Harry Potter RPG
 

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 [Kevin] "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." ♥

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Eleanor Branstone
Elève
Eleanor Branstone


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MessageSujet: [Kevin] "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." ♥   [Kevin] "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." ♥ Icon_minitimeLun 17 Sep - 1:26

On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux.

Son entrevue avec le Professeur Fenwick lui avait fait le plus grand bien, même si, comme elle s’y était attendue, elle n’avait pas eu toutes les réponses escomptées. Le mystère de l’adolescence et des relations humaines, encore et toujours. Au moins avait-elle trouvé dans le regard de l’auror, un certain réconfort, celui d’un adulte sur lequel elle pouvait se reposer sans crainte. Du moins l’espérait-elle. Maintenant, il lui fallait parler à Kevin, bien qu’une part d’elle doutait toujours du bien fondé de cette idée. Seulement, elle voulait essayer, elle avait promis à son professeur de lui tendre de nouveau la main, et au fond d’elle-même c’était là aussi ce qu’elle voulait. Alors, une fois dans sa salle commune, elle s’installa près de la cheminée, tandis que tous vaquaient à leurs occupations habituelles. Une heure s’écoula avant qu’elle n’inscrive son premier mot et ... qu'elle le raye. Eléanor avait pour seule et unique habitude d’écrire à son meilleur ami. A quelqu’un d’autre, jamais. Comment devait-elle s’y prendre ? Y avait-il une méthode particulière ? La sincérité, lui avait conseillée son professeur. En soi, c’était bien jolie la sincérité, mais cela se tournait comment ? Lentement, la Poufsouffle se mit à fermer les yeux pour tenter de se remémorer leur rencontre, le premier moment qu’ils avaient partagé, et le plaisir qu’elle en avait ressenti. C'était comme si elle percevait encore sa mélodie. Un léger sourire flotta énigmatiquement sur ses lèvres.

Elle se souvenait, et ce fut dans ce dit-souvenir qu’elle puisa son inspiration. Eléanor troqua alors son parchemin et sa plume, pour son carnet et son fusain. Son poignet n’attendit pas pour déverser le flot d’incertitudes, d’émotions et de timidité qu’elle ressentait à chaque moment partagé, à chaque parole prononcée avec une sincérité déconcertante. Car le problème était bien là, finalement, leur sincérité n’était jamais travaillée. Elle était spontanée, à l’état brut, et tant pis pour les dégâts. Aussi les dessina-t-elle tous deux, séparés par un seul miroir, lui de dos, elle de face. Son regard à elle était tournée vers lui, pendant que sa main gauche recroquevillée et apposée sur le miroir faisait face à la sienne, qui l’était tout autant, comme une crainte de la poser pleinement sur la surface pour être en parfait accord. C’était là leur unique lien, deux mains peinant à se superposer l’une à l’autre, pendant que l’autre, la droite, fuyait jusqu’au point de chute. L’expression de la Eléanor dessinée était tendue, attristée. Des airs suppliants assombrissaient les traits fins autour de ses yeux. La Poufsouffle n’avait pas pour habitude de se dessiner. Comme beaucoup, elle évitait ce jeu de miroir. Peut-être comprendrait-il l’effort qu’elle faisait en les reproduisant ainsi.
Lorsqu’elle posa son fusain, après avoir terminé les jeux d’ombre, elle l’entendit lui faire des reproches, parce qu’une fois de plus, elle s’était refusée à le dessiner de visu. Seulement elle n’était toujours pas prête à le faire. Elle-même, sur son esquisse, ne pouvait le contempler de face. Non seulement sa vue était biaisée par un miroir, mais elle ne percevait avec exactitude qu’une moitié de lui-même [...].

Quelques minutes plus tard, elle grattait une rapide note sur son parchemin.

« Ma main t’est tendue et je te demande de bien vouloir la prendre, de bien vouloir essayer de m’accorder une chance en me permettant d’être moi et non quelqu’un d’autre. Je veux bien te faire confiance, essayer de voir tout ce que tu souhaites me montrer et être la plus honnête possible. Mais pour ça, il faut que tu acceptes de me faire face.
Si la non-exclusivité tient toujours, rendez-vous aux premières neiges. »


Plutôt satisfaite – et avant qu’elle ne change d’avis surtout – elle enroula à la fois l’esquisse et le note, et se précipita en dehors de la salle commune pour gagner la volière. Le couvre-feu retentirait bientôt, elle ne devait pas perdre de temps.
Sur le chemin du retour, elle croisa l’esprit frappeur auquel elle adressa un clin d’œil en filant à vive allure. Si Peeves était dans les parages, Rusard ne devait pas être bien loin. Mais qu’importait, ce soir, elle était enfin d’une humeur plus légère, presque excitée à la perspective d’avoir peut-être sauvé quelque chose de bien.
Codage par Libella sur Graphiorum

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Kevin Entwhistle
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Kevin Entwhistle

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MessageSujet: Re: [Kevin] "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." ♥   [Kevin] "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux." ♥ Icon_minitimeMer 19 Sep - 17:54


❝ On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux.❞

Le soleil avait décliné derrière les vitraux sans même que Kevin ne s'en rende compte. Il était directement venu se réfugier à l'intérieur de cette salle dès la fin de son dernier cours de la journée. Il s'agissait d'une salle assez petite, mise à disposition par Flitwick pour les élèves de sa chorale et les quelques rares mélomanes du château. Ce n'était pas grand chose mais c'était mieux que rien. Le Serdaigle avait rapidement découvert qu'on y était rarement dérangé, une raison de plus pour que cette salle devienne son nouveau lieu fétiche. Il avait eu droit à des jours éreintants ces derniers temps. Face à tout ça, comme d'habitude, son seul exutoire restait sa musique. Il avait fait des progrès au travail depuis sa première représentation, mais s'il y avait bien une chose dont il était certain c'était qu'il ne souhaiterait jamais vivre de la musique. Il savait officiellement détester le fait d'être mis à l'honneur, d'être celui au cœur de l'attention. A chaque représentation c'était un peu comme s'il subissait un viol psychologique et volontaire, qu'il considérait lui-même comme du masochisme. Il s'accrochait à ce travail qui le fatiguait un peu plus chaque week-end dans l'espoir que ça puisse lui offrir un avenir meilleur, un avenir qu'il n'était plus sûr d'entre-voir. Kevin se sentait terriblement idiot. Il avait crut qu'il suffirait de débarquer en Angleterre, à Poudlard pour retrouver Adam ainsi que ses véritables parents. Au lieu de ça il se retrouvait seul, avec un karma qui devait bien se rire de lui au dessus de sa tête. Si seulement sa famille avait pu rester sous seul souci, le Serdaigle n'aurait certainement pas songé à zapper son repas du soir.

La bande à Potter, la bande à Malefoy...Kevin n'aurait jamais pensé se voir mêler à ce genre d'histoires et pourtant il s'y était enfoncé jusqu'au cou. A ne pas vouloir se forger une réputation trop difficile, il avait laissé croire aux autres qu'il était le petit nouveau sympathique et un peu paumé qu'il fallait protéger. Enfin, c'était ce que les autres avaient cru. Depuis l'histoire de la Grande Salle, ils étaient beaucoup moins nombreux à venir lui adresser la parole bizarrement. Du côté des Serpentards ça balançait des regards noirs depuis sa confrontation avec Malefoy. Si seulement ils savaient, tous. Mais il était le seul à pouvoir rire de la situation. Rire et s’apitoyer en même temps. Les schémas du passé étaient entrain de se répéter et très bientôt, Kevin savait qu'il finirait à nouveau seul. Totalement seul. Sans amis. Sans famille. Et sans aucun réel foutu nom. Sans aucune réelle racine, sans aucune réelle identité.

Soudainement, le garçon sursauta, le tout en faisant gronder au passage les cordes de sa guitare. Un hibou venait bruyamment de se frayer un passage par un vitrail ouvert quasiment au plafond. Il annonça sa présence en hululant puis il vînt se poser sur le dossier de la chaise du brun, non sans faire preuve de la moindre délicatesse. Quelque peu surpris, Kevin décrocha le courrier de la patte du volatile qui reprit aussitôt son envol. Il déroula les papiers, mais c'est bien-sûr aussitôt le dessin qui attira son attention. Il reconnut directement le visage d'Eléanor, si bien qu'il sentit son cœur s'accélérer, malgré lui. A tel point qu'il avait froncé les sourcils avant même d'accorder attention aux détails du dessin. Il effleura du bout des doigts le miroir représenté ainsi que leurs mains. Puis avec un maigre sourire, il réitéra son geste sur les contours des traits du visage d'Eléanor. Il n'aimait pas la façon dont elle s'était représentée. Malgré leur dispute, malgré la Grande-Salle, malgré ce qu'elle pouvait pensé, malgré ce qu'il ne voulait pas admettre, ce n'était pas le souvenir qu'il avait d'elle. Quant à lui, il se trouva très bien représenté comme ça. Lâche, sans doute. Et sans visage.

Son cœur s'accéléra au moment de parcourir la lettre. Plutôt courte, ce qui sembla le rassurer de prime abord. Il n'eut besoin de la lire qu'une fois avant de la plaquer contre sa cuisse. Un soupir s'échappa de ses lèvres puis il daigna déposer enfin sa guitare à ses pieds. Voilà plusieurs jours qu'il essayait de ne plus penser aux potentielles erreurs qu'il avait pu faire avec Eléanor. Habituellement, il ne se souciait pas de ce que les gens pouvaient penser de lui. C'était même presque devenu un credo. Ne pas se soucier du regard des autres, quoi qu'il advienne. Cependant avec elle, c'était différent. Dès lors qu'ils s'étaient souris tendrement pour la première fois, sans même en avoir conscience, emportés par la musique. Dès lors que sans le vouloir, Eléanor avait été capable de devenir une source d'inspiration immédiate pour lui. Il ne mettait pas de mots sur tout ce qui lui traversait l'esprit. C'était la première fois qu'il pensait tout ça et Kevin n'était encore jamais tombé amoureux. Ce qu'il entretenait avant tout c'était sa haine, son aversion pour le monde qui finalement ne lui avait rien fait. Mais qui pourtant ne changeait rien à la vie dure qu'il menait. Est-ce qu'il était prêt à changer tout ça ? Est-ce qu'il était prêt à faire fi de ses peurs pour s'ouvrir un peu plus, et ne pas craindre à chaque instant que tout ça ne mènera qu'à d'irrémédiables souffrances ? Rien n'était moins sûr.
Mais tout à coup, il attrapa son sac, également à ses pieds. Un calepin sur les genoux, un parchemin vierge un peu froissé dorénavant étalé dessus, le Serdaigle chercha à  se convaincre qu'il devait combattre ses peurs. S'il y avait une personne à qui il devait des explications, c'était peut-être bien à elle. Et même si en gribouillant ces mots, Kevin se cherchait encore des excuses, il était évident qu'autre chose devait le motiver. Quelque chose qui rendrait l'attente des premières neiges peut-être longue finalement.

❝C'est justement pour que tu sois toi, et non pas quelqu'un d'autre que je vais dire que la non-exclusivité tiens toujours. Je préfère les traits de ton visage lorsqu'ils sont tirés par un sourire et je crois t'avoir assez longtemps tourné le dos.
Au cas où la neige se ferait attendre, sache que je tenais à m'excuser. Et en attendant, fais bien attention aux serpents.❞


Il grimaça en lisant ses derniers mots. Mais il plia la lettre avant de se décider à tout recommencer, puis il l'ensorcela pour qu'elle trouve sa destinataire. Il veilla à ce que son passage se fasse par l'extérieur, là où il y aurait moins de chance qu'elle soit interceptée par une mauvaise personne. C'est donc par l'une des petites fenêtres qui donnaient sur les pelouses du parc que se glissa le bout de papier en forme de petite colombe pour aller se poser ensuite sur la table de chevet d'Eléanor.





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