à mieux la connaitre, non, mais au moins devinait-il l'origine de son agilité de fauve si peu commune à ceux de sa race. Au-delà de cette minuscule découverte, il avait du mal à distinguer en elle l'ombre d'une victime, mais qui aurait pu lire au premier regard toutes les failles que notre homme dissimulait sous ses beaux atours, son ironie grinçante et son dédain ?

Elle le contourna avec toute la grâce qui la caractérisait et vint poser son frêle menton sur ses épaules, une position lui permettant de porter leur regard dans la même direction. Le botaniste s'accorda enfin le droit de porter ses iris sur la large pièce, sur ses occupants et occupantes plus que sur la décoration. Un fin sourire étira ses lèvres aux premières suppositions de Lara. Savait-elle quelque chose ou se contentait-elle de prêcher le faux pour en connaitre le vrai ?

- Il m'arrive de fréquenter ce que certains nommeraient des lieux de débauches, cependant vous me supposez bien plus malhonnête homme que je ne suis si vous pensez que j'en dirige un ou même que j'en consomme tous les fruits. Au risque de vous décevoir, ce n'est pas le cas.

Si certains établissements de ce genre portaient le nom de "Wilkes", ils le devaient à son affreuse mère et à sa toute aussi affreuse belle-mère. Néanmoins, Orcus n'avait pas oublié qu'il lui arrivait de faire affaire avec d'autres échoppes gardées secrètes de l'allée des embrumes, mais ce n'était rien de plus que du "commerce", un pan de sa vie peu légal qu'il ne tenait pas à partager avec son ennemie. Il balaya à nouveau l'assemblée de femmes rapidement jusqu'à ce que son regard s'accroche aux rétines de l'une d'entre elle, une petite brune assise à califourchon sur un homme ventripotent, mais manifestement aisé à en juger par la montre à son poignet et la taille de son alliance brillante à son doigt. Le sourire du botaniste ne fondit pas, pas plus qu'il ne cilla au point de réussir l'exploit de faire rougir une catin. Cependant, ce n'était pas là son choix pour autant.

- Si je devais passer la nuit avec l'une de ces femmes, je choisirais celle capable de me faire la conversation, capable de provoquer mon amusement et d'éveiller ma curiosité plutôt que mon ennui. Croyez-le ou non, il me faut plus qu'un joli minois pour gagner mes faveurs, même pour la nuit, un temps que je trouve infiniment long d'ailleurs. Cependant...


Il se détacha lentement de l'emprise de la louve pour se rapprocher du bar, se postant en bout de comptoir où il attendit que Lara le rejoigne. Il pointa alors discrètement du doigt un homme accoudé seul, la petite quarantaine, mal à l'aise le nez plongé dans son verre et détournant les yeux à chaque fois qu'une minaude passait près de lui.

- Lui. Regardez-le, si triste, si seul. À votre avis, qu'est-il prêt à sacrifier pour avoir l'impression d'exister aux yeux de quelqu'un pour un instant ? Il tourna le dos à l'homme solitaire pour reporter son attention sur la louve. Aucune des femmes présentes ici ne m'intéressent, aucune qui ne soit à vendre en tout cas.

Son sourire s'élargit, attendant une réaction, une réplique, peut-être même du scepticisme de la part de la louve.

- Puisque nous sommes-là, puis-je au moins vous offrir un verre ?
:copyright: Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lara Macbeth
Psycopathe
Lara Macbeth

Localisation : Ici ou ailleurs.
Emploi/loisirs : Voleuse de banque à mi-temps.

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeMer 8 Mai - 17:25

On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs



- Parfait.

Avait-elle dit en affichant un large sourire sur ses lèvres. Non pas qu'elle n'appréciait guère les anges mais elle trouvait ceux-ci ennuyants. Lorsqu'ils arrivèrent à l'intérieur de la maison close et qu'elle fit son petit manège à Orcus, elle n'en fut pas moins ramenée en arrière. Certains de ses souvenirs jaillirent dans son esprit et elle se rappella alors de ses tout débuts. En se regardant aujourd'hui, elle était fière de ce qu'elle était devenue car contrairement à toutes les autres, elle était parvenue à réaliser ses rêves. Elle avait réussi à s'élever dans la société et à devenir quelqu'un ou même plusieurs personnes à la fois la concernant. Il ne lui restait plus qu'un objectif à atteindre et le plus compliqué : Gringotts. Elle savait qu'il lui faudait des années de préparation pour celui-ci et que ce n'était peut-être qu'un fantasme mais pour le moment, Lara l'avait bien mis sur sa liste depuis un petit moment. C'était son secret et il était bien enfoui en elle. Les paroles du plus jeune Wilkes la tirèrent de ses pensées et elle réfléchit un moment.

