Harry Potter RPG
 

Partagez | 
 

 [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux

Aller en bas 
AuteurMessage
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Ven 12 Oct - 16:46

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux

*Mercredi après-midi, une semaine après les événements, Orcus s'était posté derrière son bureau au ministère pour rédiger une missive. Il avait hésité toute la semaine, partagé entre le côté surréaliste d'avoir un rencard après tout ça et le besoin d'avoir un rencard après tout ça. Sa mère lui avait promis de l'anéantir, apparemment au regret qu'il ait eu la mauvaise idée de rester en vie, alors qu'il passe une soirée avec une moldue était à la fois d'une attirante ironie et d'une inquiétante irresponsabilité. Mais cette fois, il s’attela à la tâche et que tout soit prêt pour ce soir ne changerait rien à sa décision.


« Mademoiselle Naya,

Je suis au regret de devoir décommander notre rendez-vous car... Ma mère est folle. C'est une horrible harpie persuadée de valoir mieux que vous et moi réunis alors que sa seule réalisation en ce bas monde est d'avoir engendré ce qu'elle déteste le plus : moi. »



Bien entendu, il barra rageusement le tout, froissa le parchemin et le jeta vers la corbeille se situant sous le porte-manteau de l'entrée. Il rata allégrement le panier mais qu'importe, ne connaissant même pas l’existence du basket, y être abominablement mauvais ne pouvait pas atteindre sa fierté. Il souffla un coup et laissa sa tête basculer en arrière. Pourquoi se faisait-il autant de mouron pour un simple dîner d'ailleurs ? Que ce soit avec une moldue ne serait qu'une expérience de plus. Une simple expérience pour un homme curieux de tout. Il se leva pour avaler ses gélules qu'il fit glisser avec un verre de whisky, changeant pour la 37ème fois d'avis.



Quelques heures plus tard, fraîchement douché et habillé d'un costume d'un bleu plus sobre que la dernière fois, il transplana dans une ruelle en face du bar, un parapluie au-dessus de sa tête le protégeant d'une averse poissarde typique d’Angleterre. Il traversa la rue en quelques enjambées, l'estomac étrangement noué pour quelqu'un d'aussi flegmatique que lui. Il poussa la porte avec son dos tout en repliant son parapluie noir pour constater, un demi-tour plus tard, que la pièce était beaucoup plus bondée que la dernière fois. Il s'avança de quelques pas en cherchant Naya du regard, ne la distinguant pas derrière son bar.*
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Ven 12 Oct - 23:52

Orcus & Naya
«Deux lignes parallèles ne se croisent jamais. Sauf si elles sont faites pour se croiser.»
La semaine s'était écoulée à une vitesse ahurissante. Un sentiment d'euphorie avait perduré en elle le premier jour, ainsi que le lendemain peut-être. Mais les suivants, elle n'avait que très peu repensé au visage mystérieux d'Orcus. Naya avait en réalité fait ce qu'elle savait faire de mieux ; c'est-à-dire fuir ses tracas du quotidien grâce au travail. Tout moyen était bon à prendre pour s'occuper l'esprit et heureusement pour elle, -ou malheureusement, tout dépendait la manière dont on voyait les choses- le Zoo & Bar Club regorgeait toujours de différentes tâches à exécuter, même lorsque les clients venaient à manquer. La brésilienne avait adopté ce comportement pour ne pas avoir à remettre en question ce qui n'était rien de plus qu'un rencard, quelque chose à quoi elle avait droit, comme tout le monde. Certes, elle possédait des principes. Du genre, "ne jamais sortir avec un sorcier, jamais." Mais il fallait croire que ça lui était totalement sorti de la tête à ce moment-là. Pour une fois, la curiosité avait été beaucoup plus forte et elle n'avait pas envie de se blâmer pour ça. De grands rêves et de grandes espérances au sujet de l'amour, elle n'en n'avait pas. Son innocence et sa naïveté lui avaient été toutes les deux arrachées il y a de ça des années. Elle était du genre à vivre au jour le jour, sans se poser de grandes questions sur l'avenir. C'était ce qui laissait place à l'imprévu dans sa vie, dans ce cas-là, un imprévu interdit mais charmant. A partir de là, il n'était pas nécessaire de creuser les pourquoi et les comment davantage.

Lorenzo était resté totalement silencieux au sujet de l'existence d'Orcus, Naya en avait donc déduis que son passage s'était fais dans le dos de son cousin. Si l'idée de sous-tirer quelques informations à ce dernier l'avait sévèrement démangée, la jeune-femme s'en était tenue au silence pour ne pas avoir à se justifier. Cousin ou frère, surprotecteurs comme ils étaient, elle devinait qu'ils ne seraient pas franchement ravis d'apprendre qu'une exception à la règle était entrée dans sa vie. Si elle ne prévoyait jamais rien, eux appréhendaient tout. Sauf que cette décision lui appartenait. Celle-ci parmi tant d'autres.

[...]

Son congé était prit depuis la fin de semaine, mais un moldu était venu lui réserver le club la veille pour l'enterrement de vie de garçon de son meilleur-ami. Naya était donc revenue travailler à l'aube, plus pour rendre service que parce qu'on le lui avait demandé. Du personnel de confiance avait été engagé par Lorenzo pour l'occasion seulement elle avait beau les connaître tous, céder son bar ne la rassurait jamais vraiment. Elle y perdait tout ses repères ensuite. Malheureusement, il fallait savoir faire des concessions. A dix sept-heures, elle était rentrée chez elle pour se préparer. A dix-neuf heures, elle était de retour au club pour servir les clients dans sa tenue arborée pour l'occasion. Une robe couleur pastel, légèrement échancrée sur les cuisses. Dix-neuf heure trente, Lorenzo débarquait, visiblement décidé à la remplacer ce soir. Rapidement surpris, aussi. Ils étaient montés à l'appartement privé et une collègue ne tarda pas à les suivre pour lui annoncer qu'on la demandait au bar.

- Je suis une grande-fille, Lorenzo. Alors tu vas sagement rester ici le temps que mon rencard et moi soyons au moins dix rues plus loin, d'accord ?

Un sourire angélique plus tard, sans une parole de plus, la porte de l'appartement était franchie. Elle n'eut aucun mal à reconnaître Orcus patiemment assis au bar, derrière qui elle arriva finalement.

- Ponctuel, à ce que je vois. Je suis ravie de vous revoir. Allons-y, vous voulez bien ?

code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Sam 13 Oct - 1:00

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*Au bout de quelques interminables secondes, ne voyant toujours pas l'objet de sa venu poindre le bout de son nez, il avait fini par s'accouder au bar pour quérir de ses nouvelles. En attendant d'être dérangé et parce qu'il savait que les femmes aimaient se faire désirer, il commanda quelque chose qui pouvait s'avaler sur le pouce. C'est bien plus rapidement qu'il ne le crut que la demoiselle fit pourtant son apparition, il se retourna pour lui sourire, engloutit son verre et se leva.*

Ponctuel seulement quand il s'agit de prendre du bon temps, alors je crois qu'il y a plus de personnes en ce bas monde susceptible de se plaindre de mon retard que l'inverse. Et vous je vois que vous ne m'avez pas oublié ce qui est déjà flatteur en soi.


*Il referma sa veste et se dirigea docilement vers la sortie de l'établissement. Une fois devant la porte, il récupéra son parapluie et se tourna vers toi en fouillant une de ses poches.*

Il ne m'a pas été aisé de trouver un endroit où vous emmener qui ne soit pas chez les sorciers pour ne pas vous mettre mal à l'aise, pas chez les moldus pour éviter que je ne les mette mal à l'aise et de suffisamment surprenant pour que vous ne m'accusiez pas de publicité mensongère lors de notre première rencontre. J'ai trouvé, mais nous avons deux choix pour nous y rendre. Soit nous y allons à pied, c'est à environ 20 minutes, mais ça vous obligera à vous coller un peu à moi pour profiter de mon parapluie.

*Dit-il en omettant qu'il pourrait aussi le dupliquer.*

Soit je vous y emmène en une seconde, mais ça vous obligera aussi à vous coller à moi pour éviter le risque que vous tombiez malencontreusement dans le cratère d'un volcan en flamme ou au cœur d'une tribu anthropophage. Et vous devrez boire ceci.

*Il brandit alors une petite fiole couleur rubis devant ton nez.*

Bien que ça altérera un peu le charme fou que je dégage, je préfère être honnête pour éviter tout malentendu sur mes intentions. Ce n'est qu'une potion anti-nausée.

*Il leva un sourcil interrogateur en attendant ton verdict.*
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Sam 13 Oct - 19:47

Orcus & Naya
Lorenzo s'était enquis d'un nom, d'une profession, de n'importe quel indice susceptible de lui être donné par la brésilienne. Par habitude de tout contrôler, certainement pour avoir l'occasion d'en discuter avec Tiago et plus justement parce qu'elle n'était pas sortie avec qui que ce soit depuis une éternité. Il était difficile d'entretenir des amitiés en se vouant à un travail comme celui-ci et la famille savait de toute manière en principe suffire à Naya depuis que la plupart de ses relations s'étaient soldées par des échecs. L'avantage dans tout ça, c'était que la solitude lui pesait rarement à elle. Elle était assez heureuse avec son quotidien, ses clients, une vie peut-être modeste pour la plupart des gens mais qui avait longtemps été inespérée pour elle. La misère connue sur le long terme vous rendait rarement exigeant. Nonobstant, ce soir Naya n'avait qu'une seule hâte ; se changer les idées pour palier à un quotidien tranquille depuis trop longtemps maintenant.

- Je crois pouvoir m'estimer chanceuse à bien des égards alors, puisque vous êtes là également.


Elle rendit son sourire à Orcus et demanda au bar à ce qu'on lui fasse passer son trench couleur ivoire le temps qu'il termine son verre. Bien emmitouflée dessous, elle salua ses collègues avant de rejoindre la sortie avec lui. Il pleuvait toujours autant dehors, Naya grimaça un peu directement, déçue de voir que le temps ne jouerait pas en leur faveur aujourd'hui. Dans ces moments là la chaleur du Brésil lui manquait, quand-bien même il demeurait toujours celles des hommes, rarement aussi volontaires qu'Orcus en revanche. La mutinerie revînt rapidement sur ses lèvres alors que ses sourcils s'haussaient.

- Vous prétendez vouloir prendre du bon temps, et pourtant vous seriez prêt à gâcher vingt bonnes minutes de cette soirée. C'est d'une tristesse, non ?


Naya posa sa main sur celle d'Orcus pour qu'il abaisse le fiole au liquide étrange qu'il brandissait toujours sous son nez.

- Ce sera difficile de faire passer ça pour un extrait d'alcool ici, vous savez ?

Mais heureusement, elle n'eut qu'à jeter un regard aux environs pour voir que personne n'avait fait attention à eux. Puisque son verdict était donné, elle lui adressa ensuite un simple sourire avant d'ouvrir les portes, happée par le froid de l'extérieur. Le gentleman qu'Orcus était lui tendit son bras (n'est-ce pas ?) tenant de son autre main libre le parapluie sous lequel ils commencèrent à marcher.

- J'aime à croire qu'il y a en moi l'âme d'une aventureuse, mais je me dois aussi d'être tout à fait honnête avec vous, reprit-elle assez vite, comme par besoin d'éviter tout malentendu possible. Votre monde m'effraie un peu. Il me paraît vaste et je sais qu'il est hors de portée. Vous n'êtes que le deuxième sorcier que j'ai rencontré, pour ce que j'en sais. Et le premier avec qui je partage un parapluie,précisa-t-elle avec un demi-sourire. Vous pouvez voyager en une seconde, mais vous passez à côté des petits plaisirs simples de la vie.

code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Sam 13 Oct - 23:45

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*Il ne s'était pas posé de questions à propos de Lorenzo et ses potentielles interrogations concernant le prétendant du jour, il ne s'agissait que d'un dîner après tout. Et si son prénom était prononcé devant le protecteur cousin, aucun doute qu'il serait bien vite mis au courant par tes propres soins. Il avait de multiples réputations et à présent de multiples ragots courant sur son compte qui avaient fait de lui le sujet principal des commères du monde magique, entre autre pour une soi-disant liaison qui n'avait jamais été consommée. S'il évoquait de lui-même tous ces sujets, il perdrait la fascinante bulle que tu lui offrais, toi et ton monde ignorant de tout ce qui se passait au-delà du mur de briques se trouvant dans la cour du Chaudron baveur. Que tu le considères comme une toile vierge à laquelle tu ajoutais toi-même les traits le représentant, sans l'irruption d'un tiers, avait quelque chose à la fois de fascinant et d'intimidant. Et s'il en ressortait affreux, est-ce que cela voudrait dire qu'il était réellement une mauvaise personne ?

Sur le point de sortir, il se pinça les lèvres en regardant brièvement au plafond avec ironie.*

Vous pensez vraiment que je ne pourrais pas faire passer ça pour de l'alcool ? Pourtant, moins que quiconque vous devriez douter de mon pouvoir de persuasion, la preuve en est que j'ai réussi à vous faire accepter une sortie avec moi !

*Sourcils haussés, il hocha de la tête non sans une certaine fierté exagérée. Bourgeois, bien élevé, gentleman de fait, il te présenta évidemment son bras alors que le parapluie étendait sa toile au-dessus de leur tête. Il glissa la fiole dans sa poche, qui sait si tu n'en aurais pas besoin plus tard pour d'autres motifs ou pour une envie d'aventure.*

Cette expérience-là pourra être tentée une autre fois. Va pour la marche !


*Et pour niquer ses chaussures, mais ce que femme veut, Merlin le veut ! Ils s’enfoncèrent dans les rues d'un Londres qu'il connaissait si peu. Heureusement pour lui, le chemin était plutôt simple et parmi ses rares talents, on pouvait compter sur un certain sens de l'orientation plutôt utile pour un botaniste avide de découvertes.*

À vous il vous paraît grand et à moi si petit. On en fait vite le tour, croyez-moi. On y étouffe même. Vous avez sans doute raison, je passe peut-être à côté des plaisirs simples de la vie en me dirigeant toujours vers la rapidité dans ce quotidien pesant, mais est-ce vraiment le propre des sorciers ? Je crois savoir que de votre côté du monde, rares sont les personnes sachant encore considérer la simplicité de la vie. Ça me convient de laisser « mon » monde derrière moi... si vous acceptez d'être mon guide ? Enfin, ce soir il y aura un peu de magie malgré tout, vous me montrerez comment faire sans la prochaine fois.

*Une affirmation et non une interrogation, l'impertinence pouvait se montrer payant parfois.*
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Lun 15 Oct - 21:42

Orcus & Naya
Si certains événements relatés par les journaux avaient en grande partie contribué aux quelques préjugés que pouvaient avoir Naya au sujet des sorciers, ainsi que de leur monde, elle était aussi suffisamment impartiale pour savoir que quelque chose ne dépendait pas de la manière dont il était dépeint. Elle en avait la preuve avec Lorenzo, un homme foncièrement bon, qui évitait de faire de la magie devant elle depuis qu'elle avait révélé ne rien vouloir connaître davantage de son monde il y a de ça quatre années déjà. Il aurait donc été difficile de lui expliquer pourquoi et comment sa rencontre avec Orcus avait réussie à altérer à ses choix. Elle-même ne le savait pas. Et il était beaucoup trop tôt pour affirmer qu'elle était prête à changer sa décision. C'était une expérience des deux-côtés. Le monde d'Orcus était aussi nouveau pour elle que son monde à elle l'était pour lui. Ne pas en avoir appris d'avantage par le biais de Lorenzo allait lui permettre de profiter de ce moment comme elle l'aurait fait avec n'importe qui d'autre, mais aussi de se forger une nouvelle opinion.

- Certes...Vous m'avez eue !

C'était plus simple de croire que tout reposait véritablement sur le pouvoir de persuasion d'Orcus, d'ailleurs. Dès les premières minutes de marche, Naya fut bienheureuse d'avoir choisi d'arborer des chaussures fermées. L'eau n'était pas franchement son élément préféré, surtout lorsqu'elle était sous forme de pluie, mais cette concession valait mieux à ses yeux qu'un grand plongeon dans l'inconnu pour le moment.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je crois simplement que tout ce qui ne nous paraît pas simple à nous l'est pour vous. Vice-versa. Et vous avez raison, nous sommes malheureusement peu nombreux à savoir apprécier la vie sous sa forme la plus simple. En tout cas ici, en Angleterre, précisa-t-elle avec subtilité. Tout dépend des cultures à vrai dire. Au Brésil c'était très différent. Je ne savais rien de la magie avant de venir vivre ici, je crois que je n'y ai jamais vraiment cru non plus. Mon passé a fait de moi une personne plutôt terre à terre, feindre une fausse ignorance me permet de garder les pieds sur terre justement. Mais puisqu'on en est là, je crois que je ne suis pas si différente des autres et que j'en ai moi aussi un peu besoin.

Peu habituée à s'épandre en paroles à son sujet, le regard de Naya s'était voulu fuyant un bref moment. Pour Orcus ça ne passerait certainement que pour une observation de son environnement, de la ville qu'elle connaissait déjà comme sa poche en ce qui la concernait pour avoir passées de longues nuits d'insomnies à la visiter.

- Je serais votre guide et vous serez en quelques sortes le miens, j'imagine
, se contenta-t-elle de reprendre avec un charmant sourire qui allait devoir servir en guise d'acceptation tacite au sorcier. Pour qu'il y ait une troisième fois, il va falloir que vous me révéliez toutes ces choses à côté desquelles vous pensez être passé.

La brésilienne lui jeta un coup d'oeil en biais, un air latent accroché au visage alors que ses lèvres demeuraient étirées par un fin sourire. Une bourrasque de vent la fit grelotter et se raccrocher un peu plus fort au bras d'Orcus, dont elle pouvait aisément sentir la chaleur corporelle plus élevée que la sienne malgré leurs vêtements.

- Prendre le temps de marcher sous une pluie battante rien que pour apprécier ma délicieuse compagnie, ce sera déjà une chose de faite !
lâcha-t-elle subtilement comme pour excuser le fait au passage de s'être davantage raccrochée à lui.

code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.


Dernière édition par Naya Caetana le Mar 16 Oct - 18:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Mar 16 Oct - 11:40

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*Des devantures lumineuses, des affiches aux couleurs criardes, des moteurs vrombissant et des pneus crissant sur la chaussée, et c'était son monde que la jeune femme considérait comme hostile ? Orcus traversait toutes ces nuances de bruits et de couleurs, n'y jetant que quelques coups d’œils furtifs ici et là, il était ignorant de la plupart des mœurs des moldus, moins de leurs établissements ouverts à la nuit tombée.*

Ici en Angleterre, ou plutôt dans les villes, qu'elles soient d'Europe ou d'Amérique, quand la grandeur veut que tout aille trop vite, le pas de course devient notre quotidien et nous fait perdre l'essentiel. Mais le calme et le retrait font peur à la plupart des gens. Je confesse n'avoir jamais été aussi en harmonie avec moi-même que dans mes périples à l'écart du monde et pourtant, je finis toujours par me laisser happer à nouveau par le tourbillon des cités. Je crois pourtant continuer à aimer les petites choses de la vie, surtout la belle magie, celles que les autres boudent parce qu'elle leur semble inutile. Mais qu'y a-t-il de plus précieux que l'inutile ? Quant à ce qui est simple pour vous...

*Il pencha son visage vers le tien, arborant une mine dramatique.*

... vos gélules ont bien failli me tuer ! Rien que pour ce fait, vous me pardonnerez la magie de ce soir et je vous promets de ne pas en user d'avantage. Vous voulez que je vous détaille la liste de tous mes actes manqués, du plus insignifiant au plus terrible ? Vous voulez me rendre dépressif mademoiselle Naya ? Tenons-nous en à un ou deux à la fois au moins. Je n'aime pas beaucoup regarder en arrière, je préfère me concentrer sur le présent et le futur. Je ne crois pas qu'évoquer nos loupés nous aide à moins en souffrir, il n'existe aucun remède pour réparer ce que l'on rate. Mais l'on peut faire en sorte que le lendemain nous offre quelque chose de meilleur, vous ne croyez pas ? Comme une balade sous la pluie quand quelqu'un vous rappelle de prêter du temps à ce qui semble insignifiant.

*Il sentit ton frisson et ta main se refermer autour de ton bras. Il retira ce dernier pour le passer autour de tes épaules, partageant un peu plus de sa chaleur, lui aussi en regardant ailleurs. Ce geste n'était qu'un acte de charité bien entendu et les lumières artificielles des lampadaires la chose la plus fascinante qu'il ait vu depuis le début de la soirée. La tamise était toute proche, ils se dirigeaient droit sur le pont leur faisant face, Big Ben apparaissant au coin de l’œil, offrant une bonne diversion à son geste.*

Si nous hâtons le pas, nous y serons dans moins de 10 minutes.

*Son attention revint vers toi accompagnée d'un petit sourire en coin à ta plaisanterie.*

J'espère que vous définirez aussi ma compagnie de "délicieuse" dans une heure ou deux.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Mar 16 Oct - 19:41

Orcus & Naya
Il avait fallut un réel temps d'adaptation à Naya pour s'habituer à Londres, à sa modernisation et à ses habitants. Elle était née du mauvais côté de la ville et même si elle avait eue l'occasion de visiter les parties les plus riches de Rio, les architectures, les cultures restaient différentes de tout ce qu'elle avait pu trouver à Londres. D'où ces fameuses insomnies qui lui avaient permis de visiter la ville à ses heures les plus calmes. Avec le temps elle était tombée amoureuse de l'âme qu'elle dégageait, en particulier la nuit. Lorsque la majorité de ses habitants étaient endormis. Naya était beaucoup plus sensible à certaines choses que la plupart des gens, beaucoup moins à d'autres. Et elle le devait au parcours qu'elle avait mené, une vie que la plupart des gens d'ici n'oseraient même pas imaginer. Pendant vingt ans, elle avait dû apprendre à vivre simplement avant de connaître ce quotidien beaucoup plus sûr pour elle, plus confortable. La brésilienne ne pouvait qu'adhérer au point de vue d'Orcus, qui sous-entendait finalement plus ou moins que tout était une question d'habitude. Il lui avait fallut s'habituer à cette vie modeste, quand la plupart des gens ne pouvaient se résoudre à la quitter.

Une moue à la fois surprise et amusée s'était accrochée à son visage à l'entente de la pseudo-accusation. Elle crut y déceler avant tout une volonté de la contraindre à accepter les futures prévisions du sorcier, mais son opinion à ce sujet était fait maintenant. Elle ne pouvait pas aller contre la nature de l'homme à qui elle avait dit "oui" pour le temps d'une soirée, alors elle était prête à faire quelques concessions. Quant au reste de ses paroles, elles lui arrachèrent même un petit rire. Visiblement, l'emploi de ses mots avaient été un peu trop forts et un peu trop prit au pied de la lettre.

- Je suis d'accord avec vous, il y a certains loupés que nous ne pourrons jamais changés et la liste est certainement longue pour tout un chacun mais...c'est précisément à ce genre de choses que je pensais. Vous n'avez pas besoin de devenir un livre ouvert aujourd'hui, je crois que je deviendrais d'un ennui terrible pour vous et c'est un échec dont je serais peu fière. Non...je pensais plutôt au genre de manqué comme celui d'une
brésilienne pure souche, n'ayant jamais eue la chance de pouvoir visiter la plage de Copacabana. Je pensais à ces choses à côté desquelles vous, je, passe chaque jour mais qui sont encore réalisables. Tant que l'on désire bien s'en donner les moyens. Ça laisserait la porte ouverte à pas mal d'autres "prochaines fois", vous ne croyez pas ?


Pour croiser le regard d'Orcus avec des yeux empreint de subtilité il lui fallut lever le menton, malgré les quelques centimètres gagnés avec ses talons. Vingt bons centimètres les séparaient encore, si bien que le bras qui s'était installé autour de ses épaules aurait pu lui permettre de se lover tout contre lui. Naya ne resta pas hermétique au contact puisque son bras à elle vint entourer la taille du sorcier pour profiter pleinement de cette bulle de chaleur qu'il lui offrait. L'apparition de la Tamise offrit la chance à ce moment d'être le plus authentique possible. Les lumières de Big Ben ainsi que du Tower Bridge transperçaient la nuit offrant ainsi à la brésilienne l'un de ses spectacles préférés. Duquel elle finit par se détacher en sentant à nouveau le regard d'Orcus sur elle.

- Gardons le mystère jusque là, dans ce cas.




code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Mar 16 Oct - 22:28

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


- Si ça peut vous consoler un peu, je ne l'ai pas visité non plus. Je ne suis pas très eau, je trouve les maillots masculins peu élégants.

*Dit-il sur un ton ironique, même s'il y avait un brin de vérité dans ce triste constat vestimentaire.*

- Je ne veux pas vous rendre triste, alors si vous voulez esquiver par une pirouette, je ferai comme si de rien était. Mais comment une jeune habitante de Rio de Janeiro a pu ne jamais poser un pied sur le sable de Copacabana ?


*Ils entamèrent la marche sur golden jubilee bridges, le passage sur la passerelle les exposants un peu plus au vent à présent qu'il n'y avait plus aucun bâtiment pour les abriter. À cette heure, ils étaient loin d'être les seuls, nombreux étaient les touristes venus profiter de ce point de vue nocturne sur la ville. L'effervescence du lieu rendait Orcus un peu moins nerveux, il n'était pas très à l'aise lorsqu'il se trouvait trop proche d'axe routier trop fréquenté, d'ailleurs qu'il n'est pas proposé l'option "taxi" n'était pas un hasard. Il était monté dans une voiture une fois, il avait trouvé le voyage bien plus incommodant que le transplanage, on pouvait seulement reconnaitre à ce mode de transport qu'il était toujours plus confortable que les manches à balais pour les parties intimes.

Si Naya et son monde était un mystère, celui de l'issu de cette soirée d'autant plus. Au moins laissait-il ses problèmes de côtés pour le moment.*

- Suspens, suspens ! J'exigerai un compte rendu détaillé sur le supplice que je vous aurai fait vivre, qu'il me serve d'apprentissage au pire.


*La tamise derrière eux, il prit l'option de suivre le quai et d'éviter le parc, trop boueux par ce temps. Il voulait bien tremper ses chaussures, mais il y avait des limites que des richelieus en cuire d'hippogriffe ne devaient pas franchir. Quelques minutes plus tard, il accélérait encore le pas en s'approchant de l'arrière du bâtiment hébergeant depuis peu l'aquarium de Londres. D'une pression du bras, il te guida près d'une issue de secours abritée par un auvent qui lui permit de replier son parapluie. Il allait appliquer sa paume sur la serrure pour user d'un alohomora quand il se souvint de sa promesse. Dans un soupir, il frappa finalement à la porte.*

- Piñata ? Piñata, c'est Orcus Wilkes, pourriez-vous m'ouvrir s'il vous plait ?

*Il attendit. Frappa encore. Attendit à nouveau non sans exprimer une certaine gêne. Il se pinça l'arrête du nez en fermant les yeux et se tourna vers toi pour s'excuser.*

- Piñata est un elfe libre depuis le décès de son maitre resté sans héritier. Bien qu'il ait trouvé une place de concierge dans mon immeuble, il est resté... comment dirais-je... maniaco-dépressif depuis sa libération. Pour qu'il accepte de se charger de l'organisation de cette soirée, j'ai dû promettre de ne pas le payer et de me conduire en Maître. Ne prenez pas ce qu'il va se passer pour une démonstration de mon caractère et...

*Il baissa la voix pour énoncer sa requête.*

- Si vous pouviez vous montrer dure avec lui, cela nous aiderait grandement.

*Un hochement de tête convaincu et il se retourna pour tambouriner à la porte avec plus de force.*

- PIÑATA ! OUVRE TOUT DE SUITE ESPÈCE DE PETITE RACLURE DE FOND DE BIDET !

*Dans les secondes qui suivirent, un vieil elfe au nez porcin et aux oreilles pleines de poils gris ouvrit la porte, un sourire aux lèvres.*

- Oui Maître...
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Jeu 18 Oct - 16:17

Orcus & Naya
Apparemment, elle n'aurait pas de réponse maintenant. Même pas une toute petite. En ré-accordant son attention à la ville, Naya se laissa pour la première fois aller à une totale contemplation pour dissimuler sa mine d'abord peut-être un peu déçue. Elle était redevenue beaucoup plus évasive lorsqu'il fallut préciser les raisons de ce manqué.

- Nous habitions assez loin de Copacabana. Mon frère me faisait donc me contenter des petites plages.

Son visage légèrement tourné dissimula le léger froncement de ses sourcils au sorcier. Elle avait essayé de se rappeler d'un souvenir de ce genre, mais la vérité c'était qu'elle n'en n'avait aucun. Tiago avait travaillé très tôt et ce sans jamais s'arrêter. Sauf pour manger et dormir, ou bien en cas de maladie. Travailler à l'infirmerie des favelas lui avait permis de passer de longs moments avec son frère que la brésilienne n'avait pas toujours eue la chance de pouvoir partager avant. Bien-sûr, il leur était arrivé de faire quelques balades, mais leurs parents acceptaient rarement qu'ils quittent le village et n'appréciaient même guère qu'ils s'y aventure. "Le danger rôde partout" était pratiquement devenu un adage pour Naya, quand bien-même ça ne lui avait pas permis d'éviter éternellement le pire. Sur toutes les plages magnifiques du Brésil, bordées par des mers desservies par l'Atlantique Sud, on lui avait donné en guise de surnom le nom d'une baie, la baie du Guanabara, comptée parmi l'une des plus polluées aujourd'hui. Douce ironie. Mais c'était une image plutôt éloquente de son passé qu'elle n'était pas encore prête à révéler en entrant dans les détails.

- J'y réfléchirai. Il serait dommage de prendre la peine de vous rendre plus averti si cela ne me profite pas.

En tournant finalement de nouveau la tête pour lui décocher un sourire mutin, les souvenirs du passé furent relégués aussitôt à leur juste place. Pressée de pouvoir se mettre au chaud, le reste de la marche se passa sous un silence pour autant agréable. Elle n'était toujours pas certaine de savoir à quoi s'attendre et quand bien-même elle parvenait plutôt bien à le dissimuler, une certaine boule d'appréhensions restait accrochée à son estomac. La passerelle fut passée, ce après quoi ils arrivèrent à l'arrière d'un bâtiment qu'elle ne donnait pas l'air de connaître.

- Piñata ? demanda-t-elle l'air aussi perplexe qu'amusée. Un...elfe ? Je vois...

Là, elle était officiellement perplexe. S'il y avait bien certaines choses du monde des sorciers qu'elles ne connaissaient pas encore, les créatures magiques en faisaient assurément parties. Pourtant, elle s'arma d'un sourire agréable et d'autant d'impassibilité que possible. Très difficile à garder, d'autant plus lorsque la créature ouvrit finalement la porte. Elle, être dure ? Avec...ça ? Sa première réaction fut de grimacer, mais elle culpabilisa rapidement et rattrapa le tout avec un sourire poli, oubliant momentanément la requête d'Orcus.

- Bonsoir Piñata, avait-elle lancé d'un ton doucereux avant d'aviser la réaction du sorcier. Tu...tu en as mis du temps pour ouvrir à ton Maître ! tenta-t-elle alors de rattraper avec une sévérité peu convaincante. Bien décidée à ne pas rendre ce moment plus embarassant, elle força le passage, bousculant un peu la créature afin d'entrer à l'intérieur. Après tout, honneur aux dames !



code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Sam 20 Oct - 0:22

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


C'est peut-être parce que ce n'était pas le moment pour vous de vivre ce que vous aviez à expérimenter sur cette plage. J'aime croire au destin, c'est sans doute une simple facilitée de me part afin de m'éviter de longues et douloureuses introspections, mais je me dis que les loupés n'en sont pas vraiment, que ce que nous faisons arrive, ou n'arrive pas, pour une bonne raison. Peut-être que dans quelques années, vous poserez vos pieds à Copacabana pour y vivre un instant vraiment mémorable que vos expériences passées auraient gâté si elles avaient eu lieu. Vos ratages d'autrefois ne rendront l'instant que plus magnifique.

*Quelques minutes plus tard, il te laissait passer devant lui le pas de la porte, enfin à l'abri des intempéries qui faisaient le quotidien de ce coin d'Europe. Il te suivit de près et te repassa devant pour enlever sa veste et ouvrir la marche. Il brulait d'envie de te poser plus de questions concernant ton enfance, notant que tu ne mentionnais que ton frère jusque-là, mais un premier rendez-vous se terminait rarement bien lorsqu'on se montrait trop inquisiteur. Fidèle à lui-même, le nez regardant toujours devant lui et faisant preuve d'une patience pouvant parfois passer pour du désintérêt, Orcus poursuivit comme si de rien n'était.*

Vous êtes cruelle ! Ainsi donc, vous me laisseriez éternellement être un goujat ?


*Plaisanta-t-il en tendant son manteau à l'elfe. Il posa alors ses yeux sur le petit être. Piñata, habituellement dépressif sauf quand il reniflait un peu trop longuement les plants de Mandragore dans la serre d'Orcus, avait les yeux agrandi d'excitation et un sourire jusqu'aux oreilles révélaient des chicots pourrissants et mal alignés. Ses deux petits bras tendus pour recevoir les manteaux, il agita même les oreilles de félicité quand, soucieux de pousser l'expérience, le botaniste lui jeta sa veste sans ménagement. Un sourcil arqué de perplexité, même pour lui, il eut du mal à détacher son regard de la créature visiblement aux anges.*

Il devrait se faire discret si nous ne le sollicitons pas.

*Il t'offrit un sourire qui se voulait rassurant, mais un peu trop précipité pour être pleinement convainquant. Ils étaient entrés par une issue de secours donnant sur le côté coulisse, mais déjà une odeur d'humidité et de poisson caractéristique de ce genre de lieux venaient se manifeste sous leurs narines. Il attendit que tu le rejoignes et traversa les coulisses faiblement éclairées. Pas de lumos, aucune idée d'où se trouvait les interrupteurs (ni même ce qu'était un interrupteur !), il fallait faire avec. Il te tendit à nouveau son bras et se mit en marche, les petits pas de l'elfe pieds nus les talonnant de près.*

J'espère que ça vous plaira. L'un des avantages d'être sorcier, c'est qu'il est aisé de pénétrer par effraction chez les moldus. Vous voyez, tout n'est pas négatif !

*Il lança un petit regard en arrière avec inquiétude toutefois, il n'avait pas pu lancer le sort repousse-moldus. Il n'y avait plus qu'à espérer que le pavot qu'il avait fait ingurgiter au gardien des lieux seraient suffisamment puissants pour le maintenir endormit quelques heures durant, où qu'il se trouve... Orcus était, au fond, quelqu'un de bien, ça ne signifiait pas qu'il était tout à fait honnête. Bref, il passa une nouvelle porte battante dissimulés par un décor de récif en plastique véritable, lequel débouchait enfin sur l'entrée du tunnel à requins avec, en son milieu, deux chaises et une table recouverte d'amuses-bouches de toutes sortes en guise de repas, histoire que les chaises ne servent que si la demoiselle souffrait vraiment d'un affreux mal de pieds. Située juste à côté, une desserte comprenait tout le nécessaire à l'élaboration de cocktails. Il te laissa à nouveau lui passer devant.*

J'espère que vous ne trouverez pas ça "trop". Auquel cas je confesse souffrir parfois de ce mal qu'on appelle "la prétention".

*Il attendit ton verdict en essayant d'arborer son expression faciale la plus innocente. Faute avouée n'est-elle pas à moitié pardonnée ?*
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Dim 21 Oct - 4:08

Orcus & Naya
Le cumul de hasards successifs ne fait pas un destin, tout au plus une maigrichonne fatalité. C'était une phrase qui aurait parfaitement bien décrit l'état d'esprit de Naya quelques en années en arrière. Croire au destin, après la vie qu'elle avait menée, aurait été bien triste. Elle avait longtemps été trop modeste pour s'imaginer avoir une quelconque destinée, ce qui était d'ailleurs toujours plus ou moins le cas aujourd'hui. Elle n'avait pas vraiment d'avis sur la question, la jeune-femme se laissait porter par le vent et ne s'étendait que très rarement sur ses états d'esprits. La brésilienne avait prit l'habitude de s'occuper, de se soucier et d'écouter les autres avant de penser à elle. Et elle était devenue réservée sans même s'en rendre compte. Elle avait fini par s'oublier en rendant les souvenirs de son passé plus beaux qu'ils ne l'étaient réellement, encore une fois plus souvent pour les autres que pour elle-même. Sa peau basanée et son accent discret évoquait l'exotisme dont certaines personnes rêvaient. Aucun d'entre eux n'imaginait que si ses yeux brillaient autant, ce n'était pas grâce à son passé, mais bel et bien à son présent. Elle n'avait donc dit mot sur la question. Seul le sourire apparu aux commissures de ses lèvres, à moitié approbateur, avait parlé pour elle.

La température était déjà beaucoup plus agréable à l'intérieur. Il fut difficile pour elle de distinguer quoi que ce soit dans la pénombre, d'autant plus que le lieu lui semblait assez neutre pour le moment.

- Éternellement ? Là, c'est vous qui êtes dur avec vous-même.


A nouveau guidée par Orcus, Naya avait souri une nouvelle fois avant qu'ils n'arrivent devant une porte. Le genre qu'on ne voyait pas partout et qui piqua davantage sa curiosité, même si elle paraissait être encore assez troublée par l'elfe. Elle lâcha le bras du sorcier pour pouvoir retirer son trench et le tendre à la créature également. Elle avait la sensation qu'il valait mieux pour elle qu'elle ne se pose pas trop de questions, comme elle l'avait toujours fait. Au sujet de ce sourire étrange et de bien d'autres choses. Ils reprirent la marche et les nouvelles effluves ne tardèrent pas à parvenir jusqu'à Naya. Si elle commençait à se faire de petites idées grâce aux paroles du sorcier et d'autant plus devant cette porte battante à l'apparence assez explicite, elle n'aurait jamais songé avoir juste jusqu'à ce qu'ils l'aient passée. Elle fut aussitôt happée par la beauté des eaux. Un requin passa au dessus d'eux au même moment, lui arrachant une mine ébahie avant qu'un doux rire aux tonalités quasiment insouciantes ne franchisse ses lèvres. Il parut évident à ce moment-là qu'elle n'avait encore jamais rien vu de tel. Après de longues secondes de contemplation elle avait fini par se tourner à nouveau vers Orcus, l'air plus rayonnante que jamais depuis leur rencontre.

- La prétention, hum ? Qui suis-je pour m'en plaindre ce soir ?  

Les traits de son visage se voulurent énigmatiques avant qu'elle ne fasse une nouvelle fois volt-face pour s'avancer jusqu'à la desserte afin d'aller y découvrir les différentes bouteilles. Certaines étiquettes ne lui étaient pas étrangères, mais d'autres...Ses yeux balançaient de temps à autres sur les différents requins qui passaient tout autour d'eux, Orcus l'avait rejointe sans trop tarder lorsqu'elle se tourna finalement vers lui avec une bouteille en main.

- Du whisky...Pur-Feu ?
demanda-t-elle alors, un sourcil haussé. Se pourrait-il que vous ayez été bien trop poli pour m'avouer que mon cocktail était un peu trop fade pour un homme tel que vous ?




code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Mer 24 Oct - 20:52

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


*Rarement nerveux par nature, Orcus se mordillait pourtant l'ongle du pouce alors que tu t'éloignais de lui pour observer le lieu, ce n'est que lorsque ton rire retentit qu'il s'autorisa à sourire de soulagement. Finalement, les moldus n'avaient rien contre un peu de théâtralisation eux aussi. Il cessa de malmener son doigt pour se remettre doucement en mouvement et lever les yeux à son tour. Il n'était jamais entré dans ce genre d'endroit non plus, ni dans aucun autre lieux de loisirs moldus d'ailleurs. Pour lui, l'offre de divertissement se cantonnait aux opéras, aux concerts des quelques groupes se ressemblant tous, aux cabarets et aux bars. Avec cette nouvelle découverte, il devait bien reconnaitre que contrairement à l'idée commune que l'on s'en faisait de son côté du monde, les sans-magies ne manquaient pas de créativité. Il prit le temps de faire une révérence puis se rapprocha de toi.*

Ouf tant mieux, j'aurais grande peine à me corriger sur ce point !

*L'attention fut ramenée sur la desserte et tes premières interrogations sur l'alcool le plus célèbre d'Angleterre. Il te prit la bouteille des mains pour en retirer le bouchon et t'en faire humer le parfum.*

Rassurez-vous, il n'est ni question de fadeur... ni de vous faire cracher du feu. Il porte ce nom car on dit qu'en boire allume en nous une flamme de courage. J'avais un camarade de classe à Uagadou qui était tellement stressé qu'il en buvait toujours un verre avant de passer un examen. Je ne suis pas certain qu'il ait eu son diplôme malgré tout.

*Il haussa les épaules.*

Vous gouterez et vous me direz si vous sentez une différence ? Cependant, je ne vous conseille pas de commencer par quelque chose d'aussi fort. Je vous ramènerai chez vous comme un véritable gentleman, mais j'aimerais autant que ça se passe un peu plus tard dans la soirée. D'ailleurs, chose promise, chose due !

*Comme au club, il commença par retirer sa veste et retrousser ses manches, il était temps de trinquer en fabriquant le cocktail signature qu'il t'avait promis. Il versa d'abord un fond de glace bleutée sur lequel il versa quelques centilitres de dragon barrel brandy, le cognac des sorciers, auquel il additionna une dizaine de gouttes d'une liqueur de cigüe, fruit de son propre travail et qui avait la particularité de posséder une faible propriété planante. Le mélange avait une teinte violette pas si étonnante que ça jusqu'à présent. Il versa le tout dans un shaker qu'il secoua énergiquement, lorsqu'il reversa le mélange dans les deux verres, la teinte était passée à un rouge vif qu'il dilua avec du soda de branchiflore. Il tint alors le cocktail au niveau de tes yeux, prit une pincée d'un mélange de 28 épices sorcières qu'il leva au-dessus du verre d'un geste ample avant de les saupoudrer en claquant ses doigts, faisant prendre feu le dessus du verre. Lorsque toutes les flammèches s'éteignirent, le liquide était doré et pailleté. Il te le tendit alors avec un petit sourire satisfait.*

Prétentieux je vous disais. Celui-là me ressemble.

*Il répéta l'opération pour le sien et trinqua alors.*

A vous, vos bons soins et votre courage.

*Il fit mine de porter le verre à ses lèvres avant d'ajouter.*

Votre courage pour le boire, pas pour avoir accepté mon invitation bien-sûr.
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Naya Caetana
Moldu
avatar

Localisation : Londres
Emploi/loisirs : Gérante du Zoo & Bar Club

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Ven 9 Nov - 20:32

Orcus & Naya
Le sourcil de Naya ne s'était pas abaissé jusqu'à ce qu'Orcus lui prenne la bouteille d'entre les mains. Elle crut reconnaître quelques effluves au milieu de toutes celles qui lui étaient étrangères, le nez au dessus du goulot. La jeune-femme s'était prit de passion pour son travail en réalisant qu'il existait au moins un million de possibilités gustatives différentes avec les cocktails. Il suffisait d'être d'un naturel curieux, d'avoir le goût du risque et une certaine sensibilité aux saveurs pour être capables de distinguer tout de suite celles susceptibles de mieux se marier entre elles. Elle n'était pas indifférente à l'idée de pouvoir découvrir de nouvelles choses aujourd'hui. L'endroit lui prouvait qu'elle avait de toute manière officiellement plongé pieds joints dans un univers qu'elle s'était jusqu'ici évertué à fuir. Visiblement, elle peinait toujours à résister aux charmes de l'interdit.
Ses lèvres s'étaient à nouveau étirées d'amusement aux confessions du sorcier. Elle ne savait pas vraiment si elle devait croire qu'il s'agissait là réellement des propriétés de cet alcool mais fidèle à elle-même, elle se garderait bien de ne pas laisser sa curiosité faire trop de débordements.

- Je n'y manquerais pas mais je vais m'en tenir à vos bons conseils pour le moment, j'aimerais autant me souvenir de cette soirée !

Elle observa Orcus d'un air légèrement curieux ensuite, un sourire mutin accroché aux lèvres jusqu'à ce qu'elle  comprenne qu'il était temps pour elle de jouer la cliente et même l'ignorante dans ce cas-précis en se contentant d'observer. Chaque étiquette portait un nom plus étrange que la précédente, mais les recettes ne semblaient pas si différentes en soit. En tout cas la préparation lui parut plus que raisonnable, jusqu'au moment où les épices furent ajoutées et que le dessus du verre se mit alors à prendre feu. Naya appréciait particulièrement offrir ce genre de spectacle lorsqu'elle était au club. S'en suivait toujours des exclamations d'émerveillement dans la salle pour quelque chose qu'ils avaient déjà tous vus au moins une fois dans leur vie. C'était le genre de vision dont on ne se lassait pas, particulièrement dans l'euphorie du moment sans doute. Mais c'est lorsque le liquide doré à l'intérieur du verre se mit à briller de mille feux une fois ce dernier éteint que la vraie magie opéra.

- C'est magnifique,
se contenta-t-elle tout d'abord de lâcher en saisissant le verre qu'elle continua d'observer pendant qu'Orcus commençait la préparation du siens. Vous me ferez pourtant difficilement croire que c'est ce cocktail que vous avez pour habitude de boire, seul, dans votre salon.

La mutinerie était revenue sur son visage lorsqu'elle trinqua avec le sorcier, les yeux toujours rivés sur le liquide doré qui glissait doucement contre les parois de son verre. Son regard brillait d'une lueur espiègle lorsqu'elle porta ces dernières à ses lèvres, silencieuse et prête à soumettre la moindre critique, ne serait-ce que pour taquiner Orcus.

- Il m'en a pourtant fallut tout autant, je crois. Mais dans les deux-cas, j'ai agis sans même réfléchir. C'est une erreur, vous pensez ?

Volontairement silencieuse quant à un quelconque avis pour le moment, elle prit le temps de prendre une seconde gorgée, plus grande que la précédente afin de profiter des saveurs du cocktails. Un certain goût âcre lui restait sur la langue, sans doute provoqué par la liqueur de ciguë qu'elle ne connaissait pas. C'est pourquoi elle prit son premier amuse-bouche du côté des desserts en commençant à s'aventurer un peu plus loin dans le tunnel.

- Continuons la visite, vous voulez-bien ? Je n'ai encore jamais eu le loisir de visiter ce genre d'endroit. Je pouvais difficilement espérer mieux que d'avoir la chance d'en profiter de manière privatisée. Vous marquez quelques points avec ça, profitons-en !
lâcha-t-elle en tournant de moitié son visage derrière elle, le regard et le sourire autant subtil l'un que l'autre.

S'il prétendait être prétentieux, Naya comptait bien essayer de savoir jusqu'à ce quel point en jouant un peu.






code by Silver Lungs

_________________

Je ressemble aux oiseaux, disait-elle, j'apprends à chanter dans les ténèbres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Orcus Wilkes
Professeur
avatar

Localisation : Chemin de traverse
Emploi/loisirs : Prof de Botanique & Directeur du département des créatures magiques

MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   Mar 13 Nov - 0:43

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux


- Ça, c'est ce que vous imaginez. Soit, comme bon nombre d'entre nous je me dirige souvent vers la facilité, un verre d'hypocras ou de vin des Vélanes au retour du travail font souvent l'affaire, mais vous apprendrez qu'il trône dans mon salon un imposant bar et que les bouteilles comme le plateau du meuble prouvent que j'aime en user... sans en abuser, je reçois rarement, question de pudeur sans doute. Et vous, quel alcool aimez-vous boire pour vous réconforter quand vous vous retrouvez seule chez vous ? À moins qu'ouvrir des bouteilles pour vos clients toute la journée vous ai gâché ce vice ?  

*Il goûta à son cocktail en même temps que toi. Aucune appréciation ne franchit ta bouche, mais tes lèvres y replongeaient déjà ce qui rendit le suspens pas si insupportable que ça. Il abaissa son verre qu'il conserva à la main quand il fut prit d'un léger rire.*

- Qu'est ce qui serait une erreur ? D'oser vous aventurer en terre inconnue ? La vie est d'un ennui, autant ne pas refuser le peu de piquant qu'elle nous offre. Quant au courage d'être ici, j'espère que c'est ma nature qui vous fait dire ça et non mon abominable personnalité... Alors que je fais de mon mieux pour paraitre sous mon meilleur jour. Que risquez-vous en ma compagnie ? Au pire, que je vous barbe suffisamment pour vous contraindre à inventer une excuse afin de vous éclipser au plus vite. J'en ai toute une panoplie en réserve pour me sortir de ce genre de mauvais pas, je peux vous la partager au besoin, dit-il avec un sérieux exagéré. Vous voyez, peut-être suis-je barbant, mais surement pas une menace. Et de mon côté j'ai osé avaler vos gélules en évitant de trop réfléchir à ce qu'elles pouvaient contenir, chacun de nous a pris un risque, avec un peu de chance ils seront payant.

*Il entamait un enchantement pour faire léviter un plat, mais se stoppa lorsque ce dernier commençait à peine à se soulever de deux centimètres. Les habitudes avaient la vie dure. Il se tourna alors vers Piñata qui se tenait en retrait, une serviette de serveur entourant son bras malingre.*

- Piñata, prurit de Scoutt à pétard, fais un assortiment et porte nous le plat. Et sans magie !

*Le regard de l'elfe s'écarquilla encore plus de joie, à croire que ses globes oculaires allaient bientôt sortir de leurs orbites. Le bonheur intense d'être (faiblement, pour un elfe) rabroué lui donnait un faux air d'otarie sous acide. Le botaniste put alors reporter toute son attention sur sa convive, les iris brillants d'une malice dont on ne pouvait ignorer la nuance d'arrogance.*

- Il n'y a guère que la lune que je ne pourrais vous privatiser, mademoiselle.

*Prétentieux oui, il n'y avait pas besoin de beaucoup insister pour qu'il morde à cet hameçon. Il s'enfonça dans le tunnel et saisit un guide dans un présentoir qu'il déplia non sans quelques difficultés.*

- Alors, voyons où nous pourrions aller... Vous êtes plutôt branchée poissons clown ou pingouins ?
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
A force, on finit par se construire une façade pour retenir ce qui s'effrite en dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Naya] Je lui dirai les mots bleus, les mots qu'on dit avec les yeux
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Tori] - Event - A l'Abri des Masques
» Takanashi Rikka - Le Jao Shingan tout puissant [END]
» Éris d'Orival ft Ashley Benson (négociable)
» Vous dirai-je « tu », ou bien me diras-tu « vous » ? »
» Des mots (à deux)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Devil's Snare :: Londres :: Etablissements, rues et banlieues londoniennes :: Londres moldu-
Sauter vers: