Harry Potter RPG
 

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 [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.

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Echtra Wilkes
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MessageSujet: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Ven 11 Jan - 15:47

Quand sonne le doux glas de la vengeance.


Les dernières lueurs du soleil déclinaient. La forêt était silencieuse. Seule une légère brise secouait les épines de pin. Maman Wilkes piétinait les feuilles mortes répandues au sol. Son visage était fermé, la moitié dissimulée dans le col chaud de sa cape. Sa démarche, lente, suggérait l'état d'alerte dans lequel elle se trouvait. Loin d'être sotte, elle savait que son rendez-vous crépusculaire était tout sauf un cas de routine. Echtra ne sous-estimait jamais ses ennemis et se méfiait encore plus de ses alliés. Fenrir Greyback n'était aucun des deux, tout au plus un allié sur le papier, principalement relié au Seigneur des Ténèbres. Jamais elle n'avait eu à lui faire face, mais elle connaissait sa réputation et ses crimes. Personne ne les ignorait. Ainsi qu'il l'avait lui-même dit, il était une légende, l'éternel cauchemar des humains. Il fallait être fou pour pactiser avec une telle créature. La sorcière n'était plus à ce détail près. La mort prochaine de Benjy Fenwick réclamait une attention d'un ordre tout autre. Elle voulait bien faire les choses et surtout, que sa douleur soit longue, aiguë et délicieusement insupportable. L'auror allait tout perdre, encore fallait-il qu'elle en convainc la bête.
Réfléchie et prudente, Maman Wilkes avait judicieusement vérifié le calendrier lunaire. Une semaine s'était écoulée depuis la pleine lune. Le Noël de la bête avait dû être ... sanglant. Elle n'osa même pas y penser. Cette sombre forêt la mettait mal à l'aise, quand bien même sa volonté de fer lui octroyait une assurance orgueilleuse. Il était temps d'en finir, même si une petite voix dans sa tête ne cessait de s'interroger. Comment fallait-il se comporter devant un loup-garou ? Fallait-il flatter son côté bestial comme on flatte une encolure, ou fallait-il enorgueillir le côté humain pour le rendre docile à souhait ? Elle n'eut guère le temps de réfléchir plus longtemps à la question. Un craquement sinistre venait de se faire entendre, non loin d'elle. Derechef, sa main s'était posée sur sa baguette et son corps s'était mis en garde. Ce jeu était franchement ridicule. Personne ne ferait peur à Maman Wilkes, tout du moins aucun homme bestial ou non ! C'était tout le mal qu'on pouvait souhaiter à la mangemort. Elle avait choisi le crépuscule pour une question de discrétion. Peut-être à tort maintenant que la nuit tombait à grand pas. Echtra se maudit et décida d'accélérer l'heure de la rencontre. Elle sortit une petite bourse de gallions qu'elle fit chanter dans sa main.

- Comme promis !
lança-t-elle à qui voulait bien l'entendre dans l'ombre.

Sa voix était ferme. Maman Wilkes ne flancherait pas. Elle ne le pouvait.
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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Dim 13 Jan - 22:43

Quand sonne le doux glas de la vengeance
Je grognais légèrement en lisant le mot reçu avant de le renvoyer. Là où il y a du pognon et de la bouffe, j'y allais. Je ne craignais pas grand monde et il serait fou de tenter de me tromper sur la mission ou la marchandise.
C'est donc confiant que je partais sur le lieu de rendez-vous, reniflant parfois l'air pour vérifier d'éventuels présences non désirées. On ne sait jamais, au cas où cette personne tente de me piéger par X moyens.
J'avais beau être plus à l'aise avec mes méthodes animal, ma baguette n'était jamais loin de main. J'avais de toute manière toujours un coup d'avance grâce à mon flair, mon ouïs et ma vue, plus développée que celles des humains lambdas.
Malgré la nuit qui tombait lentement, je voyais encore parfaitement bien. Qui peut être assez fou pour prendre rendez-vous avec moi à ces heures-là ? En général, les gens préféraient toujours les lieux un peu moins à l'écart et surtout au grand jour. Rien que pour ça, suis-je supposé respecter cet inconnu ? Ou au contraire le prendre juste pour un fou suicidaire ? Qu'importe, je serais bien mis au courant tôt ou tard.