- Voyez, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Certes, les bordels ont tous le même but. Celui de faire oublier la misérable vie de chaque homme qui traverse les portes mais, ils ne sont pas tous pareils. Chacun d'eux possède quelque chose d'unique. Que ce soit une fille en particulier, le patron, la clientèle. L'ambiance. Le lieu en lui-même. Ils sont également différents car tous les hommes qui viennent ont tous une pensée unique. Les ébats sont tous différents sauf pour les plus débutants, évidemment. C'est triste monsieur Wilkes, la vision que vous avez de ces endroits, avoua-t-elle en se tournant en sa direction. Vous devez vous ennuyez lorsque vous y allez.

Une fois son menton sur son épaule, elle afficha une moue déçue lorsqu'il lui avoua qu'il ne consommait pas tous les fruits de ces lieux où la luxure prônait. Même si elle avait un sérieux doute concernant cette affirmation. Etait-il plus sérieux qu'elle ne l'imaginait ? Peut-être. Elle le découvrirait après avoir passé un certain temps avec lui.

- Moi qui pensais que vous étiez un homme libidineux.

Elle le laissa ensuite réfléchir à sa question, curieuse de savoir laquelle il choisirait. Elle observa à son tour les filles présentes qui les entourait. Assez jeunes, douées, belles. D'autres un peu moins à son goût. A l'entente des mots d'Orcus, un fin sourire prit possession des lèvres de Lara, tandis-qu'il se détachait de son emprise. Avant qu'il ne rejoigne le bar, elle répondit.

- Oh, je vois. Intéréssant de savoir que le grand libertin de Londres est en fait un grand romantique.

Son sourire s'élargit un peu plus. Lara le savait pour l'avoir observé durant des heures, pour l'avoir suivi et analysé. La louve n'était pas dupe et il restait son ennemi principal. Jamais elle ne se serait présenté à lui ou lui aurait proposé de passer du temps avec elle si elle ne le connaissait pas déjà un tant soit peu. Une louve ne pouvait pas se jeter dans la gueule du loup sans avoir quelques cartes en main. Elle finit par le suivre et rejoint à son tour le bar où là, elle posa son regard sur l'homme penché sur son verre. Un cas parmi tant d'autres. Désespéré et triste. Elle réfléchit un instant en l'examinant avant de reporter son regard sur Orcus.

- Je dirais tout. Il n'a certainement plus personne dans sa vie. Il doit passer le plus clair de son temps ici, derrière son verre. Les Hommes supportent mal la solitude. Ils n'aiment pas être invisibles. Ils seraient prêt à faire des folies pour être vus et exister le temps d'une minute. Qu'en pensez-vous de vôtre côté ? Si vous étiez oublié de tous Monsieur Wilkes, jusqu'où pousserez-vous vos limites pour gagner le regard d'un ou d'une autre ?

Elle nota la fin de ses propos qu'elle imprima dans son esprit. Aucune qui ne soient à vendre en tout cas. Un fin sourire s'afficha sans qu'elle n'en dise rien au départ. Devait-elle se sentir visée ? Flattée ? Non, il était trop tôt pour ça. Elle acquesça d'un signe de tête à son invitation pour un verre et reprit.

- Avec plaisir. Evitez juste de tenter de m'empoisonner, ce serait dommage. Vous sombrerez dans l'ennui sans moi.

Elle sourit une nouvelle fois puis finit par s'asseoir sur une chaise aux côtés d'Orcus. Avec l'odorat fin qu'elle possédait, Lara ne pouvait être empoisonnée. Elle sentait les effleuves de tous les poisons avant même qu'elle ne trempe les lèvres dans la boisson. Cependant, elle gardait une certaine méfiance envers le botaniste. Il s'y connaissait bien trop en plantes pour baisser sa garde.

- Je prendrai la même chose que vous. Alors dites-moi monsieur Wilkes, si aucune des femmes à vendre n'est intéressante à vos yeux, laquelle de celles qui n'est pas à vendre saurait susciter votre attention ? Laissez moi tenter de deviner... Il y a la barman. La plupart d'entre elles savent faire la discussion. Celles de l'acceuil. Timides et renfermées mais qui doivent certainement cacher plein de secrets. Celle à l'autre bout du bar qui n'est clairement pas une catin et qui attend juste son tour. Ou peut-être même celle qui se tient à côté de vous ?

Demanda-t-elle presque innocemment en tournant son visage en sa direction.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


I can resist everything except temptation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeMer 8 Mai - 23:11

On ne nait pas loup... Lara & Orcus
Il se pencha avec un air de connivence pour susurrer sur le ton de la confidence ce qui n'en était pas tant.

- Je m’ennuie presque tout le temps.

Orcus avait, jusqu'à ce jour, aussi bien réussit sa vie professionnelle et sociale qu'il avait raté sa vie personnelle. Il avait visité des tas d'endroits, exploré des contrées où peu de pieds humains s'étaient aventurés, il avait fréquenté une quantité impressionnante de salons, d'endroits branchés et de cercles où il était parvenu à chaque fois à tirer son épingle du jeu. Il n'était pas doué pour beaucoup de choses en réalité, mais il était devenu maître dans l'art de prendre la parole pour obtenir ce qu'il voulait, de sorte qu'il souffrait de ce typique ennui caractéristique de ceux à qui la vie ne refusait rien. Rien ou presque. Car s'il manquait un peu d'éclat dans le cœur du botaniste, ce dernier mettait bien des efforts à ne pas trop porter l'oreille à son pouls. Un fou rire aussi court qu'étouffé franchit ses lèvres sans prévenir.

- "Libidineux" ? Ce n'est pas le terme que je préfère
, dit-il alors que son rire mourrait. Pour ne pas vous mentir, j'apprécie les étreintes sans lendemain, sans attache, mais rarement avec ce genre de filles. Tout ce qui s'achète est par essence commun et facile, donc ennuyeux. Je suis trop avide de tout pour me contenter de si peu et même, osons le terme, pour jouir de si peu.

Il marqua une pause le temps de commander deux whisky avec glace, un sacrilège pour beaucoup. Il régla aussitôt la note avec un billet moldu tiré de sa bourse dans un geste beaucoup moins maladroit que la première fois qu'il avait fait ça, il y a tout juste quelques semaines en arrière dans un autre pub que tous deux fréquentaient sans le savoir. Les verres furent servi, sans poison même inodore, promis. Il s'installa sur un tabouret, légèrement tourné vers la louve. En la présence d'autant de moldus, que pouvait-il faire d'autre de toute façon ?

- Peut-être suis-je effectivement un romantique, mais alors au sens du mouvement romantique qui veut que l'on privilégie l'évasion et la passion à la morbide réalité,
il saisit alors son verre qu'il leva à hauteur de sa bouche mais sans y toucher encore. Mais vous ne me ferez pas croire que vous adhérez au classicisme, très chère Hamlet. J'ai du mal à vous concevoir comme une personne raisonnable.

Son sourire s'élargit avant qu'il ne fasse disparaitre ses lèvres au contact de l'alcool. Il but une courte gorgée fraiche avant de reporter brièvement son attention sur l'homme timide, personnage qui l'avait le plus intrigué.

- Je préfère l'ombre à la lumière, beaucoup plus confortable. Du reste, je préfère me persuader que je ne finirai jamais seul, incapable de gagner la moindre compagnie dans un bar qui n'offre pourtant que ça.


Il inclina du chef d'un air entendu et sirota à nouveau un peu de whisky. Orcus avait la descente facile, un peu trop d'alcool passait quotidiennement par son foie, capacité qu'il devait pour moitié de sa mère, pour moitié de ses faiblesses. Il se tint ensuite un peu plus droit en fixant les reflets ambrés de son verre qu'il avait reposé sur le comptoir. Il écouta Lara exposer ces différentes possibilités sans jeter un coup d'oeil à aucune d'elles, mais un sourire s'esquissa à l'évocation des barmaids. Vrai que c'était son penchant depuis quelques temps. Un flirt, rien de concret, n'est-ce pas ? Il repoussa l'image de Naya tant bien que mal et se redressa les paumes plaquées sur le comptoir pour regarder à nouveau la jolie louve.

- Je ne suis pas sûr que connaitre mes faiblesses en matière de femme vous aidera à m'échapper, Mrs,
déclara-t-il à moitié pour esquiver et à moitié pour la provoquer. À contrario, je paris que je peux deviner vos gouts à vous. Mmh voyons... jeune, bien bâtit et crédule. Je me trompe ?

Intérieurement, il croisa les doigts pour que les suppositions qu'il avait fait en épluchant les dossiers de lycanthropies lui aient permis de voir juste.
:copyright: Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lara Macbeth
Psycopathe
Lara Macbeth

Localisation : Ici ou ailleurs.
Emploi/loisirs : Voleuse de banque à mi-temps.

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeJeu 9 Mai - 17:54

On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs



Elle l'observa se pencher et lui susurrer le fait qu'il s'ennuyait tout le temps. Un fin sourire apparut sur les lèvres de la louve tout en le fixant avant de lui répondre.

- Votre vie doit être triste si c'est le cas. Vous devriez peut-être vous mettre aux braquages de banque. Je vous assure que vous vous ennuierez moins.

Ses yeux ne le quittèrent pas et tout en gardant son éternel sourire, elle tenta d'analyser sa réaction à ses mots. C'était là une légère provocation certes mais également une vérité. Elle croyait au fait que l’adrénaline permettait de tuer l'ennui. A quoi bon vivre si ce n'était pas pour profiter et sans cesse surpasser ses limites ? Soudainement, elle l'entendit pouffer et les lèvres de la louve s'étirèrent un peu plus. Au moins, elle parvenait à le faire rire, pensa-t-elle. Elle pencha légèrement son visage sur le côté, comme pour l'aider à rentrer dans sa réflexion puis elle acquiesça.

- Vous avez raison, je vous l'accorde. Tout ce qui s'achète est facile. J'en conclue donc que vous êtes un homme d'aventure ? J'avoue que c'est plus divertissant lorsque l'on parvient à avoir nos cibles de nous-même, sans avoir besoin de sortir une quelconque pièce. Je suis ravie de voir que nous sommes sur la même longueur d'onde, monsieur Wilkes.

Les verres finirent par arriver et elle attrapa le sien tandis-qu'il réglait la note. Elle fut ravie de voir que c'était là du whisky, une boisson qu'elle appréciait bien que ce n'était pas sa favorite. Elle s'amusa un instant à faire tourner la boisson alcoolisée dans le récipient avant de sourire une nouvelle fois aux paroles de son interlocuteur. Il marquait un point. Elle était loin d'être une personne raisonnable. Du moins, c'était ainsi que tout le monde la voyait. Elle croquait la vie à pleine dents, profitait de chaque instant, prenait ce qu'elle voulait, donnait que lorsqu'elle en avait envie et pour une cause qui avait de la valeur à ses yeux. Si elle avait vécu au temps des querelles entre romantiques et classiques, elle n'avait pas de mal à imaginer le côté dans lequel elle se serait rangée.

- Ce serait mentir que de vous dire que j’adhère au classicisme. Ils se noyaient et s'étouffaient eux-même sous leurs règles et leurs lois. Il faut une certaine liberté dans tout, n'est-ce pas ? Et puis, les règles sont faites pour être brisées. Mais là-dessus, je ne suis pas certaine que vous soyez d'accord avec moi.

Elle leva son verre à son tour et trempa ses lèvres dans le liquide dont elle se délecta un instant. Un peu de frais ne faisait pas de mal. Elle le laissa parler et petit à petit, la louve se rendait compte qu'il était plus intéressant qu'elle ne le pensait.

- Hé bien, je vous souhaite de ne jamais finir seul. Même si comme vous, j'ai du mal à imaginer qu'un jour, cela soit possible pour vous.

Elle avait repéré du coin de l’œil la réaction qu'il avait eu à l'évocation de la barman. Devait-elle en tirer quelque chose ? Peut-être. De toute façon, elle finirait bien par découvrir que cette chère Naya était en relation avec deux hommes importants de sa vie. Son louveteau et son ennemi préféré. Le monde était petit après tout. Elle n'en dit rien cependant et se concentra plutôt sur sa réponse. Cette fois-ci, c'était à son tour d'étirer ses lèvres pour lui adresser un sourire.

- Pourquoi chercherais-je à vous échapper ? Je passe du bon temps avec vous. Vous m'amusez, dit-elle en levant son verre en sa direction avant d'en reprendre une gorgée.

Elle ne précisa pas si c'était en cet instant qu'il l'amusait ou, tous les jours, lorsqu'il tentait en vain de l'attraper. Elle garda ce petit secret pour elle et finit par reprendre.

- Jeune, bien bâtit, crédule. Hum. Peut-être. Mais je ne suis pas autant superficielle que vous le pensez. J'aime aussi les hommes qui savent faire la conversation et qui parviennent à me faire échapper un tant soit peu de la réalité.

Bonne réponse ? Elle l'ignorait. Il avait raison sans avoir raison. Une part était vraie mais Lara ne recherchait pas que la beauté physique d'une personne. Une nouvelle fois, elle apporta le whisky à sa bouche avant d'observer autour d'elle. Elle ne se doutait pas encore qu'Orcus avait mis la main sur les lycanthropes qu'elle avait créé.

- Je dois bien avouer que je ne m'imaginais pas rentrer dans un bordel un jour en votre compagnie. Comme quoi, la vie est faite de surprises. Au fait, je vous remercie pour le verre. Vous avez de bons goûts en matière d'alcool.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


I can resist everything except temptation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeDim 12 Mai - 0:09

On ne nait pas loup... Lara & Orcus
Un petit rire étouffé franchit ses lèvres, son regard sombre en était devenu d'autant plus pétillant.

- J'ai trouvé une meilleure occupation pour me sauver de mon ennui chronique : je me suis mis à la poursuite de braqueurs de banque.


Il leva son verre pour trinquer à cette idée, pour trinquer à elle. Il était vrai qu'il ne s'était pas ennuyé une seule seconde depuis l'instant où elle lui avait frôlé la nuque. Depuis aussi longtemps qu'il s'était imaginé cette rencontre, il devait reconnaitre qu'elle était encore plus intrigante que dans tous les scénarios qu'il avait pu faire. Elle l'amusait sans doute trop et s'il n'avait pas brigué plus de pouvoir, elle lui aurait sans doute suffisamment plu pour nouer une relation sincère, chose rare dans sa vie. Il se mordit la lèvre inférieure en se remémorant son devoir, il était là pour en apprendre plus, pour connaitre un détail, quoi que ce soit qui lui permettrait de se rapprocher de son but. Il se para à nouveau de son flegme, lequel était naturellement nourrit pas l'alcool gagnant ses veines.

- Plus divertissant et plus flatteur, je préfère ne pas penser au temps où j'aurai besoin d'argent pour séduire qui que ce soit, même pour une nuit... Surtout pour une nuit. Dit-il en soutenant le regard perçant de la louve. S'il pensait que l'amour était une chose difficile à conquérir pour lui, il pensait être d'une agréable compagnie nocturne pour ceux qui, comme lui, évitaient de trop accorder du crédit à leur cœur. Pas de questions, pas de lendemain, juste un partage fugace entre deux égoïstes. Je dirais, pour ma part, que les règles sont faites pour que nous apprenions à jouer avec.

C'était sans doute là l'une des principales différences entre le botaniste et notre hors-la-loi. Orcus n'avait choisi ni le noir, ni le blanc, mais se situait quelque part entre les deux et s'il franchissait les limites de la loi notamment via son petit business de plantes récréatives, il veillait à se compromettre personnellement le moins possible et s'auto-persuadait qu'il n'y avait rien de si mal à ça. En outre, il avait besoin d'argent pour conquérir le pouvoir qu'il briguait tant et une fois son objectif atteint, il était certain qu'il ferait de son mieux pour la communauté alors ça valait bien quelques contours aux règles, pas vrai ?

- Je ne m'inquiète guère pour vous non plus, je ne doute pas un seul instant que vos charmes vous mettent à l'abri de la solitude. Vous avez fait votre curieuse, à mon tour. Qui hante en ce moment vos nuits ? Rassurez-vous, je n'attends pas de nom, seulement une description, faites-moi ce plaisir que je sache à quel point j'étais à côté ! Il s’accouda au comptoir, les moins jointes marquant son intérêt pour la conversation. Comment l'élu du jour s'y prend pour vous divertir ? Je paris que ce n'est pas chose si aisée, d'ailleurs que je parvienne à vous amuser sonne à mes oreilles comme un compliment.

Il regarda son verre à moitié vide quand il en fut question, un sourire étira ses lèvres. Orcus avait choisi la facilité en optant pour du whisky, mais il ne s'y connaissait pas assez en alcool moldu pour séduire la louve avec l'un de ses cocktails.

- Pas aussi bon que du whisky-pur-feu, sans vouloir faire preuve de chauvinisme, mais agréable tout de même. C'est vous qui choisirez le prochain verre.

Dit-il, comme s'il était évident qu'ils en partageraient un autre.

- Je me suis tut jusqu'à présent, mais comment une femme telle que vous a pu atterrir dans une maison close ? Quel y était votre rôle ?
:copyright: Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lara Macbeth
Psycopathe
Lara Macbeth

Localisation : Ici ou ailleurs.
Emploi/loisirs : Voleuse de banque à mi-temps.

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeMer 22 Mai - 19:10

On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs



Un fin sourire en coin s'afficha sur les lèvres de la louve, plutôt fière d'entendre ces mots sortir de la bouche d'Orcus Wilkes. Lorsqu'il leva son verre, elle en fit de même et trinqua avec lui avant de boire une gorgée. Suite à cela, elle reporta son attention sur l'homme qui l'amusait.

- Alors je présume que je fais partie des rares gens qui vous écarte de votre ennui monsieur Wilkes. Vous m'en voyez ravie.

De son côté, elle n'oubliait pas qu'il était ici pour tenter de l'attraper dans ses filets. Ce qu'elle trouvait bien dommage car il était un homme intriguant et charismatique. Cependant, toujours à la recherche d'adrénaline, elle n'en trouvait pas moins cela excitant. La louve adorait les jeux, surtout lorsque ceux-ci étaient totalement aléatoires et n'avaient pas de règle à part celle de ne pas tomber le premier. Elle ignorait encore jusqu'où leur partie du chat et la souris pourrait aller. Mais elle comptait bien faire en sorte qu'il continue, juste par curiosité et pour son simple plaisir. Il l'amusait, elle tuait son ennui. Ne formaient-ils pas déjà un bon duo ? Elle était déjà certaine que c'était le cas. A l'entente soudaine de sa réponse, elle laissa un instant son regard perçant dans le sien, tout en gardant son éternel sourire aux lèvres. Toujours en l'observant, elle pencha légèrement son visage sur le côté et dessina la forme du visage d'Orcus à l'aide de son doigt.

- Ne vous inquiétez pas pour ça voyons, dit-elle en en redressant son faciès. Même avec quelques rides en plus, les femmes seront toujours attirées par votre joli minois. Je n'ai aucun doute là-dessus. Vous n'aurez donc pas un sous à dépenser, même pour une seule nuit.

Les règles. Les lois. Des mots écrits par des gens qui pensaient faire le bien alors qu'ils ne valaient pas mieux que d'autres. Aucun d'eux ne pouvait se proclamer bon.Malgré le fait que tout le monde pensait que Lara faisait parti du mal, était-ce réellement le cas ? Après tout, tout ce qu'elle voulait c'était goûter au confort, au luxe et à l'argent. Elle prenait ce qu'elle voulait. Elle vivait la vie à cent pour cent. Alors qu'elle s'apprêtait à terminer son verre, les questions du botaniste tombèrent. Qui hantait ses nuits ? Un sourire amusé vint prendre place sur ses lèvres avant qu'elle ne finisse par prendre ses dernières gorgées. La bonne question aurait été plutôt : Quoi ? Elle aurait répondu que c'était son fantasme. Et celui-ci portait le nom de Gringotts. Bien évidemment, elle n'en dit rien et William vint pendant un instant prendre possession de son esprit. Son petit louveteau l'avait quitté définitivement et pendant un instant, elle mordit l'intérieur de sa joue discrètement.  Elle envoya ensuite valser son image très loin dans son esprit et se dit qu'elle s'occuperait de son cas plus tard.

- Je suis une femme entièrement libre à l'heure d'aujourd'hui monsieur Wilkes, dit-elle en le fixant de son regard bleuté avant de reprendre. Mais avant cela, il avait le visage d'un ange. Les traits fins. Grand. Je dirais qu'un homme parvient à me divertir lorsque sa manière de pensée ne ressemble pas aux commun des mortels. J'ai également besoin de challenge pour que quelqu'un me plaise. La simplicité et la routine sont ennuyantes.


Elle sourit lorsqu'il avoua qu'il prenait son aveu pour un compliment. Après tout, il était libre de le faire. Peu de personnes parvenaient à divertir la louve.

- J'apprécie le whisky pur feu mais pas autant que vous les hommes. Je préfère les alcools plus raffinés. Je vous commanderai ma boisson préférée lorsque vous aurez terminé votre verre.

Sa dernière question l'amusa un peu plus. Concernant l'interrogation sur le rôle qu'elle y jouait, elle nota qu'il ne la voyait pas forcément comme une ancienne catin, ce qui était chose rare lorsqu'elle disait d'où elle venait. Bien qu'elle ne le criait pas sur tous les toits. Cependant, étant l'un des uniques enfants nés dans ces lieux, elle était dans l'obligation de mentir au botaniste. . En effet, c'était une chose inhabituelle que des enfants naissent dans de tels lieux et si elle avouait cette vérité, sa véritable identité serait révélée. Elle signerait donc sa perte. Lara n'était pas assez stupide pour cela. Ainsi donc, elle prit la parole et raconta une histoire tout à fait fausse.

- Je suis arrivée dans l'un d'eux à mon jeune âge. Après que mon père soit mort, ma mère m'y envoya pour que je puisse être payée et lui redonner l'argent ensuite. Elle se fichait bien de mon bien être. Elle n'en voulait qu'à mon argent. Elle m'a tout pris. Je vous épargne le récit de plusieurs années de ma vie. Alors un jour, des rêves plein l'esprit, j'ai décidé de tout quitter et je suis venue poser mes bagages à Londres. Depuis, me voilà dans vos pattes Monsieur Wilkes, dit-elle un grand sourire aux lèvres.

Elle maîtrisait l'art du mensonge et de la manipulation. C'est pourquoi aucun trait sur son visage ne pourrait trahir son histoire. Avec ce qu'elle venait de raconter, elle ouvrait des milliers de portes. Venait-elle finalement de Londres ? Où était-elle avant ? Braquait-elle  réellement des banques avant de venir ici ? Elle espérait du moins, que ces questions surgiraient dans l'esprit du Wilkes. L'idée de la mère qui prenait tout son argent ? Peut-être une excuse psychologique quant à ses braquages.

- Je vous laisse donc deviner le rôle que j'avais. J'étais comme toute les autres.

Avoua-t-elle. Une vérité à l'intérieur de son mensonge. Elle l'observa un instant avant de tourner son visage en direction de la barmaid. Elle commanda alors deux verres de vin blanc.

- J'espère que cela n'altère pas la vision, déjà peu glorieuse, que vous avez de moi.

Les verres finirent par arriver et elle déposa quelques pièces sans demander l'avis d'Orcus. C'était elle qui l'invitait cette fois-ci. Elle finit par faire glisser le verre jusqu'à lui dans un sourire en coin tout en se penchant légèrement près de lui puis, elle finit par se redresser sur sa chaise lorsqu'il le récupéra.

- Vous rêviez de goûter un peu de mon monde. Je vous en prie, goûtez le meilleur vin que vous n'avez probablement encore jamais bu.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


I can resist everything except temptation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
Orcus Wilkes

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitimeSam 25 Mai - 21:32

On ne nait pas loup... Lara & Orcus
- Ne jouez pas les surprises, avant même notre rencontre je suis certain que vous le saviez, peut-être même que vous vous délectiez de briser ma torpeur. D'ailleurs, pourquoi suis-je ici ? Vous vouliez savoir à quel point vous jouer de moi m'accable ?

Une flamme de malice animait ses pupilles tandis qu'il faisait tourner les glaçons dans son verre à moitié vide, à moitié plein diraient d'autres.

- Mrs Hamlet se révèle être une femme bien complaisante.

Il baissa le visage un sourire aux lèvres, un peu flatté malgré l'ironie de sa réaction, surtout amusé. Tout cela n'était qu'un jeu, chaque mot de leur conversation était murement choisi, pesé, pour chacun d'eux. Il ne croyait pas en la présence de spontanéité dans leur échange, peut-être à tort. Quant à la sincérité, sans doute était-elle disséminée ici et là entre quelques mensonges. Il était lui-même très doué à ce jeu, 50% de boniments pour 50% de vérité quand la plupart des autres se roulaient dans la mythomanie jusqu'à s'y perdre eux-mêmes. Qu'il soit aussi doué pour démêler le vrai du faux chez les autres était une toute autre question, surtout quand l'adversaire excellait au moins autant que lui. Si elle baissait sa garde en premier, peut-être remporterait-il la partie. Des idées par dizaine pour y parvenir germaient dans son esprit, mais il était presque sûr que la bonne ne serait pas aussi facile à trouver avec une personne aussi complexe en face de lui. Orcus n'avait pas fini de penser à Lara le soir, un fait qui l'amusa intérieurement. Il était rare qu'une femme occupe son esprit, surtout pour des raisons aussi prudes. Est-ce que lui aussi gagnerait assez de place pour habiter les pensées de la belle ? Il avait tout autant conscience que s'il était plus chat que ce que la dame s'imaginait, elle dominait jusqu'à présent le jeu.

Quant au bien et au mal, Orcus en avait sa propre vision et elle était plutôt nuancée. Il était le fruit du mal, d'une union sans amour, d'un père meurtrier et d'une mère incapable d'affection. Il avait été détesté toute sa vie pour le sang coulant dans ses veines par des gens prétendant être de bonnes personnes, persuadés de valoir mieux simplement parce que la vie les avait fait naitre du côté des gagnants. C'était aussi pour ça qu'il se permettait de bafouer quelques règles. Puisqu'on avait pipé ses chances et qu'il n'inspirerait jamais la confiance, il devait créer son propre chemin pour parvenir à ses fins.

- Entièrement libre ? On dit qu'un cœur libre ne peut faire que le bien. Privé de passions, il ne nous pousse ni à l'emportement, ni aux actes nuisibles... Il leva le regard au ciel, faisant mine de réfléchir avant de reporter son attention sur la jeune femme. Je ne me sens pas tellement l'âme d'un enfant de cœur pourtant !

Sur cette réflexion, il vida son verre d'une traite, pressé de gouter à la promesse de la jeune femme. La barmaid mettant du temps à arriver, il put se concentrer sur le récit de la louve, sur ses rétines et les mouvements de ses lèvres en particulier. Il avait rencontré tant de catins au détour de ses errances de noctambules qu'il savait que toutes les histoires étaient possibles, pour autant il avait toujours du mal à l'imaginer avoir un jour été de celles qui sont victimes, mais peut-être simplement parce qu'il lui trouvait trop de points communs avec lui-même et que s'il en avait chier quelques fois, jamais il ne s'était considéré comme un martyr.

- Et donc vous êtes passée du vol de cœurs au vol de billets ? Quoique, mon pauvre organe souffre atrocement de vos actions, dit-il en portant sa main à la poitrine. Vous parvenez à conjuguer les deux sur ma pauvre personne.

Il ne la plaignit pas, Orcus ne plaignait jamais personne. Il n'était pas sans cœur, loin de là, mais personne ne l'avait jamais plein lui et il préférait conserver ses apitoiements pour le présent et l'avenir plutôt que pour ce qu'on ne pouvait plus changer. La louve, pourtant, sembla attendre un peu de compassion de sa part. Vraiment ?

- Je conserve mon dédain pour les crétins et les moutons. Si l'on prétend tous les deux que les rumeurs que vous avez entendues sur moi sont vraies, alors vous devriez savoir que je me fous bien de ce que chacun peu faire de son cul. En outre, je ne suis pas encore parvenu à me faire une opinion sur vous.

Le vin fut versé. Il était plutôt rouge que blanc, mais il n'en montra rien. Il fit tourner l'alcool légèrement liquoreux dans son verre, l'humat de son grand nez et le porta à ses lèvres.

- Diriez-vous que ce vin est comme vous, madame ? Demanda-t-il, repoussant le moment où il devrait peut-être donner son propre avis.
:copyright: Crimson Day

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Empty
MessageSujet: Re: [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs   [Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
[Orcus & Lara] On ne nait pas loup, on le devient en aiguisant ses crocs
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» l'homme ne nait pas homme, il le devient. (alice)
» On ne change pas un loup solitaire...[Lorelai & Linfa]
» Le loup de la gloire[PV la reine^^]
» L'agneau et le Loup, Entrevue Secrète [PV Karin x Keisuke : Hentaï]
» [Assar] Une halte, avant l'enfer. (Loup)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Devil's Snare :: Londres :: Etablissements, rues et banlieues londoniennes :: Londres moldu-
Sauter vers: