Harry Potter RPG
 

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 [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux

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Orcus Wilkes
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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeMar 27 Nov - 1:20

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*Un sourire étira le coin de sa bouche. S'il n'avait pas été si peu pudique avec ce genre de conversations, il aurait sans doute rougi à l'évocation des potentiels charmes que la demi-vélane pourrait avoir sur toi. Orcus cultivait les mystères autour de lui, il n'était pourtant un secret pour personne qu'il était du genre à avoir la vision large quand il s'agissait d'amour. À en croire les propres préférences d'Echtra, c'était un truc de famille.*

- Je voulais seulement dire que son charme n'a que peu d'impact sur moi. Enfin je crois...

*Son regard se perdit dans le vide alors que ses sourcils se fronçaient de réflexion. Il luttait pour ne pas céder trop facilement à l'agitation des cheveux de Miss Delacour, déjà en évitant de la regarder autant que possible, pourtant il lui arrivait parfois de se demander s'il n'était pas victime de courtes amnésies de temps en temps sans qu'il ne puisse clairement identifier ni le moment, ni le sujet en cours lors de ces possibles pertes de mémoire. L'idée s'évapora comme elle était venue, il papillonna des cils et revint à sa moldue.*

- Et les pouvoirs des Vélanes se limitent aux hommes. La nature est sexiste, vous ne trouvez pas ?

*Il se mordit la lèvre inférieure sur cette remarque, moment choisit par Piñata pour leur apporter du vin (de Vélane). Le botaniste ne se fit pas prier pour plonger ses lèvres dans son verre afin de repousser très loin les images mentales qui lui venaient. Boys will be boys. À la place, il hocha la tête silencieusement.*

- Vous êtes une énigme depuis la seconde où j'ai posé mes yeux sur vous, Miss.

*La lueur sous leur tête était chaleureuse, même doucereuse, son ondoiement ne rendait la pièce que plus intimiste. Il y avait quelque chose d'onirique lorsque tu te rapprochas de lui à pas de félin. Son cœur rata un battement, sa respiration un souffle, des manquements qui ne furent pas imputables à son nœud de cravate resserré, ou pas tout à fait. En réalité, personne n'avait jamais resserré la cravate d'Orcus, à ses yeux, ce simple geste était d'une impudeur folle. La proximité furtive éveilla un timide frisson sur sa nuque, une lueur s'alluma dans son regard, remplacé par un sourire taquin lorsque tu rompis nonchalamment le sage contact en lui renvoyant sa propre plaidoirie comme défense. Il garda le silence quelques longues secondes, son regard te jaugeant plus que jamais, avant de répondre d'un air énigmatique.*

- La malice. Laissez croire à ma vanité que c'est moi qui réveille ce vice.

*Il resta debout encore quelques instants, immobile à l'exception de sa main glissant sur son nœud de cravate parfaitement ajusté alors que tu lui tournais le dos à présent, c'est alors seulement qu'il vint prendre place docilement à tes côtés. Il grignota plus qu'il ne mangea, préférant le vin contenu dans son verre aux mets préparés pour cette soirée. Il reprit la conversation entre deux bouchées.*

- Que de questions et si peu de réponses. Vous allez peut-être y voir une tentative de vous forcer la main, alors je vous demande de me croire sur parole, mais il ne s'agit là que de jeu... Il y a des tas de choses que je n'ai jamais faite dans ma vie, mais depuis que je vous connais, j'ai accru de quatre la liste de mes premières fois, ma gourmandise en appelle une cinquième. Je suis un homme insatiable.

*Il pivota pour se tourner vers toi. Peut-être était-ce le vin, le lieu, ou toi, mais c'est comme si la part innocente de lui-même prenait le dessus, comme dominé par la soif d'un peu de légèreté, par l'oubli à tout prix.*

- Action ou vérité. Si vous voulez je commence ? Action.

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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeSam 1 Déc - 0:50

Orcus & Naya
Les yeux de Naya n'avaient pu s'empêcher de faire un rapide tour dans leurs orbites. Un sourire amusé s'était à nouveau dessiné sur ses lèvres mais elle comptait bien ne rien rajouter de plus. Si la brésilienne était quelqu'un de plutôt modeste, elle n'en manquait pas moins de confiance en elle. Dans son monde, les femmes n'avaient pas besoin de pouvoirs magiques pour séduire les hommes. Il n'en fallait pas tant pour une majorité de nigauds ou de créatures versatiles aux instincts primitifs. Mais ce n'était là qu'une majorité, bien-sûr.

- Hm...je ne sais pas, commença-t-elle subtilement après sa remarque. Je dirais plutôt bien faite, en ce qui me concerne. Après tout, qu'il s'agisse là de mon monde ou pas...je vois que les femmes ont toujours eu le pouvoir sur les hommes. Quoi que vous en disiez.

La sournoiserie était passée sur son visage pour habiller temporairement ses traits. Ce sourire cachait tellement au plus profond d'elle. Mais personne ne savait et personne ne saurait jamais. Cette vérité, ils ne pourraient tous que toujours l'effleurer du bout des doigts. Naya avait des secrets et des blessures qu'elle ne révélerait jamais. De toute évidence, c'était elles qui avaient amenée cette sagesse dans sa manière la plus récurrente de penser et d'agir, mais ce n'était rien dont on pouvait l'affubler. Rien qu'elle ne pouvait changer.
En réduisant sa proximité avec Orcus, en ignorant ses paroles et en se contentant simplement de plonger ses prunelles noisettes à l'intérieur de son regard, elle chercha d'une certaine manière à le prouver. Tout en prenant soin forcément, d'aviser la moindre de ses réactions. Après tout, il fallait bien qu'elle avance elle aussi ses pions. Elle avait veillé à ce ses mains ne fassent toujours qu'effleurer le haut du torse d'Orcus, le pudique rapidement refoulé en lui avait pu s'en rassurer.

- Vous êtes bel et bien mon inspiration.

Malicieuse jusqu'au bout, une fois assise sur le banc, elle avait commencé à piocher dans le plateau. Ce n'est qu'après son troisième petit-four qu'elle attrapa finalement son verre de vin, consciente qu'elle franchirait encore un autre de ses principes dès la première gorgée. Pourquoi cela semblait-il alors déjà si peu lui importer  ? Le vin lui apparut rapidement comme étant suffisamment savoureux pour qu'elle ne daigne faire la moindre remarque à son sujet, détentrice d'une certaine fierté malgré tout. Un autre met et une autre gorgée plus tard, ses sourcils s'haussèrent alors qu'elle pivotait elle aussi légèrement pour faire face à Orcus.

- Vous osez lancer le jeu et vous dérober, ensuite ? Insatiable, hum.

La mutinerie éveilla derechef malgré tout quelques lueurs dans son regard avant qu'elle ne détourne à nouveau les yeux vers les aquariums, l'air pensive. Ils n'étaient pas vraiment dans le lieu idéal pour éveiller ses instincts de joueuse, elle se retrouva plus rapidement intimidée qu'elle ne l'aurait voulu. Jusqu'à ce que lui vienne finalement une idée, peut-être pas la meilleure, mais il avait voulu jouer après tout non ?

- Si l'idée de vous mettre dans l'embarras immédiatement m'aurait beaucoup plu, vous allez simplement devoir me promettre de jouer le jeu à notre prochaine rencontre. Nous irons quelque part où vous n'avez jamais été. Je vous montrerai ce qu'est la magie pour moi. Ainsi que ce qu'elle a été. Ça ne vous paraît peut-être pas si terrible comme ça mais...Vous aurez pour condition absolument rien le droit de me refuser. Sachez que vous pouvez encore vous dérober si vous le désirez.

Mystérieuse, elle comptait bien ne pas en dire plus pour le moment. Son tour attendit qu'elle ait prit un autre petit-four ainsi qu'une nouvelle gorgée de son verre de vin, ce après quoi elle reporta son attention sur Orcus.

- Je vais tâcher d'être moins prévisible que vous. Vérité,
lâcha-t-elle avec une moue innocente et un regard brillant.






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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeDim 2 Déc - 1:13

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


- Mais qui vous dit que je ne partage pas votre point de vue ?

*Dit-il en haussant un unique sourcil tout en te regardant d'un air énigmatique.*

- Je crois que les femmes ne sont ni plus fortes, ni plus faibles en réalité, mais j'aime observer la sournoiserie et l'inventivité de leurs armes. Vous y entendrez peut-être une nouvelle vanité, mais je ne pense pas que qui que ce soit ait déjà pris le pouvoir sur moi.

*À l'exception d'une unique fois, ce qui en faisait un petit mensonge de rien du tout. Si le corps d'Orcus était facile d'accès, son cœur ne pouvait en rien être affublé du titre d'artichaut, peut-être parce que comme dans tout, il refusait de se contenter du banal et de la médiocrité. Il voulait toucher les excès, ne vivre que l'exception, dans sa vie comme dans ce qu'il ressentait, sans doute pour oublier la froideur de ses jeunes années. *

- Me dérober ? Vous supputez beaucoup de choses, qui vous dit que je crains la vérité plus que le ridicule ? Mais puisque provoqué, je vous annonce d'or et déjà qu'au prochain tour je jouerai la carte de la vérité. Quant à votre gage... excusez-moi, mais êtes-vous sûre qu'il s'agit d'un défi et non d'une récompense ? Questionna-t-il avec humour. J'accepte et je serai entièrement soumis à vos souhaits jusqu'à ce que vous leviez votre maléfice.

*Et Orcus jouerait le jeu, ton jeu, où qu'il le mène. Le mot "vérité" tomba, le prenant de court. Peut-être pour gagner du temps, il engloutit rapidement quelques petit-fours de plus, se leva et te tendit sa main pour t'inviter à te lever. Armé de son seul verre que Piñata vint remplir, il profita de l'interlude pour demander à ce dernier de les rejoindre avec le Whisky pur-feu et quelques sucreries. Il reprit la parole au cours de la marche alors que la question, pas si simple, devenait une évidence.*

- Puisque vous voulez vous dévoiler, réfléchissons... si l'un des animaux présents en ce lieu devait vous représenter, lequel serait-ce ? Et attention, j'exige un minimum de justifications ! Êtes-vous plutôt poisson Clown ou poisson chat, Miss Naya ?


*Un sourire masquant peu sa fierté anima ses traits, aussi avide de la réponse que de sa potentielle dérobade. Lui aussi aurait pu poser une question plus direct, mais il affectionnait l'analogie pour sa capacité à en dire beaucoup tout en conservant un voile de pudeur.
Ils débouchèrent alors dans l'espace tropical, beaucoup plus familier pour la jeune brésilienne comme pour le globe-trotteur qu'il avait été, en tout cas pour ce qui était du décor dans son cas, beaucoup moins avec le caïman les regardant d'un œil torve quelques mètres sous la balustrade où ils se trouvaient à présent. Un pont suspendu les invitait à traverser cette minuscule jungle, règne de multiples batraciens, d'un bassin remplis de piranhas et d'une flore étouffante. L'air était loin d'être aussi lourde que dans ses souvenirs sur le nouveau continent, mais la moiteur poisseuse lui rappelait tout de même quelques bons souvenirs le rendant brièvement nostalgique.*
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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeMar 4 Déc - 9:44

Orcus & Naya
- Je ne faisais qu'une généralité, cela va de soit.

La réplique lui avait échappée aussitôt alors que ses yeux pétillaient toujours autant de malice.

- Ça ne me parait nullement vaniteux comme révélation. Simplement honnête et peut-être même un peu triste. Je sais d'expérience qu'il est parfois bon de lâcher un peu les rênes pour les céder à quelqu'un d'autre. C'est beaucoup plus libérateur qu'on a tendance à le croire. Malheureusement, je ne nierais pas être la première à l'oublier.

Et pour cause. On lui prenait les rênes des mains sans préavis depuis qu'elle était enfant tant qu'on jugeait que cela entrait dans son intérêt. Tiago était roi en la matière, même s'il s'était grandement corrigé depuis qu'ils étaient officiellement installés et surtout intégrés à Londres. Nonobstant, il aurait été naïf de croire qu'il avait été véritablement capable d'étouffer son instinct surprotecteur après autant de temps et en seulement un peu plus d'un an. Après la vie qu'ils avaient menés, après tout ce qu'il avait fait pour elle et ce qu'ils avaient traversé, ensembles ou chacun de leurs côtés, elle ne pouvait pas lui en vouloir. La famille, c'était tout ce qu'elle avait toujours eu et tout ce qu'elle avait toujours fait passer en priorité, tout comme lui. Et d'une certaine manière, la brésilienne n'était jamais plus vulnérable qu'en compagnie de son frère.
Si l'Anglais de Naya était déjà quasiment irréprochable, elle enrichissait son langage d'un nouveau mot chaque jour. Aujourd'hui, c'était "supputer", dont elle parvînt à déduire à peu près le sens avec le reste de la phrase d'Orcus.

- Peut-être parce vous me paraissez être du genre à beaucoup éluder ? Pour autant, je ne tire jamais de conclusions hâtives. Ma simple présence ici en atteste,
avait-elle soufflé en se penchant un peu en direction du sorcier avant qu'un sourire amusé ne revienne prendre place sur ses lèvres. Ça paraît peu horrible comme ça, j'en conviens, mais je dois aussi admettre que vous m'avez prise de court. Je ferais mieux au prochain tour, en attendant de pouvoir vous faire ravaler vos paroles. En tout bien tout honneur, bien-sûr.

En attendant ce jour elle se leva à son tour, peu de temps après lui, le verre encore plein pour sa part. Ils entreprirent de finir la visite de l'établissement lorsque sa vérité tomba. D'abord surprise une nouvelle fois, elle ne laissa rien paraître hormis un énième sourire rapidement dissimulé derrière son verre. Naya prit le temps de réfléchir à l'atypique question avant de daigner répondre. Son animal totem lui avait déjà été présenté par maîtresse Nayara, mais elle n'avait encore jamais songé à ce qu'il pouvait en être en milieu marin. Elle cessa d'y penser en entrant dans l'espace tropical, aussitôt emprunte à un élan de nostalgie pour sa part. Il y avait bien longtemps qu'une chaleur pareille n'avait plus caressée sa peau.

- Je dirais...un diodon, peut-être ?
elle lâcha sa réponse soudainement, en même temps que le bras d'Orcus et sans même un regard en arrière, elle commença à s'engager sur le pont. Ils savent se défendre face au danger. C'est leur corps qui le leur permet. En ce qui me concerne, ce serait plutôt l'esprit.

Elle fit bien assez vite volt-face finalement, ses yeux noisettes de nouveau ancrés dans le regard du sorcier.

- Satisfait ?

Un rictus passa sur ses lèvres, à nouveau caché par son verre ensuite. Il fallait bien qu'elle le vide avant le retour de Piñata.

- Que feriez-vous de demain si cela s'avérait être votre dernière journée ?

Il n'était pas encore question de ne faire plus qu'effleurer les vifs des sujets. A cette question il y avait mille réponses, elles dépendaient de tout à chacun. Cependant Naya n'en demeurait pas moins curieuse de découvrir la réponse.

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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeMer 5 Déc - 0:03

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*La fameuse bulle de confiance qui était censé s'instaurer entre deux personnes qui s'aimaient vraiment, encore une chose pour laquelle il attendait sa première fois, même (surtout !) ses parents n'avaient pas été capable de jouer ce rôle dans sa vie. Quelques soient les failles que tu cherchais à dissimuler, il comprit déjà que tu avais été mieux loti au moins à ce niveau-là. Ton cousin, pour commencer, même s'il ne le connaissait pas personnellement, Orcus savait qu'il avait la réputation d'être quelqu'un de bien. Une réputation bien différente de la sienne. De plus, il était indépendant depuis si longtemps qu'il aurait été incapable de laisser quelqu'un le protéger de cette manière, ni qu'il se montrerait aussi protecteur (dirigiste, dirait-il) avec quelqu'un, mais pouvoir relâcher un peu le contrôle qu'il s'imposait aurait déjà été une bonne chose. Sans le savoir vraiment, c'était déjà un peu le cas entre vous.

Il humidifia ses lèvres du bout de sa langue pour essayer de contenir son sourire et plongea sa main libre dans sa poche, amusé par ton petit numéro où tu ne cessais de rebondir sans cesse, aussi vive d'esprit que ce qu'il avait observé de toi dans ton bar. S'il éludait beaucoup, tu étais pas mal aussi dans ton genre.*

- Vous me menacez ? J'ai hâte de voir le résultat de vos provocations mademoiselle. Si elles sont toutes de la même saveur, je sens que je vais aimer.


*Il te suivit à pas lents, laissant la distance s'installer entre vous qu'il vint progressivement réduire alors que tu te trouvais à mi-chemin sur le pont, lui faisant à nouveau face. Il hochait légèrement la tête d'un air érudit.*

- Intéressant. Un diodon alors ?

*Il s'arrêta et leva son verre pour en boire une gorgée avant d'avouer avec le même sérieux.*

- Je n'en ai jamais mangé, pas encore, je n'ai plus qu'à me renseigner pour savoir ce que c'est !


*Après cette courte pause, il posa à son tour un premier pied sur le pont suspendu. Il réfléchissait toujours, plus sincèrement cette fois, en témoignait le mordillement de sa lèvre. La question que tu lui renvoyais pouvait être perçue de manière aussi amusante que cruelle. Peut-être parce que tu l'avais piqué au vif en lui disant qu'il esquivait beaucoup, il opta pour la sincérité. Sa main libre caressait du bout des doigts la corde servant de rambarde jusqu'à ce qu'il parvienne jusqu'à toi.*

- Si demain devait être mon dernier jour, je pense que j'aimerais le passer dans un endroit où je me sens en paix avec moi-même. Votre joli continent serait une option, mais je doute que je parviendrais à m'y rendre en moins de 24h, la magie à ses limites, alors plus surement j'opterais pour ma serre. Ce que j'y ferais ? Quelque chose d'aussi simple que de regarder les étoiles, boire, fumer, écrire une lettre d'adieu déchirante dont personne ne se soucierait jamais et partager la tendresse d'une âme qui m'affectionne... Les animaux de compagnie, ça compte non ?


*Ajouta-t-il après un court silence et avec un sourire qui ne se voulait surement pas triste. Le botaniste ne subissait plus sa solitude depuis longtemps, il avait appris qu'il y avait bien pire que d'être seul. Elle ne laissait plus qu'un simple vide dans sa vie.*

- À mon tour puisqu'on évoque le tragique, quelle est la chose, une seule chose, que vous voudriez à tout prix avoir vécu avant de mourir ?
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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeVen 7 Déc - 22:27

Orcus & Naya
- Peut-être-bien.

Ses zygomatiques s'étaient étirées afin de lui donner un air empreint de mystères, un sourire qu'il n'avait pas eu le luxe de pouvoir voir cette fois. Naya était joueuse, mais elle savait aussi rendre ses silences subtils lorsqu'elle les pensaient nécessaires. Orcus était habitué à tenir les rênes, elle l'avait bien compris. Alors forcément, aller dans son sens de prime abord, ça semblait être la décision la plus sage. Elle avait hâte de savoir s'il chanterait toujours autant ses louanges une fois sorti de sa zone de confort. Naya s'imaginait radicalement opposée à lui, à bien des égards. Pour autant, ce sont ces différences qui l'intriguaient autant maintenant. Deux semaines auparavant, elle ne se serait certainement pas imaginé ici ce soir, suffisamment à l'aise pour être prise à songer déjà à leur deuxième rencard. Un mot qu'elle n'avait osé employer jusqu'à récemment, avant d'être mise devant l'évidence. Elle avait soif d'apprendre à connaître cet homme, dont elle ne savait encore rien finalement. Et elle voulait le faire seule, pour ne pas avoir à écouter les préjugés de quiconque. Pas même ceux de Lorenzo.

Toujours plantée au milieu du pont suspendu, le fil de ses pensées l'avait finalement perdre Orcus du regard pour s'évader évasivement sur la flore et la faune qui les entouraient.

- Je peux d'ores et déjà vous dire que c'est déconseiller malheureusement. Ils ne sont guère comestibles.

Elle jeta un regard au sorcier accompagné d'une petite moue. Provocante et innocente à la fois. C'était tout à fait elle. Naya ne se tourna totalement en direction d'Orcus que lorsqu'il s'engagea sur le pont. Si la chaleur de cette pièce lui était apparue agréable de prime abord, elle commençait déjà à devenir trop étouffante. Trop artificielle. Ou peut-être étais-ce l'alcool qui commençait à agir. Le mystère était vicieux puisqu'il était entrain de rendre sa soif insatiable. La brésilienne écouta silencieusement le sorcier en sirotant la fin de son verre tandis qu'il approchait toujours pas à pas. Il termina sur une note d'humour, maintenant face à elle.

- Bien évidemment. Parfois même plus que les humains.


Un léger sourire était passé sur ses lèvres. Calme et impassible. Elle l'avait dit, pas de jugements hâtifs. Naya ne pensait rien d'autre qu'au moment présent lorsqu'Orcus était proche d'elle. C'est pourquoi elle lui tourna le dos lorsque la seconde question tomba. Elle ne releva pas le choix qui ne lui était pas laissé, au passage. Au contraire, ses lèvres s'étirèrent davantage une fois à l'abris de son regard. Elle les humecta rapidement, glissa sa main libre dans ses longs cheveux et termina son verre avant de reprendre.

- Une vie sans regrets. Je crois que si j'y parvenais, cela signifierait que j'aurais eu à peu près tout ce que je désirais.


Beaucoup plus évasive que lui, la jeune-femme fit à nouveau volt-face pour se justifier avec un sourire subtil accroché au visage.

- C'est pourquoi je vis au jour le jour.
- Vos digestifs, Maître !


Le timing de la créature était toujours aussi parfait. Elle accourra jusqu'à eux pour leur tendre à chacun leur verre.

- Je ne pourrais goûter à ce Whisky que dans un endroit plus frais, confessa-t-elle aussitôt. Je crois que ça vaudra mieux autant pour vous que pour moi !

[...]

Ils passèrent chacun deux tours d'action/vérité les minutes qui suivirent. La dernière action d'Orcus lui avait coûtée de devoir s'improviser guide pour le reste de la soirée.  Le Whisky-Pur-Feu avait rapidement contribué à ramener une vague de chaleur en elle, beaucoup plus persistante maintenant qu'ils visitaient l'avant dernière pièce de l'établissement. D'autres gens de questions étaient désormais osées  tandis qu'ils marchaient les yeux rivés sur les aquariums qui les entouraient, jamais aussi longtemps que sur eux-mêmes, bras-dessus bras-dessous.

- Est-ce que vous croyez aux coups de foudre, Orcus ?




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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeLun 10 Déc - 17:39

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*La réponse à sa question était bien trop vague à son gout, 1-0 pour Naya au jeu de l'esquive. Cependant, bien conscient d'avoir imposé son choix en te posant une question, il reconnaissait n'avoir pas le droit, en prime, de se plaindre de la riposte. Il capitulait pour cette fois, mais il n'avait pas dit son dernier mot. Cette rencontre n'était que le début, le jeu n'en était qu'à ses prémices, il le devinait autant qu'il l'espérait. C'est avec un voile toujours aussi opaque t'entourant qu'il te suivit jusqu'au dernier plateau proposé par Piñata. Un verre de whisky fut glissé à chacun d'eux, approchant le moment de révéler si la flamme de courage et d'impétuosité qu'on lui conférait était bien réelle, voir accentuée lorsqu'il passait dans le sang d'un moldu. À moins que, la levée d'inhibition suivant son ingestion ne soit tout simplement que le fruit d'une banale ivresse.

Poursuivant leur visite autant que leur conversation, ils atteignirent une des dernières parties de l'aquarium. Il était à nouveau question de requins, mais cette fois les vitres se trouvaient au sol, la traversée leur donnant la sensation de marcher sur l'eau. C'est devant les portes de cette nouvelle escale que l'étrange question fut posée. Décontenancé, on pouvait dire que tu savais au moins le surprendre.*

- Si je crois au coup de foudre ?

*Tout en continuant d'avancer, il referma sa mâchoire et bascula sa tête en arrière en réfléchissant, un petit "mmh" de réflexion franchit ses lèvres un court, même très court instant. S'il avait besoin de réfléchir, ce ne serait que pour trouver une parade, car la réponse, la vraie, il la connaissait déjà, aussi claire en son cœur que l'eau coulant sous leurs pieds.*

- Je ne crois qu'au coup de foudre. Je refuse de croire que l'amour consiste à essayer quelqu'un et voir s'il nous est assez confortable comme semble le faire la plupart des gens. L'amour n'a rien de confortable, il est puissant, imposant et inévitable. Par essence, aimer n'est ni un choix, ni une construction, par conséquent...

*Il se tourna vers toi pour mettre un terme à sa phrase par un petit sourire. Il reprit alors la parole pour continuer à partager ses réflexions, son regard plongé dans le tien, l'instant où il avait posé ses fesses sur le tabouret de ton bar pour commander un happy hour s'imposant de lui-même dans son esprit.*

- Je crois que les yeux sont le reflet de l'âme et que lorsque deux âmes sont faites pour se rencontrer, elles le savent au premier regard. On se regarde au fond des yeux pour la première fois et alors l'emballement dans votre poitrine vous susurre ce que vous savez sans vous l'avouer : l'élan qui vous attire comme un aimant, les promesses qui se murmurent au fond du cœur et la peur au ventre qui s'insinue en sachant que cette personne dont vous ne savez encore rien pourrait vous déchirer en lambeaux à tout moment. Je crois en la magie, or l'attraction amoureuse est sa plus belle manifestation.


*Il reprit son souffle, un soupir à peine audible franchit ses lèvres entre deux intonations de sa voix.*

- C'est une question dangereuse que vous avez soulevée, j'espère que ma réponse ne nous mettra pas l'un ou l'autre mal à l'aise.

*Est-ce que le moment était venu d'avaler ce whisky ? Certainement, de son point de vue, mais peut-être pas autant que lorsque tu aurais partagé à ton tour le fond de ta pensée. Ce n'était pas une question anodine et la façon dont tu allais rebondir allait potentiellement lui créer un besoin encore plus important en whisky.*
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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeJeu 13 Déc - 5:59

Orcus & Naya
Consciente et même prévenue que le nom du WPF ne sortait pas de nul part, c'est toute pleine de parcimonie que Naya s'était tout d'abord contenté de tremper ses lèvres à l'intérieur de son verre. Quelques gouttes de l'alcool suffirent à lui brûler la gorge, mais elle se laissa rapidement charmer par la vague de chaleur ré-apportée à l'intérieur d'elle. Elle n'en montra rien, hormis ses joues qui prirent une légère teinte rosée et à peine perceptible sur sa peau basanée. Les souvenirs de son adolescence lui revinrent immédiatement en tête et elle ne put s'empêcher de faire un petit lien entre le Whisky-Pur-Feu et ce qu'elle buvait avec ses amis et cousins du village lorsqu'elle était plus jeune. Aucun adulte n'en n'avait jamais rien su, pas même les gangs qui passaient aux Favelas pour dépouiller les villageois du peu qu'ils obtenaient en travaillant des semaines entières. Cette petite réserve d'alcool artisanal n'avait toujours été qu'aux plus jeunes, qui avaient toujours eux-mêmes décidé si oui ou non ils voulaient la partager. Rien de ce qu'ils avaient pu faire n'avait été un jour aussi savoureux que ce qu'elle buvait aujourd'hui bien évidemment. Mais à l'époque, ça lui suffisait largement.
Chaque nouvelle gorgée était plus agréable que la précédente. Elle se sentait légère, légèrement euphorique, mais encore suffisamment maîtresse d'elle-même pour garder contenance.

Alors lorsqu'elle posa sa fameuse question, ce fut presque candidement. Elle avait choisi pour la première fois de la soirée la première chose qui lui était passée par la tête, sans véritablement se soucier de la réponse de prime abord. C'était un sujet sensible dont les réponses différaient toujours selon les personnes, bien plus qu'on ne l'imaginait. Elle même réalisa qu'elle avait une vision assez floue de la chose en commençant à écouter Orcus. Si ses yeux jusqu'à présent s'étaient encore permis de traîner sur le sol marin à leurs pieds, il sut rapidement la captiver. Son visage s'était déjà tourné vers lui lorsqu'il les arrêta pour lui faire face. La brésilienne lui rendit son sourire sans vraiment s'en rendre compte, un bref instant, avant que leur proximité ne la fasse littéralement se noyer à l'intérieur regard d'Orcus. L'eau sous leurs pieds se reflétait assez sur son visage pour onduler harmonieusement sur ses traits, presque en rythme avec ses réflexions, à moins que seul l'esprit de Naya ne soit derrière autant d'interprétations.

Elle parut tout d'abord prise au dépourvu, ce qui put s'apercevoir sur ses traits, malgré elle. A ça, il y avait plusieurs raisons. L'inattendu, une nouvelle première fois, une dose d'auto-fourvoiement vieux de plusieurs années déjà, la peur de l'inconnu et une autre dose d'auto-préservation propre à tout à chacun dans ce genre de situation. Sa lèvre inférieure fut la première à souffrir de son manque de répartie lorsqu'elle vînt la mordiller un peu, toujours soumise au regard d'Orcus.

- Non...finit-elle par murmurer avec un léger sourire en coin, les yeux brillants d'une nouvelle lueur. J'en assume pleinement les conséquences.

Un silence certainement plus pesant pour Orcus que pour elle s'installa brièvement après ça. Naya rompit le contact de leurs regards en prenant pour excuse une nouvelle gorgée de son verre, espérant qu'elle lui donnerait le fameux courage nécessaire pour gérer cette situation dans laquelle elle ne s'était encore jamais trouvée. Plus que tout elle ne tenait malgré tout pas à ce que ce soit l'alcool qui dicte ses gestes ou ses mots, alors elle s'éloigna un peu d'Orcus par mesure de précaution lorsqu'elle reprit enfin; d'abord dos à lui.

- Je crois que vous avez raison. Je crois que c'est quelque chose qu'on ne contrôle pas et qui tombe bien souvent dans notre vie au moment où on s'y attends le moins et parfois...Avec une personne à laquelle on ne s'attendait pas du tout. Elle fit volt-face après s'être avancée de quelques pas, le regard de nouveau posé sur le sorcier. Je crois qu'elle ne doit pas forcément nous ressembler, ce n'est peut-être même pas notre âme-sœur mais c'est quelque chose d'inexplicable...et de puissant. De plus puissant encore qu'un amour voué entre deux personnes. Ce sont les incertitudes, les prises de risques qui rendent le tout aussi grisant.

Maintenant à nouveau silencieuse, elle se raidit légèrement. Sa lèvre inférieure fut malmenée une nouvelle fois avant qu'elle ne reprenne une gorgée de son verre, bien méritée. Elle était passée aux aveux pour lui et pour elle en même-temps, Naya ne pouvait s'empêcher de se sentir à nouveau nerveuse désormais. Elle ignorait toujours comment gérer la situation et le fait de sentir une partie d'elle adorer de plus en plus considérablement ça, ça la décontenançait quelque peu.
Après quelques nouvelles secondes de silence, elle avait finit par se rapprocher doucement de lui afin de récupérer innocemment son bras et de reprendre leur chemin jusqu'à leur point de départ.

- J'ai passé une délicieuse soirée ce soir. Ce n'était absolument pas ce à quoi je m'attendais, mais étant donné que je suis à peu près certaine que vous n'avez fait de mal à aucun gardien pour nous permettre cette visite, je crois que je me dois d'avouer que ça n'a plus aucune réelle importance à mes yeux à l'heure qu'il est.

Un fin sourire mutin habilla ses lèvres alors qu'ils arrivèrent sans trop tarder dans la première salle qu'ils avaient visitée, là où Piñata les attendaient avec leurs manteaux.


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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeJeu 13 Déc - 18:12

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*Il la regarda se cacher derrière ton verre, y cherchant sans doute un secours, une manière de gagner du temps, toujours ce dernier qui faisait des siennes décidément. Trop tôt, trop vite, la belle cherchait à gagner quelques secondes comme on lutterait pour une bulle d'air. Orcus aussi leva son verre mais ne vint pas y tremper ses lèvres tout de suite, observant d'abord la dérobade sans chercher à s'en cacher ou en éprouver la moindre gêne. Toute réaction était intéressante, c'était dans leur retranchement que les gens devenaient les plus fascinants. Ce n'est que lorsque tu lui tournas le dos, qu'il s'autorisa enfin à faire glisser une gorgée bienfaitrice du liquide ambrée dans sa bouche. Étonnamment, Orcus mentait sur à peu près tout, sauf sur ce qu'il pensait vraiment. Fort heureusement pour lui, rares étaient les personnes qui s’intéressaient au fil de ses pensées.

Il écouta religieusement ta réponse, un regard perçant toujours porté sur toi. Ainsi donc, pour toi il y avait deux types d'amours, le doux et fiable versus le violent et incontrôlable, là où il n'en connaissait qu'un, reléguant le reste au rang des batifolages ou des habitudes sans saveurs. Il n'aurait pas présumé duquel de nous deux avait raison parce qu'il savait que son cœur avait aimé à la fois trop fort, trop peu et trop brièvement pour être capable de faire le tour d'un sujet aussi vaste.*

- Et la fragilité lorsque l'amour est un piège que seule notre déraison nous impose, ajouta-t-il. Pour moi, aimer c'est être prêt à tout pour être avec l'autre, c'est accepter l’inacceptable, c'est une nécessité qui vous ronge si elle n'est pas assouvie.

*Il vida son verre d'une traite qu'il reposa sur le premier rebord d'aquarium à sa portée et te sourit avec chaleur, voulant se montrer rassurant.*

- Ne vous inquiétez pas pour les pérégrinations d'un homme qui n'a parfois rien d'autre à faire que de se noyer dans ses propres pensées.

*Il t'offrit son bras à nouveau et se dirigea vers la sortie de secours par laquelle ils s'étaient introduit deux heures plus tôt. Il prit ta veste des bras maigres de l'elfe pour t'aider à la passer autour de tes épaules et s'habilla lui-même, vu l'écart de taille entre lui et la créature, mieux valait qu'il se débrouille tout seul.*

- Personne n'a été blessé pendant l'opération, je vous le promets !

*Ce n'était pas vraiment un mensonge, le gardien devait toujours dormir du sommeil du juste dans son placard à balai bercé par le dieu pavot. À bien des égards, il lui avait fait un beau cadeau, certains de ses clients lui achetaient à prix d'or la plante qu'il lui avait offert gracieusement.*

- Souhaitez-vous que je vous raccompagne ? Avant que j'oublie !

*Il fouina dans sa veste pour en sortir une petite carte avec ses coordonnées au ministère et une plume noire. Prenant appuie contre le mur, il griffonna à son dos son adresse personnelle d'une écriture élégante et penchée avant de te la tendre.*

- Des fois que vous aimeriez mettre à exécution vos menaces. Par contre, écrivez-moi au moins deux ou trois jours à l'avance, je ne sais pas ce que font leurs hiboux, mais la poste moldue est incroyablement lente !


*Prévint-il naïvement, te laissant également, l'air de rien, la liberté de ne jamais le recontacter.*
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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeLun 17 Déc - 3:35

Orcus & Naya
A la lumière de ses propres révélations, Naya resta un petit moment plongée dans ses pensées. Il était si rare qu'elle s'épande sur sa vision de l'amour. La dernière à l'y avoir contrainte avait été Eretria, signant avec ça la fin de leur brève relation. Visiblement, elle croyait encore au coup de foudre et beaucoup plus qu'elle ne le pensait. Mais là où la plupart des gens recherchaient la sécurité, elle, elle courrait toujours autant après autre chose. Peu importait la manière dont se terminerait cette soirée et ce qu'il adviendrait ensuite ; elle lui aurait au moins permis de ne plus pouvoir se fourvoyer.

- Oh, je ne suis pas inquiète,
sourit-elle dans le but de rassurer à son tour son interlocuteur. Je crois que vous avez pour habitude d'être relativement dur avec vous-même. Le monde est gigantesque et a énormément de choses à offrir. Il y a forcément quelqu'un pour vous sur cette terre que nous foulons.

Elle lui jeta un regard en biais accompagné d'un sourire subtil au moment où elle attrapa son bras, encore à moitié perdue dans le fil de ses propres pensées. Le brouillard qui avait finit par s'instaurer dans son esprit ne l'aidait pas vraiment à tirer au clair tout ce qu'elle aurait pourtant eu besoin d'éclaircir. La brésilienne termina malgré tout tranquillement son verre sur le trajet, verre qu'elle tendit à l'elfe une fois revenue à la case départ. Naya évita de laisser son regard trop traîner sur la créature, persuadée qu'elle lui paraîtrait d'autant plus étrange maintenant qu'en début de soirée.

- Bien, capitaine !


La jeune-femme passa les bras à l'intérieur de son trench avec un sourire mutin accroché aux lèvres, de nouveau face à Orcus ensuite.

- Je vous ai suffisamment contraint à la normalité pour ce soir, je crois. J'ai grand besoin de m'aérer un peu l'esprit et de marcher, je m'en voudrais de vous l'imposer une nouvelle fois.

Pendant qu'elle parlait ses yeux avisèrent avec curiosité les écritures au dos de la carte sur laquelle il était de gribouiller. Elle n'était pas surprise par la plume puisque Lorenzo en faisait lui aussi régulièrement usage. Naya attrapa doucement la carte qui lui était tendue, le regard rapidement attirée par la jolie calligraphie. La réflexion du sorcier lui arracha un sourire, ce après quoi ses yeux se relevèrent finalement sur lui.

- Je tâcherais de m'en souvenir, lâcha-t-elle simplement en rangeant la carte dans sa poche.

La porte de sortie fut passée, Piñata sur leurs pas. La pluie s'était calmée, les gouttelettes qui tombaient encore du ciel seraient parfaites pour la rafraîchir. Une ultime fois, la brésilienne se tourna vers le sorcier. Pendant un bref instant, un silence brièvement gênant perdura ; précisément celui qu'elle tenait à éviter en refusant d'être raccompagnée.

- Eh bien...si d'aventure vous vous languissez de ma compagnie plus tôt que prévu, vous saurez où me trouver. Passez une bonne fin de soirée Orcus.


Le sourire qui habilla ses traits se voulait aussi charmeur qu'énigmatique. Elle mordilla brièvement sa lèvre inférieure avant de faire volt-face, la démarche à peine chancelante. Il existait selon elle une règle d'or dans ces moments-là : ne pas se retourner, surtout lorsqu'on réussissait aussi bien sa sortie. Elle s'y tint et dû rassembler toute sa concentration pour paraître la plus stable possible. Alors qu'elle commençait à s'enfoncer dans la rue, ses lèvres malmenées à plusieurs reprises ce soir s'étirèrent tant qu'elle en eut mal aux zygomatiques. De toute évidence, elle avait choisit le parfait timing pour se retirer et prendre l'air. Il y avait bien une flamme incandescente qui brûlait au creux de son estomac désormais.



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MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux - Page 2 Icon_minitimeLun 17 Déc - 17:13

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


- Vous m'avez trop contraint à votre normalité vous voulez dire ?

*Un léger recadrage assortit d'un clin d'oeil. Une fois sur le pas de la porte, il enfouit ses mains dans ses poches en se dandinant un peu. Était-ce à cause de ton refus qu'il t'accompagne ou de la fin du long périple ? En tout cas le manque de filet du diable dans son organisme se faisait cruellement sentir. Piñata, quant à lui, était comme un coq en pâte, les regardant tour à tour de ses grands yeux globuleux, dans l'attente sans doute d'une insulte de plus qui arriverait comme la cerise sur le gâteau. Au moins un que le mutisme ne gênait en rien, ni le froid d'ailleurs. Le court silence fut rompu aux brefs et ultimes adieux.*

- Je n'y manquerai pas. Il me reste tant de lignes de votre carte à découvrir, je ne reculerais devant ce challenge pour rien au monde !

*Il hocha doucement la tête en souriant et t'observa partir, te scrutant comme on regarderait un train qui s'en va. Lorsque ta silhouette ne fut plus qu'une ombre, il retira sa main de sa poche pour en sortir son étui à cigarette. Tes pas ne se faisaient déjà plus entendre quand une lumière rougeoyante vint éclairer brièvement son visage. Une première bouffée, puis une main posée sur le dos décharné de l'elfe pour lui faire faire demi-tour et retourner dans l'aquarium. À présent familier du lieu, il retourna sur ses pas d'une démarche plus assurée, produisant au passage un collaporta au placard à balai où le gardien devrait se réveiller d'ici une heure ou deux.*

- Va me chercher l'essence de branchiflore et une pipe à eau. Tout de suite !

*Alors que l'elfe transplana jusqu'au logis du botaniste, ce dernier revint jusqu'au tunnel à requin où se trouvait encore les vestiges de la soirée. Il prit place directement au sol, assit en tailleur. Quelques minutes plus tard, il s'allongeait au milieu du tunnel, plongeant dans un monde subaquatique de plus en plus féérique à mesure qu'il inhalait les vapeurs s'échappant des zébrures apparaissant sous chacune de ses oreilles. Il était amusant de constater que son choix pour ce soir s'était arrêté sur une plante sous-marine destinée à retrouver sa respiration. Il fut rejoint un peu plus tard par Piñata, mâchouillant une feuille de mandragore.

Le lendemain matin, c'est un aquarium parfaitement net et vide qui accueillit ses premiers visiteurs. Seul incident à déplorer, l'intervention des pompiers pour scier la porte d'un placard où un employé s'était inexplicablement enfermé.*
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