Je m'approchais alors de dit lieux, sentant enfin une odeur humaine. Une femme donc. Intéressant, vraiment. Était-ce de la peur que je sentais ou juste une inquiétude basique au vu de cette rencontre peu commune ?
Mes yeux brillaient dans l'obscurité alors que je déclenchais ma présence avec un bruit sinistre. Je grognais un peu en la regardant. Malgré tout, elle imposait le respect, j'appréciais ce détail.
La fixant de mes deux billes blanches à cause de la lune, je faisais quelques pas en sa direction tout en écoutant le doux bruit des gallions.
Encore heureux qu'elle eu tenu parole.
J'étais à présent a à peine deux mètres d'elle.

- Je dois dire que je suis surpris que quelqu'un comme vous veuille me voir dans ce genre d'endroit. En général, on évite de rester sur mon territoire, que je connais comme ma poche.

Rien à voir avec le sexe bien entendu. Il suffisait de penser à Bellatrix pour savoir qu'une femme pouvait parfois avoir le dessus sur moi. Non, je parlais surtout de la personne en elle-même. Je ne saurais l'expliquer au fond. Et me laissait en terre connu, me donnant un avantage certain, restait tout de même un risque.

- Je vous écoute... Quels sont donc vos souhaits ?

Ma voix était rauque et je ne la quittais pas des yeux, respirant son odeur silencieusement tout en vérifiant chaque geste qu'elle faisait, chaque respiration, chaque battement de cœur.

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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Mar 15 Jan - 10:30

Quand sonne le doux glas de la vengeance.


La vision de la bête lui arracha un frisson désagréable le long de son échine. Vrai qu’il n’avait rien d’une peluche. Dommage, elle les aimait bien. La nuit obscurcissait ses traits, sa forme bestiale, mais Maman Wilkes arrivait encore à les distinguer suffisamment pour être parfaitement lucide sur la situation qui était la sienne. Elle n’était pas Bellatrix, elle n’était pas non plus Carrow. Sa puissance ne les égalait pas. Sa ruse, en revanche, était son terrain de prédilection. Ses convictions lui donnaient un avantage certain sur les deux autres femmes. Echtra se battait pour elle-même, au nom de sa propre détermination et de ses propres desseins. Toute fin justifiait les moyens, c’était là sa force. Ce qui dans ce cas précis, ne l’éclairait absolument pas sur la marche à suivre. De quoi avait-elle peur au juste ? N’avait-elle pas côtoyer un vampire ? Profané un cimetière à ses côtés ? Etait-ce la bête qui mettait tant ses sens en alerte ? Elle ne redoutait pas la mort, mais plutôt de ne jamais atteindre la gloire, celle qu’elle pensait mériter. Maman Wilkes voulait asseoir son nom, se détacher de ces hommes qui avaient fait un temps dans sa vie. Aussi sa première réponse ne fut pas étonnante :

- Mais je ne suis pas quelqu’un. Je suis Echtra Wilkes, c’est là toute la différence.

Elle eut un petit rictus amusé.

- Quand on veut s’octroyer les services de quelqu’un, on fait en sorte de le mettre en condition, reprit-elle sans quitter la bête des yeux. D’autant plus qu’une telle mission entend une certaine discrétion.

« Que je connais comme ma poche. », il était inutile de lui rappeler ce détail. L’avertissement ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde, à cela près qu’elle n’avait aucune intention de défier le loup. Le jeu en aurait été ridicule et elle reconnaissait les atouts précieux de son adversaire. Même si, avouons-le, Maman Wilkes était une grande joueuse.
A la question du loup, elle ne put s’empêcher de s’imaginer en train de le frotter comme on astique une lampe magique. Un éclair d’amusement passa dans son regard : un génie du mal, c'était excitant ! Vraiment excitant ! De son esprit, la peur fut chassée. Après tout, elle ne lui éviterait pas le danger. Mais quelque chose venait de changer. D'ores et déjà de doux projets émanaient de son esprit vil et fou. Son corps entier se détendit sans qu'elle n'en prenne réellement conscience. Echtra commençait à voir dans le loup, une opportunité à nulle autre pareille. Oh rien en rapport avec la docilité, Maman Wilkes aimait la sauvagerie autant que la grâce. Non c'était quelque chose de bien plus sombre encore, une chose qui entendait de faire exploser la muselière mise par la société.

- Je souhaite rappeler à un certain auror ce qu’il en coûte de prendre impunément des vies. Benjy Fenwick a tué une femme qui m’était chère, une femme que j’ai longtemps considérée comme ma propre fille. Ce que je veux est simple : je veux son tourment, qu’il souffre jusqu’à en perdre la raison, sa disgrâce la plus totale. Vous êtes le cauchemar de tous, sans vous offenser bien sûr. J’aimerais que vous deveniez le sien par excellence. Votre prix sera le mien.

Vrai qu’elle aurait aimé pouvoir s’en occuper elle-même. Elle rêvait de voir l’auror se traîner à ses pieds, la supplier de l’épargner ou d’en finir au plus tôt. Mais force était de constater qu’il était imperméable à elle, grâce à son fils notamment. Or cette fois, Orcus ne serait pas là pour le défendre. Jamais plus.

- Est-ce là une mission suffisamment alléchante pour vous, Monsieur Greyback ?


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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Lun 21 Jan - 1:47

Quand sonne le doux glas de la vengeance
Voilà que j'avais enfin l'identité de cette mystérieuse femme. Cela ne me disait rien directement, mais ce n'était pas comme si j'avais réellement la mémoire des prénoms. Ce qui m'intéressait, surtout, c'était de savoir pourquoi je l'entendais me le dire. Que faisait-elle ici et surtout, pourquoi elle ne réglait pas son problème elle-même ?

- Je dois avouer que je suis bien curieux de savoir la différence effectivement...

Du moins, j'en voyais déjà une. Elle me regardait en face là où beaucoup préférait détourner le regard, voir le baisser. C'était comme observer la mort en face, il parait. Et elle, la regardait sans sourcilier. J'admirais son audace, ou sa bêtise, à voir vers quelle direction elle allait s'aventurer.
Je m'approchais encore un peu avant de lui tourner autour tandis qu'elle m'explique ma future mission. Elle semblait beaucoup plus détendu malgré ma démarche de prédateur autour d'elle.
Une fois, mon tour finit, je revins devant elle, plus proche qu'auparavant.

- Une vengeance, n'est-ce pas... ? Est-ce ça qu'il dévore alors autant votre âme ? Cette lueur dans vos yeux ne peut pas mentir... Mais je remarque un certain contrôle cependant. Vous ne voulez pas sa mort, mais son tourment... Et pourtant, je sens votre haine. Elle émane de vous aussi furtivement qu'un serpent du sable...

Je m'approchais un peu plus pour respirer son odeur.

- Douce effluve... Je suis impatient de la sentir sur ce fameux Fenwick.

Cette phrase sonnée comme une réponse à la dernière question de Wilkes. Bien sûr que j'acceptais ce qu'elle me proposait. En dehors de tuer, j'aimais devenir la pire peur de mes proies. Cette peur qui vous réveille au milieu de la nuit. Celle qui vous fait vous retourner constamment. Celle qui vous empêche de vous lever sans l'impression que quelqu'un est derrière votre porte. Et surtout, cette odeur magique qui me donnait des frissons.

- Je suis votre loup pour ce job. Ce qui ne signifie pas que je dirais amen à tout. Je ferais ce que vous me direz, mais... Ne tentez rien de plus... Je vous observerais constamment. À la moindre chose qui va contre mes propres envies... Ce sera vous, ma prochaine cible... Pensez-y

J'étais toujours aussi proche. Je pouvais être docile avec certains mais je ne manquais jamais de les prévenir des risques que cela pouvait engendrer. Etre aux ordres d'une personne ne signifiait absolument pas me contrôler.

- Une petite question... Pourquoi ne pas régler cela vous-même finalement ?

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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Lun 21 Jan - 23:56

Quand sonne le doux glas de la vengeance.

Cernée. Elle l’était effectivement. Il tournait, tournait autour d’elle. Même aveugle, elle aurait pu le sentir, ce souffle rauque, une haleine sanguinaire, chaude. L’une de ses paluches aurait pu la briser, là, sur l’instant. Il aurait pu lui tordre le cou, l’étouffer dans sa propre colère sans que personne ne l’entende hurler. La voix de la bête s’éleva devant elle, proche. C’était désormais yeux dans les yeux. Mais jamais Maman Wilkes ne perdait à ce jeu-là, même devant la plus féroce des créatures. Si Fenrir Greyback pensait susciter une quelconque peur en elle, il n’avait pas tort. Si, en revanche, il pensait l’intimider, il se trompait lourdement. La nuance se résumait au simple contrôle qu’elle avait d’elle-même.
Echtra écouta le loup, sans mot dire. Elle observait. Lorsque la bête s’approcha un peu plus, ne laissant que l’équivalent de son bras pour unique distance, Maman Wilkes fit claquer sa langue, comme une mise-en-garde. Elle choisit alors cet instant pour répondre enfin d’une voix de velours.

- Non, je ne veux pas sa mort, en effet. Pourquoi la voudrais-je ?


Parfait. C’était là tout ce qu’elle attendait. Le reste ne serait qu’un … bonus. Son regard se remit à luire, d’un désir profond. Un désir sans nul équivalent. Un désir qui brûlait les veines, excitait le sang et provoquait une adrénaline sans nom. Enfin sa vengeance devenait concrète, enfin son plan prenait forme. Quel doux sentiment que le désir… Ses doigts, un jour, se refermeraient autour de la gorge délicate de Benjy Fenwick, et ce jour-là, elle serrerait si fort, que ses yeux vides de tout rêve se révulseraient, que la bave noierait ses lèvres tordues de douleur, et derrière la douleur apparente de ses traits, elle y lirait la supplication puis le soulagement : celui d’expirer, pour toujours.
Un rire léger s’échappa soudainement de ses lèvres aux avertissements du loup.

- Passons un marché, vous et moi,
déclara-t-elle d'une voix aimable. Je ne vous prends pas pour un idiot, une bête dénuée de cervelle et vous ne me prenez pas pour une femme dénuée de jugeote et bonne à effrayer. Je n’ai qu’une parole, Monsieur Greyback. Vous doubler ne m’intéresse absolument pas. Au contraire, je crois que vous et moi, nous pourrions trouver des terrains d’entente. Mais chaque chose en son temps. Je n’attends aucune docilité de votre part, n’en attendez pas non plus de moi, est-ce que cela vous semble équitable ?

Elle était là, la différence, celle qui faisait que Maman Wilkes n’était pas n’importe quelle femme. Certes, on aurait pu lui rétorquer qu’elle ne faisait nullement le poids contre une bête aussi imposante, et que par conséquent l’équité ne pouvait être. Mais ce n’était qu’un détail – un gros détail -, aussi futile qu’inutile. Si bien qu’enfin, elle bougea, signe de son assurance – folle ? – et répondit sans détour à la question, osant même tourner le dos à la bête.

- Je n’ai malheureusement pas la carrure pour l’intimider comme vous pouvez le constater. Bien sûr, j’aurais pu user de mille stratagèmes pour le faire souffrir de mes propres mains, sauf qu’il m’attend. Mon propre fils a dû l’avertir de ma prochaine venue. Ce petit insecte peut causer quelques soucis, aussi ai-je déjà réglé la question le concernant. Personne ne vous verra venir.

Echtra se retourna pour faire face de nouveau à la bête et s’avança jusqu’à elle, d’un pas ferme.

- Car personne ne me pense suffisamment capable pour faire appel à un homme, encore moins un loup-garou. La femme qui ne porte ni le nom de Lestrange ou de Carrow est considérée comme le sexe faible. Or je ne fais absolument pas dans la dentelle et …

Elle s’arrêta à cinq pas du loup, et posa un doigt sur sa propre tempe, un rictus amusé aux lèvres.

- … la folie est ma voisine de palier.


Elle abaissa son bras et termina d'une voix légèrement vibrante de haine :

- Benjy Fenwick viendra me supplier de le tuer et je lui donnerai satisfaction une fois que nous l’aurons siphonné jusqu’à la moelle. Est-ce que cela répond à votre question ?


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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Mar 22 Jan - 1:51

Quand sonne le doux glas de la vengeance
Je m'attendais à ce qu'elle se taise. Qu'elle acquiesce sans un mot de plus. Mais ce fut le contraire que je voyais se produire. Elle me répondait, mettant les choses au clair comme pour me faire comprendre qu'elle garderait le dernier mot.
Je me fige devant elle, l'écoutant tout en penchant légèrement la tête. J'avais un côté animal, je ne pouvais pas le nier. Il pouvait parfois se montrer adorable, mais la plupart du temps, la rage qui m'envahissait prenait largement le contrôle. Seul Scabior réussissait à me rendre aussi inoffensif qu'un jeune sombral. Même si je reniais totalement cette vérité. Soit. Je me mets ainsi à regarder ailleurs en soupirant avant de plonger de nouveau mon regard sur elle.
- Très bien. Marché conclus. Je ne vous prends pas pour une petite fille et vous ne me prenez pas pour un chien de garde...
En plus, j'ai aucune puce. Quoi qu'on en dise, je me lave. Et me lèche de temps en temps. Mais là encore, on part dans des choses beaucoup plus intimes.
Je finis alors par lui poser une dernière question qui me titille l'esprit. Je la regarde ainsi me tourner le dos. Sans nul doute, est-elle au courant que je pourrais très bien l'attaquer lâchement. Mais je ne le fais pas. Justement, parce qu'elle me démontre qu'elle est beaucoup plus forte que je ne pourrais le croire. Et je la respecte pour ça.
Elle m'explique après son cheminement. Effectivement, elle devait être cinglée pour faire appel à moi. Que ce soit pour ce que je représentais ou pour qui je travaillais habituellement.
Elle avait donc un fils avec qui elle ne semblait pas avoir d'atomes crochus sur la question. Elle connaissait Lestrange et Carrow et avait vraisemblablement beaucoup plus de point commun avec ces deux personnes. Elle me faisait penser à Narcissa. La folie en plus.
- Parfaitement. Et ce fameux Fenwick ne pourra plus respirer sans ressentir une angoisse permanente, je vous donne ma parole... Son odeur sera mienne et son seul cauchemar portera mon nom jusqu'à ce qu'il vienne ramper à vos pieds pour être achevé...
Je me rapprochais alors d'elle pour qu'il ne reste que quelques centimètres entre nos deux visages.
- Je vous ferais part de chaque chose que je trouve importante... Histoire de satisfaire votre... Voisine de palier.
Je reniflais son odeur histoire de bien m'en imprégner. Je pourrais ainsi la retrouver plus facilement par la suite en cas de besoin.
- Vous n'avez rien à envier à Lestrange ou Carrow. Vous êtes du même niveau...
Je finis par lui passer ensuite à côté pour m'éloigner.
- Bien... Dis-je en me retournant de nouveau vers elle. Par où voulez-vous que je commence... Une adresse, un lieu, un endroit où il a l'habitude d'aller ?
Je changeais directement de ton, passant d'une voix rauque et fauve à une autre plus sifflante. Je tentais tranquillement de la déboussoler, jouant avec elle pour voir jusqu'où, je pouvais aller. Je la testais un peu. J'aimais ça. Trouver les limites, les miennes et celles des autres. Avec Bellatrix, je ne le faisais plus. Je savais très bien la douleur qu'elle pouvait m'infligeait. Mais avec elle, était-ce la même ?

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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Mar 22 Jan - 12:15

Quand sonne le doux glas de la vengeance.

Un chien de garde. La réflexion lui avait fait lever un sourcil. Il n’était pas compliqué de savoir à qui il faisait référence. Les mangemorts étaient pour la moitié d’entre eux des pantins, dénués de toute subjectivité, de toute liberté et d’autonomie. Ils ne savaient pas penser. Aussi, pour se venger d’une telle soumission, ils projetaient leur mal être sur autrui, dans l’espoir de le commander à son tour, d’en faire son jouet. Echtra aimait manipuler et jouer avec la psychologie de ceux qui se frottaient à elle. Sauf qu’il fallait être particulièrement aveugle pour ne pas pressentir le caractère violent qui émanait de la bête en face d’elle. Maman Wilkes savait choisir ses victimes, et sans aucune honte, elle savait que Fenrir Greyback ne serait pas la sienne. Il était un atout de taille. Bellatrix lui gratouillerait l’oreille, là où la sorcière aux cheveux roux, veillerait à comprendre ses désirs, voire à les exaucer. Fallait-il bien sûr qu’ils fussent dans son intérêt !

Entendre la voix rauque du loup lui conter les douleurs promises à l’auror lui donnait de délicieux frissons. Echtra trépignait d’impatience autant qu’elle se délectait des images promises. Ces promesses étaient d’une telle beauté qu’elles prenaient le dessus sur toutes ses autres pensées. Un sourire cruel de plénitude flottait sur ses lèvres. Curieux mélange me direz-vous. Mais les plaisirs de la sorcière se trouvaient autant dans la sensualité que dans la violence la plus pure.

- Ne m’épargnez aucun détail, souffla-t-elle suavement en posant son regard dans celui du loup.

Cette fois, elle ne laissa planer aucun avertissement sur sa proximité. C’était une scène curieuse, pour ne pas dire intrigante. Si elle abhorrait les hommes, elle ne ressentait aucun sentiment de dégoût pour Greyback. Il avait quelque chose de supérieure et elle y était sensible. Quelle était cette chose exactement ? Elle n’aurait su le dire. Mais nul doute qu’elle le découvrirait avec le temps.
Quant au compliment qu’il lui fit, il gonfla l’ego d’Echtra comme on pouvait s’y attendre. Cela ne s’arrêtait pas là, cependant. Derrière son sempiternel masque et cette carapace d’acier qu’elle prenait soin d’afficher à toute heure du jour et de la nuit, il y avait cette femme. Une femme qui, dès sa naissance, avait été considérée comme un être inférieur, dénuée de capacités et d’intelligence, et qui avait dû faire ses preuves, un pas à la fois. Chacun de ses pas lui avait coûté. La soif de vengeance était devenue partie intégrante de son essence. Alecto et Bellatrix étaient craintes là où Echtra n’était que la « femme de » et « mère de ». Un tel compliment ne pouvait, par conséquent, que la toucher dans son « moi-profond ». C’était une petite gloire, à cela près que, non, son niveau était tout autre. Toutes trois ne jouaient pas dans la même cour.
Le plaisir d’Echtra prit fin quand la bête s’éloigna, la ramenant de force dans la réalité.

- Autre que la couche de mon fils ?

La phrase lui avait échappé, cinglante, amère et pleine de rancœur à l’égard de son rejeton.

- Ou celle de Quinn Selwyn ?


Car l’information n’était absolument pas tombée dans l’oreille d’une sourde, quand bien même elle avait refusé à Orcus le plaisir de sa réaction.

- Il travaille à Poudlard en plus du Ministère. Il est assez difficile de trouver des informations sur cet homme, comme s’il ne faisait pas partie intégrante de ce monde.


Echtra se tut un instant pour réfléchir, nullement incommodée par le changement de ton de la bête. Son corps l’avait noté bien évidemment, mais son esprit, lui, était bien trop affairé pour y accorder la moindre attention. Chaque priorité avait son ordre. Les jeux de voix du loup n’en étaient pas une, pour l’instant du moins. Car la mangemort aimait aussi jouer des tonalités.

- Quinn Selwyn portait toujours un conte pour enfant sur elle, expliqua-t-elle avec humeur. Son père et mon défunt époux ont tout fait pour l’en séparer jusqu’à brûler l’ouvrage. Mais il n’a jamais quitté son esprit. Je suis pratiquement certaine que même adulte, il faisait partie d’elle. Connaissez-vous Alice au pays des merveilles, Monsieur Greyback ? Quinn Selwyn était obnubilée par un lapin blanc.

Une sottise de plus à mettre sur le compte de la défunte. Echtra n’aimait pas ressasser le passé, encore moins l’enfance d’Orcus et Quinn. Cela lui donnait des maux de tête. Ses souvenirs avaient-ils au moins une quelconque pertinence dans les circonstances actuelles ? Elle était convaincue que non, et pourtant, son instinct lui disait tout le contraire. Quinn avait eu un commerce, certes, mais elle n’imaginait pas l’auror y entrer pour faire la causette. Non. Il y avait forcément une dose de hasard dans cette rencontre. Le contraire était impossible…

- Son commerce à Pré-au-Lard, son manoir, les Embrumes et les forêts,
énuméra-t-elle sur ses doigts. C’étaient ses lieux de prédilection. Si romance – une bile haineuse lui monta dans la gorge -  il y a eue, alors ils n’ont pu se rencontrer qu’aux Embrumes ou dans une forêt à proximité.

Il l’avait bien rencontrée, elle, aux Embrumes. Echtra serra les poings de colère, maudissant de toute son âme, le salaud d’auror. Tout ce qu’elle venait de raconter résonnait d’une façon absurde à son oreille, mais une femme mangemort mariée, amante d’un auror, n’était-ce pas tout aussi absurde ?!

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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Mer 23 Jan - 23:30

Quand sonne le doux glas de la vengeance
Je sentais son excitation perverse à l'énoncé de ce que je réservais à sa fameuse proie. Ce n'était plus de la peur que je ressentais. Mais une joie non dissimulée, un bonheur exacerbé. Et c'était aussi agréable comme odeur que l'angoisse. Surtout, quand c'était moi qui la provoquais.

Cette rencontre devenait presque sensuelle. Aucun de nous n'avait le dessus sur l'autre. Je sentais une profonde égalité. Je n'y avais plus droit depuis longtemps pourtant. Je m'y faisais. Pour moi, l'humain lambda restait une race inférieure au loup-garou, quoi qu'on en dise. Peut-être que je cherchais la gloire pour combler mon infériorité, qui sait. Je ne cherche aucun psy après tout, qu'importe et encore moins d'explication.
Je grognais légèrement de satisfaction à sa phrase. Un sourire carnassier apparaissait.
- Aucun...
Progressivement, je la mettais dans la confidence. Je créais une confiance entre nous, une proximité certaine. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'avais dans la poche, mais j'utilisais ce charisme bien à moi pour ne pas la contenter du juste nécessaire.
Je relevais le regard cependant à sa réponse. La couche de son fils ? Il y aurait-il un autre problème caché derrière cette vérité ? Une jalousie d'une mère ? Ou juste le sentiment insupportable de fraternisation avec l'ennemi de son propre sang ?
Qu'importe, je soupirais un peu, les relations ce n'était pas pour moi. J'étais le dernier à comprendre encore ce que pouvait être l'amour. La protection oui. Je protégeais ma meute. Scabior. Il était inimaginable pour moi qu'on puisse les toucher mentalement ou physiquement. C'était mes enfants loups pour la plupart. Et je ressentais quelque chose de spécial envers le rafleur. Mais était-ce de l'amour ? Ou juste un sentiment profond d'humain qui me restait encore ? Bref, je m'égare encore une fois.
- Poudlard hein... C'est une bonne nouvelle. Scabior pourra me donner plus de renseignements sur lui... Je partais avec une légère avance donc.
Je continuais de l'écouter tout en trifouillant mes griffes, levant parfois mes yeux vers les siens.
- Je ne suis pas très lecture... En vrai, je ne savais pas très bien lire. Du moins, je n'étais pas vraiment à l'aise avec ça. Les journaux oui, les romans, ce n'était pas mon fort. Cependant, si une personne est vraiment obnubilée par un lapin blanc, j'imagine qu'il y avait plus qu'un problème d'obsession.
- Je vois... J'essayerais de demander à un de mes louveteaux qui travaille à Poudlard de me récupérer quelque chose lui appartenant. Je pourrais ainsi le flairer avec plus de facilité...
J'avais bien la flemme de le pourchasser partout à n'importe quelle heure.
- Cependant, j'ai besoin de savoir un détail... Lui et votre fils. Je veux savoir exactement leur relation... Je n'ai pas forcément envie de me retrouver encerclé un moment donné. Ni de devoir avoir une autre cible... Est-ce que ça la dérangerait réellement finalement ? Je connais la forêt, l'allée des Embrumes aussi... Une fois son odeur connue, il ne pourra plus m'échapper, nul part...
J'avais marqué un arrêt avant mon fameux "nul part".
- Ce sera lui... Mon lapin blanc.

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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Jeu 24 Jan - 21:30

Quand sonne le doux glas de la vengeance.

- Lui et mon fils, répéta-t-elle en plissant le regard.

Orcus, en plein drama, lui avait révélé combien les propos de Skeeter étaient mensongers. La colère ne mentait jamais. Et pourtant, Echtra doutait fortement. Elle ne pouvait se défaire de l’image qui dansait, vicieuse, dans son esprit. Elle les voyait enlacés, embrasés par la passion et elle … cracha au sol sa véhémence, sa haine la plus profonde.

- Rien qu’une coucherie… murmura-t-elle d’une voix tremblante.

Ses ongles se plantèrent violemment dans ses paumes comme ils se seraient plantés dans les yeux de l’auror. Echtra, qui cherchait tant bien que mal à contenir sa fureur, bombe prête à exploser, maudissait son enfant de toute son âme. Jamais elle n’avait eu plus honte de lui qu’en cet instant. Fraterniser, forniquer avec l’ennemi, et les amener à un tel mélodrame qui les concernait désormais tous. Y avait-il pire insulte ? Fils mal élevé. Son égoïsme les mènerait à leur perte, mais ce fou n’en avait aucune idée.

- … mon fils est incapable d’aimer.

Tout n’était toujours que jeu avec lui. Il était l’insouciance, ou plutôt, l’insolence incarnée, pauvre enfant mal aimé – c’était bien le fils à môman ! – Et cependant, personne n’y toucherait tant qu’elle-même n’en aurait pas donné l’ordre. Jugson ne devrait pas franchir les limites… Jugson ne devrait surtout pas franchir les limites s’il tenait lui-même à ne pas finir castré et encastré !
Echtra leva finalement des yeux noirs de rage vers le loup, et persifla entre ses dents :

- Je me chargerai moi-même de mon fils s’il devait se mettre en travers de votre chemin. S’il est incapable de comprendre la première leçon qui lui sera donnée, alors je lui en donnerai une. Il ne doit pas faire partie de notre contrat, est-ce clair Monsieur Greyback ?

Son corps s’était lui-même mis sur la défensive, inconsciemment. Ce n’est que lorsqu’elle s’en rendit compte que Maman Wilkes retrouva son calme et sa droiture, comme si rien ne s’était passé. Lunatique ? Non, plutôt lasse. Cet enfant ne lui laissait nul répit.
Son regard finit par se transformer lui aussi et retrouva ses lueurs chaudes aux dernières paroles de la Bête.

- J’ai toujours aimé avoir du lapin au dîner.


Elle eut un rire mauvais.

- Que la partie, donc, commence !


D’une démarche lente, la sorcière s’approcha du loup-garou tout en sortant le paiement, rangé plus tôt. Elle attrapa l’une des larges paluches de la bête et y posa la bourse pleine.

- Lorsque ceci sera terminé, ce sera à moi d’exaucer un de vos souhaits. J’aime que mes affaires soient équitables. Bien sûr, si vous deviez connaître un quelconque obstacle, chose que je ne pense pas possible, prévenez-moi. Je me ferais un plaisir de rentrer dans la danse à mon tour. Contrairement à ce que l’on pourrait croire …

Sa tête se pencha vers celle de Greyback pour souffler à son oreille, la fin de sa phrase, mystérieuse comme elle les aimait.

- … je n’ai rien contre me salir les mains.


Echtra mit fin à cette proximité et recula. Elle jeta un œil vers la nuit et reposa son regard sur le loup.

- En avons-nous terminé pour aujourd’hui, Monsieur Greyback ?

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MessageSujet: Re: [Fenrir] Quand sonne le doux glas de la vengeance.    Mar 29 Jan - 0:17

Quand sonne le doux glas de la vengeance
Pas besoin de plus de mots pour comprendre que la relation de son ennemi et de son fils la rongeait de l'intérieur. Je n'avais pas besoin de mon flair pour le comprendre. La voix, la posture, les poings serrés. Tout n'était qu'indice non dissimulés. Et c'était compréhensible. Qu'importe avec qui on couchait. Surtout dans mon cas. Mais jamais on devait le faire avec l'ennemi sans avoir une idée derrière la tête pour nuire à la personne.
Enfin.
Cela faisait longtemps que je ne demandais plus trop l'avis de la personne. Et bien longtemps qu'on ne m'avait rien proposé. Du moins pas dans ma forme humaine. La solitude de ce côté-là était bien lourde à porter.
Heureusement, ma meute réussissait à me faire oublier cet exil.
Je me perdais dans mes pensées tout en fixant son poing avant de revenir à la réalité. Je parlais rapidement pour me faire oublier ce passage à vide.
- C'est bien clair. Je ne toucherais à aucun cheveu de votre fils...
Et j'espérais pour lui que maman Wilkes savait le maintenir un peu en laisse. Je détestais qu'on se mette en travers de ma route. Surtout lors des missions. J'avais mon honneur et ma place à défendre et surtout à maintenir. Que ce soit en tant que rafleur et en tant qu'alpha. Je la regardais s'approcher sans bouger, la fixant de mes deux pupilles noires.
Je grognais légèrement à son feu vert alors qu'elle me donnait mon dû.
Je fixais la bourse en l'écoutant parlé avant de relever le regard.
Je la laissais me murmurer ces douces paroles à l'oreille avant de grogner de nouveau légèrement.
- J'en suis bien conscient...
Oh oui, je voyais bien quel genre de personne elle était désormais. Sa carte d'identité commençait à naître dans ma tête.
- Absolument... Je vous tiendrais au courant dès que j'aurais du nouveau. Chaque détail sera bien entendu conté. Je me ferais un plaisir de vous faire frissonner de la tête au pied...
Dis-je avec une voix suave avant de repartir vers ma forêt dans un bruissement. C'était comme si jamais je n'étais venu devant elle. Je la laissais alors à l'abandon avant de sentir son odeur s'éloigner peu à peu. Je rangeais la bourse dans ma poche avant de parcourir les bois, revenant vers ma meute. Un hurlement de loup pouvait alors, se faire entendre.

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